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<title type="html">Belledonne, Chartreuse, Vercors à vélo - Belledonne</title>
<subtitle type="html">Récits de balades en vélo de route autour de Grenoble</subtitle>
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<updated>2014-05-08T23:00:00+00:00</updated>
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	<title>Le col de la Croix de Fer</title> 
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	<updated>2014-05-08T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Belledonne</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
Ayant appris la veille que le col de la Croix de
Fer venait d&#039;ouvrir, le 8 mai fut l&#039;occasion de rendre visite à ce col de haute
montagne.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2833.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;p&gt;
Cela faisait trois ans que je n&#039;avais plus exploré aussi tôt les routes
de haute montagne. En 2012 et 2013, le gros objectif du début de saison
était le BRM 400 de Grenoble, qui se déroule traditionnellement pendant
le premier ou le deuxième week-end de mai. De cette randonnée, je ressortais
comblé, mais aussi plus ou moins lessivé, surtout mentalement: quand on
se fixe un gros objectif qui est à la limite de ses capacités, et qu&#039;on
le réussit, ensuite la pression retombe et pendant quelques semaines
on a un peu de difficulté à se remotiver.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;La Croix de Fer et moi, c&#039;est toute une histoire...&lt;/strong&gt;
&lt;br/&gt;
Gravi pour la première fois &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/?action=velo#croixdefer&quot;&gt;le 11 juin 2006&lt;/a&gt; depuis Allemond, c&#039;était alors
la toute première fois que je franchissais 2000 mètres d&#039;altitude à la force
des mollets: un moment inoubliable.
&lt;br/&gt;
Les années suivantes, j&#039;ai pris l&#039;habitude de rendre visite à ce géant
des Alpes peu après son ouverture, pour le saluer et le remercier de m&#039;avoir
ouvert la porte  de la haute montagne (une floppée d&#039;autres ascensions avaient
suivi en 2006). Ainsi, le 30 avril 2007 (ma seule visite en avril), le 9 juin 2008, 
le 17 mai 2009, le 24 mai 2010 et le 8 mai 2011, je refaisais cette ascension,
toujours par le versant Sud.
&lt;br/&gt;
Le 12 septembre 2010, pour la première fois je gravissais le col de la Croix
de Fer au départ de l&#039;agglomération grenobloise. Les fois précédentes, je
stationnais la voiture à Allemond ou à Rochetaillée. Ce jour-là, j&#039;avais
basculé au col du Glandon pour rentrer par le col du Grand Cucheron.
Pour la première fois, je dépassais 180 km en une seule sortie.
&lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article7/tour-de-belledonne&quot;&gt;J&#039;ai refait ce tour le 8 mai 2011&lt;/a&gt;.
&lt;br/&gt;
C&#039;est &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article14/mon-bra-2011&quot;&gt;le 16 juillet 2011&lt;/a&gt; que j&#039;ai connu le plus d&#039;émotions, dans ce col
en particulier, en haute montagne à vélo en général, avec l&#039;enchaînement
Croix de Fer, Mollard, Télégraphe, Galibier, dans la même journée,
en solo et en autonomie. J&#039;ai refait cette boucle &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article37/nouvel-article&quot;&gt;le 15 juillet 2012&lt;/a&gt; mais
au départ de St-Jean-de-Maurienne, puis le &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article55/bra-2013&quot;&gt;21 juillet 2013&lt;/a&gt; à l&#039;occasion
du BRA, où j&#039;ai assisté au fantastique spectacle du lever du jour à
l&#039;approche du barrage de Grand Maison, un instant magique.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A ce jour, je compte une dizaine d&#039;ascension du col de la Croix de Fer
par son versant Sud, toutes différentes, en solo ou en groupe, avec plus
ou moins de neige, mais toujours avec le plaisir que procurent les
paysages de haute montagne, et aussi avec une pointe d&#039;émotion.
&lt;br/&gt;
Une émotion &lt;a href=&quot;http://alpes.france3.fr/2014/05/08/velo-en-savoie-le-col-de-la-croix-de-fer-ouvert-aux-cyclistes-avec-un-mois-d-avance-473477.html&quot;&gt;qu&#039;il est difficile de retranscrire dans une interview de
deux minutes ou dans un reportage de la même durée.&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
En ce 8 mai, quatre jours après &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article66/brm-400-de-grenoble-la-drome-provencale&quot;&gt;mon BRM 400&lt;/a&gt;, je me remets donc en selle pour un
aller-retour au col de la Croix de Fer depuis l&#039;agglomération grenobloise,
soit environ 164 km. Sept heures de vélo qui passeront très vite, trop vite
peut-être. J&#039;ai mieux récupéré de mes efforts du 400 qu&#039;en 2012 et 2013,
et surtout, la motivation est cette fois-ci intacte.
&lt;br/&gt;
Glandon et Madeleine ouvriront dans la foulée, quant au Galibier,
vivement nos retrouvailles, car on en a des choses à se dire après
cette longue absence hivernale... A suivre sur ce blog.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2812.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2815.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2819.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2822.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2824.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2828.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2832.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2833.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2834.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2839.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2842.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2843.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2845.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/dscf2846.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;a href=&quot;http://alpes.france3.fr/2014/05/08/velo-en-savoie-le-col-de-la-croix-de-fer-ouvert-aux-cyclistes-avec-un-mois-d-avance-473477.html&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-08/david-france-3-national.jpg&quot; alt=&quot;Édition nationale de la mi-journée du journal de France 3 du 9 mai 2014&quot; title=&quot;Édition nationale de la mi-journée du journal de France 3 du 9 mai 2014&quot; /&gt;
&lt;/a&gt;</content>
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<entry>
	<title>Chartreuse, pour  ne pas rentrer bredouille après Belledonne</title> 
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	<updated>2013-04-13T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Belledonne, Chartreuse</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
Il y a des jours comme celui-ci, où en me levant je ne sais pas si je vais sortir le vélo, ni où je vais rouler ni pour combien de temps, et où je rentre finalement avec 188 km et plus de 5000 mètres de dénivelé positif.
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
Ces jours ne sont pas légion et il faut savoir en profiter intensément.
&lt;br/&gt;
Depuis le &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article50/brm-300-de-grenoble-l-ardeche&quot;&gt;BRM 300 de Grenoble&lt;/a&gt;, il y a quatre semaines, j&#039;ai sorti le vélo cinq fois, et la durée totale de ces cinq exercices n&#039;excède pas la durée du seul BRM 300. Autant dire que j&#039;ai peu roulé, et sur de courtes distances. La sortie de dimanche dernier résume bien cet hiver qui n&#039;en finit pas: parti à 5 heures du matin, j&#039;étais motivé pour rouler la journée entière. J&#039;étais finalement rentré à 8 heures, transi de froid, trempé par les nuages accrochés aux reliefs, démotivé par la grisaille qui n&#039;a finalement pas quitté les montagnes de la journée...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ce samedi est annoncé printanier.
Mais surtout, j&#039;ai une idée fixe: Pascal Bride, spécialiste de l&#039;ultra-distance, vient s&#039;entraîner pour le prochain tour de Slovénie, 1200 km et 18000 mètres de dénivelé positif non stop. Ce week-end, il a choisi le &lt;a href=&quot;http://www.openrunner.com/index.php?id=2223159&quot;&gt;Dauphiné Gratiné&lt;/a&gt;, une &lt;em&gt;super randonnée&lt;/em&gt; de 600 km et 14000 mètres de dénivelé pour parfaire sa préparation. Parti vers 20h hier soir, il doit passer en fin de nuit sur les routes du Balcon de Belledonne que je connais bien. Ce sera l&#039;occasion de faire sa connaissance.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La météo est incertaine pour la nuit. Je ne sais pas à quelle heure Pascal est parti exactement, et à quelle vitesse il progressera en Chartreuse. Je mets le réveil à 3h, mais à 2h j&#039;ouvre les yeux et décide de m&#039;enquérir de ses nouvelles et de celles de la météo. S&#039;il pleut, je retourne me coucher. Je constate qu&#039;il n&#039;a pas plu ces deux dernières heures sur Belledonne, par contre les températures sont déjà négatives à Chamrousse... Pas de nouvelles de Pascal; cela signifie qu&#039;il est sur la route.
&lt;br/&gt;
Le plan est donc le suivant: je vais rejoindre son parcours au niveau du Pinet d&#039;Uriage puis aller à sa rencontre. On fera un bout de route ensemble puis je le laisserai aux Seiglières, sur la route de Chamrousse. Pas question pour moi de m&#039;aventurer plus haut par ces températures.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
J&#039;enfourche le vélo vers 3h15, et à 4h10 je suis au Pinet d&#039;Uriage. J&#039;estime qu&#039;il passera ici au plus tôt à 4h30, au plus tard à 5h30 voire 6h. Je fais une première pause pour ravitailler.
&lt;br/&gt;
Je poursuis ma route: Pont-Rajat, les Roussets, scrutant au loin l&#039;éventuelle présence de phares. Rien: pas de voiture, pas de vélo non plus. Après les Roussets, plus j&#039;avance et plus je me pose des questions. Quand, vers 5h30, je me signale au pied du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38102100&quot;&gt;col des Mouilles&lt;/a&gt; sur les réseaux sociaux, je sais qu&#039;il me reste très peu de chances de rencontrer Pascal.
&lt;br/&gt;
Les températures sont proches de 0 degré. Au niveau des sensations de froid j&#039;ai déjà connu pire, et puis la montée du col des Mouilles est là pour me réchauffer pendant une vingtaine de minutes. Les routes sont mouillées mais je ne vois pas de verglas. Le jour point à l&#039;horizon.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Après les bosses de Prabert puis du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38094401&quot;&gt;col des Ayes&lt;/a&gt;, je décide de redescendre immédiatement dans la vallée à Tencin, suivant ainsi exactement le parcours du Dauphiné Gratiné à l&#039;envers. Je traverse la vallée pour me retrouver à la Terrasse. Il est 7h, il fait jour et je sais que j&#039;ai loupé Pascal. J&#039;en déduis alors qu&#039;il est passé au Pinet avant 4h10, bien en avance sur ses prévisions...
&lt;br/&gt;
A l&#039;occasion d&#039;une courte pause pour manger, je constate que mon vélo s&#039;est lui aussi bien ravitaillé toute la nuit. Lui, son truc, c&#039;est les vers de terre... Mais aujourd&#039;hui, je ne vais pas salir le vélo pour rien. J&#039;attaque la montée du col de Marcieu par Saint-Bernard-du-Touvet.
&lt;br/&gt;
Je suis descendu plusieurs fois par ici, mais jamais monté. Eh bien &lt;a href=&quot;http://www.salite.ch/marcieu1.asp?Mappa=http://www.viamichelin.fr/viamichelin/ita/dyn/controller/Cartes-plans?mapId=-tqmbgxfrf5xibp&amp;dx=485&amp;dy=330&amp;empriseW=970&amp;empriseH=661&quot;&gt;c&#039;est du costaud&lt;/a&gt;, avec notamment 7 kilomètres à 9% de moyenne jusqu&#039;à St-Bernard. Le soleil apparaît sur les sommets de la Chartreuse mais, alors que la nuit était étoilée, le ciel est maintenant bien couvert.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Les derniers kilomètres du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38106100&quot;&gt;col de Marcieu&lt;/a&gt; paraîtraient presque plats, comparés à ce que je viens de grimper.
&lt;br/&gt;
La descente est prudente, humide et je prends certains virages trop large... Je ne connais pas cette descente, et il me faut un certain pour me réhabituer au Scott, dont c&#039;est seulement la troisième sortie cette année.
&lt;br/&gt;
A la jonction avec la route qui monte de la Flachère à Saint-Marie-du-Mont, il me reste quelques kilomètres de montée, assez difficiles mais quand on monte de ce côté depuis la vallée, &lt;a href=&quot;http://www.salite.ch/marcieu.asp?Mappa=http://www.viamichelin.fr/viamichelin/ita/dyn/controller/Cartes-plans?mapId=-tqmbgxfrf5xibp&amp;dx=485&amp;dy=330&amp;empriseW=970&amp;empriseH=661&quot;&gt;c&#039;est avant que se situent les plus forts pourcentages&lt;/a&gt;. Une portion que je n&#039;ai plus faite depuis plusieurs années.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Après Saint-Marie-du-Mont, je rentre dans le brouillard, dense par endroits. Premier remplissage des bidons Place de l&#039;Apéro à Saint-Georges (image d&#039;archive: septembre 2012).
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-10-08/dscf1606.jpg&quot;/&gt;

&lt;p&gt;
La descente me mène, vers 500 mètres d&#039;altitude, à la route du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=73113400&quot;&gt;col du Granier&lt;/a&gt; par Chapareillan.
&lt;br/&gt;
Au croisement, nouveau ravitaillement, et j&#039;en profite pour prendre des nouvelles de Pascal par le biais des réseaux sociaux. Grande surprise: à 8h30 il était encore dans la descente de Chamrousse. A l&#039;heure où j&#039;écris ces lignes, je n&#039;ai toujours pas compris comment on a pu se louper. Peut-être a-t-il fait un léger détour après s&#039;être trompé à une intersection ? Mais surtout, il a eu des conditions météo exécrables pendant la nuit, de la neige, de la grêle, de la pluie, et il a chuté dans la descente du col de Marcieu... Puis il a dû effectuer des passages à pied à Chamrousse à cause du verglas, comme c&#039;était prévisible. La portion qui relie Chamrousse 1650 à Chamrousse 1750 est fréquemment verglacée. Il m&#039;est arrivée d&#039;avoir 10 degrés au compteur à Chamrousse 1750, de basculer dans la descente et d&#039;y trouver: une voiture à l&#039;envers sur le bord de la route, un motard à terre, un autre motard qui finissait la montée à pied... Je penserai souvent à Pascal tout au long de ma balade.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le &lt;a href=&quot;http://www.salite.ch/granier3.asp?Mappa=http://www.viamichelin.fr/viamichelin/ita/dyn/controller/Cartes-plans?mapId=-tm3azd3zndzibp&amp;dx=485&amp;dy=330&amp;empriseW=970&amp;empriseH=661&quot;&gt;col du Granier par ce versant&lt;/a&gt;, c&#039;est du lourd. Je l&#039;ai gravi pour la première fois en septembre dernier avec l&#039;ami Jérôme, amateur de cols difficiles. Je passe pour la première fois le pignon de 28 dents, mais malgré ça je sens que cette montée laissera des traces. Dans la montée, je dépasse tout de même les 3000 mètres de dénivelé positif depuis ce matin.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Dans les derniers kilomètres du col, je réfléchis à la suite car il me faudra prendre une décision. Soit je termine par la classique trilogie de la Chartreuse (Granier, Cucheron, Porte), soit je rallonge, en tournant à droite à Entremont-le-Vieux, par les cols de la &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=73116900&quot;&gt;Cluse&lt;/a&gt; et celui des &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=73095801&quot;&gt;Egaux&lt;/a&gt;. Finalement, ce sera à droite. Je vise maintenant les 5000 mètres de dénivelé dans la journée, ce qui était impensable ce matin en partant. Mon départ matinal devrait me permettre de terminer ce périple assez tôt, entre 15h et 16h.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Depuis la Terrasse, toutes les routes sont nouvelles pour moi... dans ce sens uniquement !
Le col de la Cluse est un gros morceau. Pour la première fois de la journée, j&#039;utilise le pignon de 28 dents sur des passages à 7%, mais je ne m&#039;inquiète pas. Les passages en danseuse se font plus courts, les relances moins efficaces. Je suis maintenant en mode &lt;em&gt;longue randonnée&lt;/em&gt;. Le soleil a fait définitivement son apparition.
&lt;br/&gt;
Après la descente sur Corbel, la remontée du col des Egaux est une formalité. Je prends mon temps pour ravitailler au col, et pour quitter les gants longs, bien qu&#039;il ne fasse pas encore bien chaud.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=73062400&quot;&gt;col de Couz&lt;/a&gt;, je file jusqu&#039;à Saint-Laurent-du-Pont par une route trop plate et trop circulante à mon goût. A Saint-Laurent-du-Pont je remonte les gorges du Guiers Mort jusqu&#039;à la Diat, au pied de Saint-Pierre-de-Chartreuse. Je m&#039;attendais à 10 kilomètres à 2 ou 3% de moyenne, mais j&#039;avais mal apprécié l&#039;altitude de la Diat, et finalement la remontée des gorges se fera plutôt à 6-7% de moyenne avec des passages à 10% !
&lt;br/&gt;
A la Diat, je décide de faire un aller-retour au col du Cucheron, 350 mètres de dénivelé plus haut. Ceci me permettra de franchir la barre des 5000 mètres de dénivelé dans la journée. Pascal a fait le même aller-retour cette nuit, car les gorges du Guiers Vif sont fermées jusqu&#039;au 12 juillet.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La fin de la balade se jouera essentiellement dans la tête. Dans la montée du Cucheron, je surveille une éventuelle fringale qui ne viendra pas. En effet, j&#039;étais un peu fatigué à Saint-Laurent-du-Pont, lassé par une portion trop roulante, et par l&#039;arrivée d&#039;une chaleur toute relative.
&lt;br/&gt;
Au Cucheron, tout va bien, dernier ravitaillement du jour. Je n&#039;avais plus &lt;a href=&quot;https://twitter.com/dchampel&quot;&gt;gazouillé&lt;/a&gt; depuis 9h ce matin mais c&#039;est peine perdue. C&#039;est la deuxième fois que je me fais avoir au col du Cucheron. &lt;a href=&quot;http://assistance.sfr.fr/mobile_forfait/mobile/couverture-reseau/en-48-62267&quot;&gt;Après vérification&lt;/a&gt;, le réseau SFR ne couvre effectivement pas le col, ni Saint-Pierre-d&#039;Entremont, ni Entremont-le-Vieux, et il faut aller jusqu&#039;au col du Granier pour retrouver une couverture GSM ! Un comble à l&#039;heure où l&#039;on essaye de nous vendre de la 4G.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il me reste les 500 mètres de dénivelé du col de Porte à gravir. Je ne roule plus très vite, mais je n&#039;essaye pas de lutter contre cet état de fatigue. Je suis surtout pressé de rentrer, et de rentrer frais. L&#039;approche du sommet se déroule à l&#039;ombre de la forêt et il y fait froid entre deux murs de neige. Un cycliste au pédalage saccadé (séquelles d&#039;un accident passé ?) me dépasse, je n&#039;essaye pas de le suivre. Le col arrive un peu plus vite que prévu, à 1326 mètres (1328 indiqué par le panneau), alors que dans mon esprit il était 30 mètres plus haut.
&lt;br/&gt;
La descente directe sur l&#039;agglomération grenobloise s&#039;effectue sans encombre. C&#039;est l&#039;occasion pour moi de peaufiner le pilotage du Scott.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je suis de retour précisément 12 heures après mon départ. Je rentre bredouille de ne pas avoir rencontré Pascal, mais heureux de cette longue et magnifique balade. Je n&#039;ai pas de fatigue musculaire particulière, juste une fatigue globale liée à ma courte nuit et à l&#039;accumulation de la fatigue de la semaine. Il était inespéré de rouler aussi longtemps aujourd&#039;hui. A peu de choses près, cette balade équivaut à &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article33/cingle-de-chamrousse-et-de-quatre&quot;&gt;mes quatre Chamrousse&lt;/a&gt; de mai 2012, et au &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article37/nouvel-article&quot;&gt;super BRA&lt;/a&gt; de juillet. Une prouesse à mes yeux, car nous sommes en avril et j&#039;ai peu roulé depuis un mois. Signalons tout de même que ces deux sorties avaient été effectuées avec un vélo plus lourd de 3 kilos.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Comme je me suis fait la remarque aujourd&#039;hui en pédalant, j&#039;arrive maintenant à &lt;em&gt;sortir du chapeau&lt;/em&gt; de très longues sorties à la journée, sans préparation spécifique et avec un délai de récupération très court. Et surtout, je suis actuellement rassasié avec de telles balades. Il y aura, entre autres, un BRM 300 montagneux en juin, puis le BRA en juillet pour me combler.
&lt;br/&gt;
En comparaison, le &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article32/mon-brm-400-de-grenoble&quot;&gt;BRM 400&lt;/a&gt; de l&#039;an dernier m&#039;avait coûté une semaine de récupération totale (fatigue, retard de sommeil), avec un impact sur mon efficacité au quotidien, sur mon humeur, pendant cette semaine. Peut-être vaut-il mieux, dans l&#039;immédiat, que je me tienne à des sorties à la journée, que je peux reproduire tous les deux ou trois jours sans effet négatif.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Voici pour finir la courbe de dénivelé de ma balade du jour: Balcon de Belledonne, retour dans la vallée, puis les sommets successifs correspondent au col de Marcieu, Sainte-Marie-du-Mont, descente à 500 m puis cols du Granier, de la Cluse, des Egaux, descente à Saint-Laurent-du-Pont puis cols du Cucheron et de Porte.
&lt;/p&gt;

&lt;a href=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2013-04-13/deniv-grand.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2013-04-13/deniv-petit.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;p&gt;
Je remettrai le couvert dans les prochains jours !
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>Bosses de Janvier</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article47/bosses-de-janvier"/>
	<id>urn:md5:d5e65f32197c32c1bd4ae2e13e555297</id>
	<updated>2013-01-27T07:41:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Belledonne</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
Exercice de Janvier: le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-38-0725&quot;&gt;col de la Coche&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2013-01-27/deniv-grand.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2013-01-27/deniv-petit.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;
En ce samedi plutôt froid de Janvier (le compteur indiquera entre -2 et +4 degrés), il n&#039;est pas question pour moi de m&#039;aventurer dans la vallée, où ma seule vitesse suffira à me congeler en quelques dizaines de kilomètres, ni à affronter les versants Nord du Balcon de Belledonne, supposés froids et glissants.
&lt;br/&gt;
Quand je sors le vélo vers 10h30, c&#039;est donc tout naturellement que je me dirige vers Venon et le col de la Coche depuis Gières, pour ma sixième ascension de 2013. Mon objectif: rouler plus longtemps qu&#039;il y a deux semaines (3 ascensions successives, je n&#039;ai plus roulé depuis !), et si possible plus longtemps que le 1er décembre dernier (4 ascensions). Finalement, j&#039;enchaînerai 6 ascensions !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
C&#039;est un exercice difficile, mais c&#039;est le seul qui me permette de ne pas avoir trop froid: 33 à 38 minutes de montée pour 10 à 12 minutes de descente, puis je recommence.
&lt;br/&gt;
La première montée est un échauffement, je repère les rares plaques de verglas en vue de la descente qui suivra. Malgré les deux semaines sans vélo (mais 40 km de course à pied), je trouve tout de suite mon rythme, et atteins le sommet plus vite que prévu (33 minutes).
&lt;br/&gt;
Après une première descente prudente (les suivantes seront plus rapides), j&#039;attaque la deuxième montée sur les mêmes bases que la première. Il me faut 30 secondes de plus. Au sommet, je m&#039;accorde ma première pause (4 petites minutes). A cet instant, j&#039;estime pouvoir totaliser 4 ou 5 montées.
&lt;br/&gt;
Dans la troisième ascension, le perds de nouveau 30 secondes par rapport à la précédente. De même pour la quatrième. Je n&#039;ai perdu que 2 minutes en quatre montées et je surpris par cette performance.
Nouvelle (et dernière !) pause au sommet: 4 minutes. Je décide alors d&#039;entreprendre une cinquième et dernière montée.
&lt;br/&gt;
La cinquième est nettement en retrait: je perds 1 min 30 s supplémentaire. Je force sur les pédales, ce qui m&#039;oblige à me mettre plus souvent en danseuse pour soulager le dos, mais je ne peux pas rester trop longtemps non plus en danseuse... pourtant je m&#039;entête à rester sur le même pignon de 24 dents. Au sommet, je décide de m&#039;engager dans une sixième montée.
&lt;br/&gt;
La dernière montée est davantage une épreuve mentale que physique. Physiquement, les jambes sont presque vidées. Le manque d&#039;entraînement, la difficulté de l&#039;exercice, avec 10 à 15 minutes de récupération seulement entre deux montées, ainsi que mon départ rapide, expliquent cela. Pour un mois de Janvier, c&#039;est plutôt pas mal, et j&#039;ai encore du temps pour progresser. Mentalement, je gère la sixième montée sans difficulté, perdant cependant encore une bonne minute au sommet. 500 mètres de dénivelé d&#039;un coup, c&#039;est relativement simple à gérer. Rien à voir avec, par exemple, une montée de Chamrousse, qui peut être un calvaire avec ses 1300 mètres de dénivelé d&#039;un coup, et nécessiter un voire plusieurs arrêts quand on est cuit...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ainsi se termine ma onzième ascension du col de la Coche pour cette année... en attendant le retour de températures saisonnières pour permettre des sorties plus variées ! Pour 2013, je comptabilise à ce jour seulement 215 km de vélo, mais pour 7360 mètres de dénivelé positif, et environ 70 km de course à pied. D&#039;ailleurs, j&#039;ai une &lt;em&gt;forme de course à pied&lt;/em&gt;: capacité à produire des efforts courts et intenses,  avec des performances absolues finalement pas très loin de ce que je fais en Juillet. Si tout se passe bien, en Février je ré-apprendrai à gérer des sorties plus longues et moins intenses: une ou deux sorties de plus de 7 à 8 heures me conviendraient très bien.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
En près de cinq heures, je n&#039;aurai croisé qu&#039;un seul vélo de route et deux VTT dans ce col de la Coche. Dommage, car la route est parfaitement praticable, la montée n&#039;est pas si difficile, avec très peu de circulation...
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>Joyeux Noël 2012 !</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article44/joyeux-noel-2012"/>
	<id>urn:md5:6c6fcca2389a4ac31cb2260d4bb42fd6</id>
	<updated>2012-12-23T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Belledonne</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
23 décembre 2012: soleil et douceur, des conditions idéales pour une longue balade sur le Balcon de Belledonne.
&lt;p/&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-004_cr.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;p&gt;
(rond-point d&#039;Uriage au pied de la montée de Chamrousse par les Seiglières, ce matin à 7h50).
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
La journée s&#039;annonce printanière. Aucun risque de verglas puisque les températures au petit matin sont nettement positives, et le gradient de température est presque nul (3 degrés à Chamrousse). J&#039;ai donc pour ambition de profiter de l&#039;intégralité de cette journée pour grimper !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A 6h30, j&#039;enfourche le vélo dans la nuit noire, direction les Quatre Seigneurs. Cela devient une habitude, mais en hiver il faut quand même des conditions très particulières pour pouvoir partir si tôt.
&lt;br/&gt;
Je m&#039;élève rapidement au-dessus de Saint-Martin-d&#039;Hères, en direction de la colline du Murier. Je dispose d&#039;une vue imprenable sur l&#039;agglomération grenobloise, silencieuse à cette heure, et toute illuminée. Dominer ainsi Grenoble, à une heure où presque tout le monde dort, dans la nuit noire et sur une route déserte, procure une sensation de bien-être.
&lt;br/&gt;
Je ne croiserai qu&#039;une seule voiture de toute la montée; ce matin, contrairement à dimanche dernier où j&#039;étais parti une demi-heure plus tard, j&#039;ai de l&#039;avance sur les chasseurs.
&lt;br/&gt;
Je plonge dans la descente tandis que l&#039;aube se dessine au dessus de Chamrousse. Je reste prudent dans l&#039;enchaînement de très courts lacets qui me mène à Herbeys. Là, un court &lt;em&gt;raidard&lt;/em&gt; me mène à Villeneuve-d&#039;Uriage avant de basculer sur Uriage où je suis accueilli par une légère brume.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A Uriage, j&#039;attaque le premier ravitaillement du jour. Il y a moins d&#039;1h30 que je suis parti, mais aujourd&#039;hui j&#039;envisage de rouler longtemps, et il n&#039;est donc pas question de prendre du retard sur les calories...
&lt;br/&gt;
Je décide de faire la même route en sens inverse. J&#039;évite ainsi la montée de Saint-Martin-d&#039;Uriage, qui est déjà le théâtre d&#039;un défilé de voitures qui montent à Chamrousse. Le début de la montée, ce sont 100 mètres de dénivelé à plus de 10%, avec des passages à plus de 13%. Je connais bien ce passage, ça me réchauffe, et contrairement au week-end dernier je peux librement me mettre en danseuse quand je le souhaite.
&lt;/br&gt;
Quand je parviens au col des Quatre Seigneurs, le jour est levé, mais les chasseurs sont encore rares. Dans la descente, je jette un coup d’œil sur Grenoble: les illuminations multicolores ont laissé place à la grisaille du béton.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Col des Quatre Seigneurs, 8h40, le jour se lève sur Belledonne (à gauche) et sur le Vercors (à droite):
&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-008.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Quand je dénivèle, sauf exception, j&#039;évite la vallée. Ainsi, tout juste revenu du Murier, je remonte sur Venon, gravi plusieurs dizaines de fois cette année, dont une quinzaine de fois au chrono...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gières, depuis le début de la montée de Venon. Vercors, Chartreuse, les trois tours de l&#039;Ile Verte devant la Bastille, et le CHU au centre:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-010.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Les hameaux de Saint-Martin-d&#039;Uriage se succèdent: Saint-Nizier, le Pinet. A cet instant, j&#039;envisage de poursuivre jusqu&#039;à Pont-Rajat avant de descendre à Domène &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; Revel. Mais après Pont-Rajat, comme souvent, je ne peux résister à la difficile montée vers les Roussets. Là, je fais un écart jusqu&#039;au &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38091900&quot;&gt;col du Rousset&lt;/a&gt;, et comme les températures ne diminuent pas, je décide de pousser jusqu&#039;à Freydières. Le soleil a maintenant fait son apparition au-dessus de Belledonne.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Comme souvent, la vallée de Vaulnaveys est dans le brouillard:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-012.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Depuis la montée vers Freydières:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-017.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;La route est propre...&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-015.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;... seul le parking au sommet est gelé:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-019.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Je ne m&#039;attarde pas sur le parking de Freydières, car la descente sera longue et froide.
&lt;br/&gt;
Domène, dans la vallée, sera l&#039;occasion de mon premier ravitaillement en eau. Difficile, en effet, de trouver de l&#039;eau dans le secteur de Saint-Martin-d&#039;Uriage entre mi-septembre et mi-mai.

&lt;p&gt;
La vallée est un passage obligé si je veux atteindre mon objectif de dénivelé du jour: parcourir le Balcon de long en large ne suffit pas. Il fait plus froid (5 degrés) qu&#039;en altitude, avec un léger brouillard. Il me tarde de remonter. Je tourne à droite dès que je peux. Ainsi, à Lancey je choisis la montée vers Saint-Mury-Monteymond, avec pour objectif final le col des Mouilles.
&lt;br/&gt;
Je connais cette montée, même si je ne la pratique que deux ou trois fois par an. Dès la sortie de Lancey, je m&#039;attaque à une pente de 9% de moyenne pendant plus de 4 kilomètres. Les jambes répondent toujours présent, mais je commence à calculer. Calculer que j&#039;aurai un peu plus de 3000 mètres de dénivelé à mon arrivée au col des Mouilles, et que le retour par le Balcon ne suffira pas pour atteindre les 4000 mètres aujourd&#039;hui. Le replat de Saint-Mury-Monteymond fait du bien, de même que celui de la Gorge (commune de Sainte-Agnès). Il me reste alors moins de 300 mètres de dénivelé jusqu&#039;au col. J&#039;apprécie ce col par son versant ensoleillé, praticable sans risque pratiquement toute l&#039;année. Pourtant, aujourd&#039;hui, je compte les mètres de dénivelé. Il est midi passé et la lassitude me gagne.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Les premiers lacets au-dessus de Lancey. Chaumechaude trône sur la Chartreuse:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-020.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Quel plaisir de redécouvrir les montagnes après s&#039;être extirpé de la combe:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-022.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;En face, le col des Mouilles où je me rends après avoir traversé le ruisseau de Vorz:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-023.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
C&#039;était sans compter sur une rencontre, aussi agréable qu&#039;inattendue. Il m&#039;arrive d&#039;accélérer en haut de ce col, pour sprinter sur les derniers hectomètres un peu plus plats. Rien de cela aujourd&#039;hui. Mais lorsque j&#039;ai le panneau du col en vue, j&#039;aperçois un cycliste juste à côté, un des rares croisés aujourd&#039;hui. Au fur et à mesure que je me rapproche, je constate qu&#039;il me regarde avec insistance. Je finis par reconnaître &lt;a href=&quot;http://fanfcyclo38.overblog.com/&quot;&gt;Franco&lt;/a&gt; ! Quelle surprise ! On devait bien finir par se rencontrer sur mon terrain de jeu. Lui est parti à 8h de Tullins, et il a du mérite car, s&#039;il aime grimper, il lui a d&#039;abord fallu affronter l&#039;interminable voie verte pour rallier Grenoble, avant de grimper au Balcon par Venon.
&lt;br/&gt;
Je lui fait part de ma petite fatigue, mais c&#039;est avec plaisir que je l&#039;accompagnerai jusqu&#039;au col des Ayes. A partir de cette rencontre, je ne me poserai plus de question sur ma forme, et nous roulerons même sur un bon rythme !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Une rencontre inattendue !&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-025.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;/p&gt;
Au col des Ayes, Franco avait prévu de redescendre dans la vallée par les Adrets et la route classique de montée à la station des Sept-Laux. Finalement, il rentrera avec moi par la route du Balcon. Quelques heures de balade partagée sur ces routes très peu fréquentées, jamais plates, sous un ciel parfaitement bleu. Il commence même à faire chaud et j&#039;échange volontiers mes gants longs contre leurs homologues courts.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Notre sympathique duo, immortalisé par Franco:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/balcons-gros-denivele-999-by-franco.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Nous nous séparons à Saint-Nizier-d&#039;Uriage. Franco va descendre par Venon, non sans avoir franchi auparavant &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article22/les-dents-de-la-montagne&quot;&gt;Mon Petit Mur Adoré&lt;/a&gt;. Merci Franco pour ton agréable compagnie ! Quant à moi, ayant pourtant déjà dépassé les 4000 mètres, je ne peux résister à l&#039;envie de rentrer par les Quatre Seigneurs et ainsi de dépasser les 4500. Il me reste des jambes, il reste du soleil, autant en profiter jusqu&#039;au bout !
&lt;br/&gt;
La montée vers Villeneuve-d&#039;Uriage, déjà pratiquée ce matin, se déroule tranquillement. Les lacets au-dessus d&#039;Herbeys sont gravis sans encombre. Je sens bien que les réserves de carburant sont basses, mais je grimpe encore bien après plus de huit heures de vélo, en tout cas mieux que dimanche dernier où j&#039;avais pourtant roulé trois heures de moins. Je me gratifie même d&#039;un petit sprint dans la remontée sur le Murier.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Cette magnifique journée s&#039;achève après 8h50 de vélo (9h45 au total), 151,6 km, 4600 mètres de dénivelé positif et une belle rencontre. Incroyable pour un 23 décembre !
&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Par rapport à septembre, je n&#039;ai pas perdu grand chose de mon avidité pour le dénivelé, ni de ma capacité à franchir les bosses et pendant longtemps. Certes, j&#039;ai perdu un peu de puissance mais c&#039;est bien normal. Comme l&#039;ont montré le col des Mouilles, l&#039;avant et l&#039;après-rencontre, l&#039;essentiel se passe dans la tête. A moi d&#039;apprendre à gérer les hauts et les bas, et ce genre de sortie, bien au-delà de la performance physique, me permet de progresser en ce sens.
&lt;/p&gt;

&lt;a href=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/deniv.png&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-12-23/deniv-petit.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;/a&gt;

&lt;p&gt;
A lire également: &lt;a href=&quot;http://fanfcyclo38.overblog.com/noel-au-balcon-enfin-presque&quot;&gt;le reportage de Franco&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>Du dénivelé sans modération</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article41/du-denivele-sans-moderation"/>
	<id>urn:md5:28aad8f6521ee212158001d131fa4ea1</id>
	<updated>2012-09-15T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Belledonne</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
7360 mètres de dénivelé positif pour 239,5 km. J&#039;ai choisi ce samedi de septembre pour estimer la quantité maximale de dénivelé positif que je peux encaisser en une journée. C&#039;est mon premier test de ce genre, et le lieu choisi est mon terrain d&#039;entraînement à longueur d&#039;année: le balcon de Belledonne.
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
Exceptionnellement, cet article ne comporte pas de photos car je n&#039;en ai pas pris aujourd&#039;hui.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Jusque-là, mon record de dénivelé sur une journée était de 5550 mètres, établi à l&#039;occasion de &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article33/cingle-de-chamrousse-et-de-quatre&quot;&gt;mes quatre montées de Chamrousse&lt;/a&gt; le 27 mai dernier. Ce jour-là, j&#039;étais resté sur ma faim car une cinquième montée était possible, même si j&#039;en avais initialement planifié quatre, mais l&#039;orage m&#039;avait interrompu dans mon élan. J&#039;aurais alors frôlé les 7000 mètres. Mais les records sont faits pour être battus, de plus j&#039;aime bien prendre mon temps dans ma progression. Les cinq Chamrousse, ce sera sans doute pour 2013.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Commençons par une petite parenthèse concernant le calcul du dénivelé positif. Parmi les données chiffrées d&#039;une sortie à vélo, la seule qui soit fiable est le temps total écoulé. Toutes les autres sont approximatives, et certaines encore plus que d&#039;autres. Il suffit de comparer les compteurs au terme d&#039;une sortie en groupe: personne n&#039;a les mêmes données. Si je termine une sortie avec 201 km au compteur, en réalité peut-être n&#039;ai-je même pas dépassé les 200 km. Même pour un compteur bien étalonné, un paramètre comme la pression de gonflage du pneu avant influera sur la précision de la mesure.
&lt;br/&gt;
Le calcul du dénivelé positif est encore plus approximatif, pour deux raisons.
&lt;br/&gt;
La première est inhérente au mécanisme de mesure utilisé par nos compteurs, à savoir l&#039;altimètre barométrique. On l&#039;étalonne au point de départ, mais après ? La pression atmosphérique en un lieu donné varie naturellement au cours de la journée. L&#039;évolution météorologique la fait également varier. En altitude, les choses se compliquent encore davantage. En saison estivale, mon compteur situe le col du Galibier à moins de 2600 mètres d&#039;altitude au lieu de 2642 mètres en réalité. Je vous déconseille d&#039;essayer de vous y rendre en hiver à vélo, mais ce qui est sûr c&#039;est qu&#039;au contraire, mon compteur a tendance à surestimer les altitudes en montagne en hiver. Si vous effectuez plusieurs montées dans la journée, ces erreurs s&#039;accumulent.
&lt;br/&gt;
La deuxième raison est un problème d&#039;échantillonnage. Pour calculer un dénivelé positif ou négatif, on procède toujours de la même façon: le parcours est simplifié (&lt;em&gt;discrétisé&lt;/em&gt;, diront les scientifiques) en un certain nombre de points, généralement tous espacés de la même manière (par exemple un point toutes les 5 secondes pour un compteur de vélo, un point tous les 100 mètres pour Openrunner, etc.), puis pour chaque point on regarde si l&#039;altitude est supérieure à celle du point précédent, si oui c&#039;est du dénivelé positif que l&#039;on ajoute au dénivelé positif total. Si les points ne sont pas assez espacés, une petite bosse sur la route passera inaperçue et le dénivelé sera sous-estimé. Pour un compteur de vélo, si les points sont trop proches, le dénivelé pourra au contraire être surestimé, un simple coup de vent suffisant à créer une surpression ou une dépression locale susceptible de modifier l&#039;altitude mesurée.
&lt;br/&gt;
Les nombres ne sont que des nombres, mais tout ça pour dire que le dénivelé positif est peu précis. Disons qu&#039;il est juste à 10% près. La sortie du jour, avec beaucoup de dénivelé, n&#039;échappe donc pas à la règle. Mon compteur indique &lt;strong&gt;7359 mètres&lt;/strong&gt; de dénivelé positif au terme de la sortie, mon GPS (qui ne dispose pas d&#039;un altimètre barométrique cela dit, mais qui mesure l&#039;altitude assez précisément quand il a suffisamment de satellites en vue, ce qui est en général le cas des sorties sur route) indique &lt;strong&gt;8053 mètres&lt;/strong&gt;, et si j&#039;injecte ma trace GPS dans &lt;a href=&quot;http://www.openrunner.com/index.php?id=
1969866&quot;&gt;Openrunner&lt;/a&gt;, celui-ci recalcule le dénivelé en fonction des données cartographiques dont il dispose, et il trouve &lt;strong&gt;6952 mètres&lt;/strong&gt;.
&lt;br/&gt;
Je n&#039;attacherai donc qu&#039;une faible importance à ces nombres et, s&#039;il ne faut en retenir qu&#039;un, je choisis les 7359 mètres du compteur. Utilisant toujours le même compteur, cela me permet de comparer cette sortie à toutes les autres.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Revenons à cette sortie riche en dénivelé. Il y a plusieurs semaines que j&#039;avais ce projet en tête, et j&#039;étais presque prêt à me résigner à le repousser à 2013. Il faut des conditions particulières pour le réaliser: pas trop chaud, pas trop froid en altitude, des nuits pas trop longues, une journée entière disponible (voire plus, car il faut se lever tôt et ensuite il faut pouvoir récupérer), une forme optimale, quelques sorties longues dans les semaines qui précèdent, et du repos les jours précédents (pas de sport).
&lt;br/&gt;
En juillet ainsi que pendant la première quinzaine d&#039;août, j&#039;ai privilégié les sorties courtes et à fond pour préparer une &lt;a href=&quot;http://www.cs-couxois.fr/spip.php?rubrique4&quot;&gt;grimpée&lt;/a&gt; à laquelle je n&#039;ai finalement pas participé pour cause de canicule. Le plaisir avant tout. Ensuite, la période des congés, avec l&#039;accumulation d&#039;efforts physiques, ne pouvait comporter une période de repos suffisante avant et après.
&lt;br/&gt;
J&#039;ai donc choisi ce samedi 15 septembre, précédé d&#039;une semaine de repos physique (reprise du travail !), et j&#039;ai même repoussé (aux calendes grecques ?) ma reprise de la course à pied. Cela fait trois mois que je n&#039;ai plus couru, et depuis que j&#039;ai commencé la course à pied en 2008, je ne me suis jamais arrêté plus de 3 semaines. La reprise risque d&#039;être douloureuse.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
J&#039;ai tracé une ébauche de parcours en début de semaine, que j&#039;ai finalement laissée de côté. L&#039;avantage d&#039;avoir un parcours prédéfini, c&#039;est d&#039;essayer de s&#039;y tenir et ainsi de remplir son objectif. L&#039;inconvénient, c&#039;est d&#039;avoir un carcan, or aujourd&#039;hui je me sens libre comme à chaque fois que je roule sur les route du balcon: j&#039;improvise. Sans feuille de route, je sais aussi que c&#039;est la porte ouverte à la paresse.
&lt;br/&gt;
Cependant l&#039;objectif est clair: atteindre 7000 à 8000 mètres de dénivelé positif. En me basant sur mes quatre Chamrousse, j&#039;estime ma vitesse de progression à 450 mètres de dénivelé positif par heure, pauses et descentes comprises, ce qui ferait 15h30 à 18h de sortie. Il me faudra donc obligatoirement rouler de nuit. Si partir très tôt le matin de ne pose pas de problème, en revanche je redoute la tombée du jour, qui en général coïncide avec l&#039;arrivée brutale de la fatigue et donc la baisse de vigilance, surtout après une longue journée de vélo. Ce type de sortie, si elle est exigeante pour sa grande quantité de dénivelé positif, l&#039;est encore plus pour les descentes car 7000 mètres de dénivelé négatif, ce n&#039;est pas rien, une erreur d&#039;inattention arrive vite, avec les conséquences qu&#039;on imagine. Je décide de partir à 3h, comme je l&#039;ai fait les 25 mars et 23 juin à l&#039;occasion des deux brevets de 300 km de Grenoble. Au mieux, je roulerai vite et/ou je trouverai le courage d&#039;affronter la nuit au retour, et alors je dépasserai les 8000...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Avec 443 mètres de dénivelé positif horaire, j&#039;atteins pratiquement l&#039;objectif initial, malgré un incident qui m&#039;a retardé en cours de route. Cela dit, je n&#039;ai que 1h20 de pause pour 15h18 de vélo (soit un temps total de 16h38), ce que je trouve convenable. Certains diront que c&#039;est peu. Sur des sorties d&#039;une journée, je n&#039;ai guère besoin que d&#039;une pause à la mi-journée pour manger (une vingtaine de minutes), plus toute une série de pauses très courtes mais qui, cumulées, prennent du temps. Je ne m&#039;arrête jamais au cours d&#039;une montée, sauf obligation. Les descentes doivent suffire pour la récupération. J&#039;y ai réfléchi en roulant aujourd&#039;hui: si je fais des pauses trop longues, j&#039;aurais trop peur de ne pas pouvoir repartir. Une pause, ce sont les muscles qui se refroidissent et qui durcissent, les articulations qui se grippent, le cœur qui perd le rythme, et la tête qui n&#039;est plus concentrée sur l&#039;objectif. A chaque fois il est difficile de repartir. Ces questions, je me les pose beaucoup moins quand je roule en groupe. Mais seul, je me tiens à une certaine rigueur. Cette stratégie ne fonctionnera peut-être pas pour des efforts d&#039;une durée plus longue, où les pauses s&#039;imposeront même si je ne les souhaite pas. Et quand une pause s&#039;impose, c&#039;est trop tard. D&#039;ailleurs, pour moi qui ai l&#039;habitude de ne pas faire de pause, une pause forcée serait vécue comme un échec, donc un pas vers l&#039;abandon. Il faut savoir faire des pauses préventives, ce que je ne sais pas encore faire quand je roule seul.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Avant le compte-rendu détaillé, voici un aperçu de mon parcours:
&lt;/p&gt;

&lt;a href=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-09-15/deniv.jpg&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-09-15/deniv-petit.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;/a&gt;

&lt;p&gt;
En s&#039;aidant d&#039;&lt;a href=&quot;http://www.openrunner.com/index.php?id=1969866&quot;&gt;Openrunner&lt;/a&gt;, on distingue successivement:
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la montée de &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-38-0725&quot;&gt;Venon&lt;/a&gt; depuis Gières, suivie des Quatres Seigneurs, à l&#039;endroit puis à l&#039;envers, soit 2000 mètres de dénivelé pour occuper la nuit,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la montée, plus douce, de Murianette vers le Pinet d&#039;Uriage puis la Croix de Pinet, avec retour à Domène via Revel,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la montée à Freydières (1130 m) depuis Domène, en passant par Revel et le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38091900&quot;&gt;col du Rousset&lt;/a&gt;, une montée difficile dont il m&#039;arrive de faire une partie au chrono, puis retour par la même route,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la montée au &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38102100&quot;&gt;col des Mouilles&lt;/a&gt; (1021 m) depuis Lancey, via Sainte-Agnès, très difficile au début avec des passages à 12% et de longues portions à 10%, puis retour par la Boutière, Laval, Froges,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la montée à Prapoutel (1320 m) depuis Froges via le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38094401&quot;&gt;col des Ayes&lt;/a&gt;, très régulière et relativement facile, retour par la même route,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la difficile montée au &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38087100&quot;&gt;col de la Croix des Adrets&lt;/a&gt; (ou col d&#039;Hurtières, 871 m), qui m&#039;a marqué physiquement, puis retour par la route du balcon (Prabert, &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38098400&quot;&gt;col du Lautaret&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38102100&quot;&gt;col des Mouilles&lt;/a&gt;, etc.) jusqu&#039;à Venon où j&#039;ai pu apprécier mon petit mur favori avant la descente qui m&#039;a déposé pratiquement à ma porte.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
L&#039;essentiel des montées a été effectué avec un développement de 30x28 de manière à ne jamais forcer. Pour une sortie deux fois moins longues et sur les mêmes routes, je me serais contenté du 30x24. J&#039;ai tout de même forcé dans le col d&#039;Hurtières.
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Venon, Quatre Seigneurs: passer la nuit&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
Avant de prendre le départ de cette folle balade, je sais que la nuit sera déterminante. Arriver à se lever à 2h, ensuite arriver à ne pas trainer pour partir à 3h alors que rien ne m&#039;y oblige, à la différence des brevets de 300 km où je m&#039;étais inscrit à l&#039;avance. Puis affronter, seul (à la différence des brevets), la nuit noire pendant 3h30, dans le froid et en environnement pas toujours favorable car je dérange les animaux nocturnes et aussi les fêtards qui rentrent chez eux.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La montée de Venon, j&#039;ai l&#039;habitude de la faire de nuit, mais en général quand j&#039;arrive en haut je jour point. Pas aujourd&#039;hui, où la seule lumière provient des étoiles et parfois des rares lampadaires. La lune, presque nouvelle, ne m&#039;aidera pas aujourd&#039;hui. Je connais cette route par cœur. Après une courte descente je décide de pousser jusqu&#039;au Pinet d&#039;Uriage où se trouve une fontaine. Je n&#039;ai pas vraiment besoin d&#039;eau, mais constate que l&#039;eau ne coule pas. Je me dis alors que la fontaine ne coule peut-être pas la nuit. Il n&#039;en est rien. Je repasserai dans la journée pour constater que l&#039;eau a été coupée et que c&#039;est le cas dans toutes les fontaines de la commune de Saint-Martin-d&#039;Uriage: la fontaine du village, et la fontaine sur la route qui relie Saint-Martin à Saint-Nizier, entre autres. C&#039;est bien dommage. Je ne peux que remercier la commune de mettre ces fontaines à disposition, mais je me souviens avoir pu prendre de l&#039;eau au Pinet d&#039;Uriage beaucoup plus tard dans la saison 2011. Cette fontaine a été mise en service à la mi-mai et arrêtée avant la mi-septembre... ça fait un peu court quand même, l&#039;hiver n&#039;est pas encore là, d&#039;ailleurs ce n&#039;est même pas encore l&#039;automne. C&#039;est bien dommage car cette fontaine du Pinet constitue un pivot pour mes sorties habituelles: j&#039;arrive par Venon ou par Murianette, et je repars vers Pont-Rajat ou les Seiglières... et ce, quelle que soit la saison.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je fais demi-tour et descends sur Uriage, pour traverser le rond-point et remonter vers Herbeys puis les Quatre Seigneurs.
&lt;br/&gt;
La remontée sur Villeneuve-d&#039;Uriage offre de sérieux pourcentages de pentes au début. A cet instant, sur une route que je connais moins bien et sans signalisation horizontale, je me rends compte qu&#039;il est pénible de rouler uniquement avec ma frontale (CatEye HL-EL110) en montée. Je n&#039;utilise pas mon gros éclairage Philips en mode éco car il perturbe mon compteur (or j&#039;ai vraiment besoin de connaître mon dénivelé aujourd&#039;hui !), je m&#039;en sers uniquement à sa puissance maximale (où il ne perturbe pas le compteur) dans les descentes et ponctuellement aux intersections et pour croiser des véhicules. Il me faudra investir dans une lampe de puissance intermédiaire. Disons, une lampe avec une autonomie d&#039;au moins 10 heures, avec un faisceau assez large, et assez puissant pour y voir à 30 mètres ce qui n&#039;est pas le cas de ma frontale.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
En basculant aux Quatre Seigneurs, j&#039;ai une vue fantastique sur l&#039;agglomération grenobloise et ses lumières de toutes les couleurs. Tout est calme à cette heure.
&lt;br/&gt;
A Gières, je fais demi-tour pour effectuer exactement le même parcours dans l&#039;autre sens. La nuit commence à se faire longue. La température au compteur descend jusqu&#039;à 7 degrés. Ce n&#039;est que dans les derniers lacets de la descente vers Uriage que les montagnes à l&#039;Est sont dominées par des lueurs jaunâtres et non plus bleues. Ouf ! Petit moment, sinon d&#039;euphorie, du moins de grande satisfaction: la nuit est terminée.
&lt;br/&gt;
Je remonte sur Saint-Martin-d&#039;Uriage, où il y a beaucoup plus de voitures qu&#039;il y a deux heures. Je m&#039;arrête dix minutes à la fontaine du Pinet où il n&#039;y a toujours pas d&#039;eau. Il est 7h30, j&#039;ai dépassé les 2000 mètres de dénivelé malgré les descentes prudentes, et j&#039;ai donc droit à ma première crème de marrons (une par tranche de 2000). Le temps de changer les piles du GPS (qui ne servira aujourd&#039;hui qu&#039;à enregistrer ma trace) et de réfléchir à la suite du parcours, et c&#039;est reparti pour la descente de Venon.
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Murianette, le Pinet et une petite frayeur&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
La montée suivante est celle de Murianette. En fait, c&#039;est la deuxième montée vers le balcon après Venon, en allant vers le Nord. Le début est pentu mais jamais impressionnant, et la suite est ponctuée de courtes descentes.
&lt;br/&gt;
A hauteur de la Pérérée (un lieu-dit de Murianette, vers 600 mètres d&#039;altitude), je rencontre une petite chienne qui est adorable mais un peu trop attachante, venant me renifler les mollets pendant que je pédale. Préoccupé par les va-et-viens de la chienne, dans un virage je suis surpris au dernier moment par un camion qui recule suffisamment vite pour me précipiter à freiner d&#039;urgence. Dans l&#039;urgence, je ne trouve pas le moyen de dégager la chaussure de la pédale et chute lamentablement du côté gauche. Si la chienne vient s&#039;enquérir de la situation, en revanche le conducteur du camion, qui a tout vu dans ses rétroviseurs, ne daigne pas sortir de sa cabine et poursuit sa route. Il n&#039;est pas responsable car je suis tombé tout seul, mais il aurait au moins pu me demander si tout allait bien. Mon coude est éraflé à travers la manchette et j&#039;aurai un joli bleu au fémur. Rien de grave. Le vélo est légèrement éraflé lui aussi (pédale, manette, blocage de roue arrière). Aucune roue n&#039;est voilée, ouf ! La chaîne a déraillé sur le petit plateau, le dérailleur ne suffit pas pour la faire revenir et je dois y mettre les doigts. En faisant tourner le pédalier, je sens qu&#039;il y a quelque chose qui touche mais je ne sais pas quoi.
&lt;br/&gt;
Je repars. Je me dis qu&#039;en remettant la chaîne, il s&#039;est peut-être formé un point dur sur celle-ci et que ça disparaîtra au fil des kilomètres. Je fais l&#039;inventaire de toutes mes vitesses et toutes passent sans le moindre soucis, mais le bruit s&#039;accentue, quelle que soit la vitesse engagée. Je m&#039;arrête quelques centaines de mètres plus loin mais ne vois rien. Je décide de monter jusqu&#039;au Pinet, puis j&#039;aviserai. Soit la sortie s&#039;arrêtera là, soit j&#039;irai faire un détour chez Routens, qui n&#039;est pas encore ouvert à cette heure... la balade prend une mauvaise tournure.
&lt;br/&gt;
Au Pinet, je prends mon temps pour écouter, regarder. Je tâte les maillons de la chaîne un par un et ne constate rien. Puis je finis par comprendre ce qui cloche. Le long du cadre, derrière le pédalier, il y a une plaque métallique. Cette pièce est sans doute là pour éviter d&#039;abîmer le cadre en cas de déraillement. Sauf que là, le déraillement a tordu cette plaque, qui vient maintenant frotter sur le petit plateau. Si ce n&#039;est que ça, alors je suis rassuré. Avec mes doigts, je parviens à la détordre de manière à ce qu&#039;elle ne frotte plus du tout. A mon retour, il faudra que j&#039;y regarde de plus près.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je repars, mais franchement, je ne suis plus vraiment dans le coup. L&#039;objectif suivant est de redescendre sur Domène, où je trouverai de l&#039;eau, via Pont-Rajat. En venant de Pont-Rajat, je dois tourner à gauche pour descendre à Revel, mais je vois des cyclistes qui montent, c&#039;est un vrai raidard de 500 mètres à cet endroit. L&#039;envie est trop forte et je m&#039;engage dans le raidard. Je dépasse les cyclistes un par un, debout sur les pédales. Non, je ne suis vraiment plus dans le coup. Un tel effort, sur une sortie de quatre ou cinq heures, ça passe. Sur une sortie de 15 heures où la régularité prime, c&#039;est complètement déplacé. Ça valait bien la peine de partir ce matin à 3h pour se casser les jambes à 9h30.
&lt;br/&gt;
En haut du raidard, je fais demi-tour pour rejoindre Domène.
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Domène, Revel, le Rousset, Freydières: la réconciliation&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
Je fais le plein d&#039;eau à Domène, le premier de la journée !
Puis je m&#039;engage dans la montée, avec pour objectif de monter jusqu&#039;à Freydières.
&lt;br/&gt;
C&#039;est l&#039;heure de la réconciliation. Réconciliation avec le vélo. Réconciliation avec moi-même. Concentration sur l&#039;objectif. J&#039;évacue les pensées noires. Je contemple le paysage. Je monte à mon rythme. Il commence à faire chaud et je rabats les manchettes. Cette montée aussi, je commence à la connaître par cœur. Quand je parviens au niveau du raidard de tout à l&#039;heure, je suis sur le 30x28 à 8 ou 9 km/h, contre 13 ou 14 km/h lors de mon premier passage. Voilà qui est sage.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au Rousset, je tourne à droite en direction de Freydières, point de départ de randonnées pour les Grenoblois. Ainsi, je croise de nombreuses voitures. Dans mes pensées, je me dis qu&#039;ils sont bêtes de monter, c&#039;est un cul-de-sac là haut, la preuve, il y en a qui s&#039;en sont déjà rendu compte et qui redescendent. Je me ravise car moi aussi, je vais en faire des demi-tours aujourd&#039;hui...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Là-haut, il est onze heures passées, j&#039;ai 3950 mètres de dénivelé positif dans les jambes et je décide qu&#039;il est grand temps de faire une pause sandwich. Je trouve une souche d&#039;arbre perchée et m&#039;y installe. La pause durera 25 minutes.
&lt;br/&gt;
Pourtant, malgré les efforts et le fait que le dernier repas remonte à ce matin à 2h, je n&#039;ai pas vraiment faim. J&#039;avale ma deuxième crème de marrons (eh oui, voici la deuxième tranche de 2000 !) pour assurer le transfert des calories, puis avale mon sandwich 500 calories. En fait, je n&#039;aurai pas vraiment faim de toute la journée. Encore une fois, j&#039;ai emporté deux fois plus de nourriture que nécessaire. Je n&#039;aurai pas le moindre début de fringale. Il est vrai que mon apport calorique se fait par anticipation. Je suis parti avec deux bidons saturés d&#039;Hydrixir. J&#039;ai 340 g de crème de marrons, soit peut-être 900 calories. Et puis je mange régulièrement des barres de céréales, mais moins aujourd&#039;hui que d&#039;autres fois.
&lt;br/&gt;
La digestion est rendue difficile par les variations de température. Les descentes sont fraiches, et dans les montées il faut se dépêcher de boire à nouveau pour ne pas de déshydrater. Un exercice que je réussis plutôt bien, mais ça ballonne le ventre.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Autant il faisait bon à Freydières, à 1130 mètres d&#039;altitude au soleil, autant le début de la descente sur Domène est bien frais.
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Lancey, Saint-Agnès, col des Mouilles: à mi-parcours&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
Redescendu dans la vallée, je me retrouve une nouvelle fois à improviser. Je continue vers le Nord. Plus je m&#039;éloigne de chez moi, moins je connais les montées. Le prochain élu s&#039;appelle le col des Mouilles. Je crois que c&#039;est pour cette raison que j&#039;ai laissé sur ma droite la montée vers Saint-Mury-Monteymond. Il est possible d&#039;enchaîner cette montée avec &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38119400&quot;&gt;Pré Long&lt;/a&gt;, un coin que j&#039;affectionne mais avec un dernier lacet qui est terrible et qui me grillerait les jambes aujourd&#039;hui. J&#039;aurai suffisamment de montées plus au Nord pour ne pas avoir à me casser les dents sur ce nouveau raidard.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
C&#039;est au niveau du collège de Lancey que je tourne à droite. Je me souviens de cette route. Elle commence par des pentes à 12% puis ça reste à 10% pendant un certain temps. Il faut attendre Sainte-Agnès, 650 m d&#039;altitude, pour que ça se calme. On est alors au pied du col des Mouilles qui se gravit en tournant à gauche. Il reste alors 250 mètres de dénivelé. Par ce versant, j&#039;ai beaucoup plus souvent gravi ce col en venant de St-Mury-Monteymond, par la route classique Uriage-Allevard.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Belledonne depuis l&#039;un des hameaux de Sainte-Agnès, une photo datant du 18 février 2012:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-015.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Le col des Mouilles est franchi sans vaciller. Je bascule sur la Boutière, où je tourne à gauche pour redescendre sur Laval par une route encore jamais empruntée. J&#039;évite ainsi la remontée casse-pattes vers Prabert, qui aurait certes ajouté du dénivelé supplémentaire et m&#039;aurait permis d&#039;atterrir également à Laval.
&lt;br/&gt;
Avant d&#039;atteindre Laval, il me faut remonter un peu après avoir franchi le ruisseau du même nom. C&#039;est là que, pour la première fois de la journée, j&#039;ai terriblement mal aux genoux à froid. Même en danseuse, il n&#039;y a rien à faire, le redémarrage est difficile.
&lt;br/&gt;
Plutôt que de descendre à Brignoud, je tourne à droite en direction de Froges, par une route que, de nouveau, je ne connais pas. Cela me permet d&#039;atterrir au pied de la montée de Prapoutel. J&#039;évite ainsi toute jonction par la départementale de la vallée, et je maximise le ratio dénivelé / kilomètres car ça va remonter tout de suite...
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Grimpée de Prapoutel: un passage obligé&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
Lorsque j&#039;avais dessiné un parcours possible en début de semaine, j&#039;avais inséré la montée de Prapoutel. C&#039;est l&#039;opportunité d&#039;ajouter plus de 1000 mètres de dénivelé d&#039;un coup à mon compteur. Et puis, comme j&#039;ai laissé Chamrousse de côté pour les raisons décrites plus haut, je ne peux pas en plus ignorer les Sept-Laux.
&lt;br/&gt;
Je me sens bien, je monte à ma vitesse de croisière sur une route qui me convient bien à cet instant de la sortie: une montée régulière, sans gros pourcentage. A l&#039;arrivée au sommet en 1h34, je vais naturellement exploser le record de la grimpée... établi le week-end dernier en un peu plus de 43 minutes. Forcément, en peloton, ça va beaucoup plus vite. Bon, d&#039;accord, il y a peut-être autre chose.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Peu après le village des Adrets, j&#039;ai un couple de cyclistes en ligne de mire. Lui, fait régulièrement des allers et retours dès qu&#039;il a pris un peu d&#039;avance sur sa compagne. Je poursuis à mon rythme mais, inévitablement, je les rattrape. Comme je vois que la cycliste a un peu de mal, je leur souhaite du courage en les dépassant, absolument sans la moindre ironie. Lui me répond que c&#039;est la digestion. Pas besoin de justification, chacun roule à la vitesse qu&#039;il veut. Ils essayent de prendre ma roue en parlant de &lt;em&gt;fractionné&lt;/em&gt;. Moi aussi je pourrais essayer de me justifier car j&#039;ai largement dépassé les 5000 mètres de dénivelé positif et je suis sur le vélo depuis 3h ce matin. Mais je ne le fais pas. Et d&#039;ailleurs, qui me croirait ? Le gilet jaune et la frontale, ce n&#039;est pas une preuve suffisante. Ça commence à faire la course et donc ça m&#039;agace. Je plante une petite accélération pour leur faire comprendre qu&#039;ils me gênent. Malheureusement, il me faudra les dépasser une deuxième fois car je m&#039;arrêterai au col des Ayes pour remplir les deux bidons. Le ciel est complètement couvert au-dessus de Prapoutel si bien que je dois me couvrir en montée. Monsieur est monté torse nu, je lui souhaite bien du courage s&#039;il doit ensuite faire la descente.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je ne traîne pas et m&#039;engage dans la descente où il fait vraiment froid. La pause suivante aura lieu à Froges, où je m&#039;accorde une pause de cinq minutes ainsi que la crème de marrons des 6000, que je ne mérite pas car je suis plus proche des 5500 que des 6000. La pause, elle, est méritée car sur les quatre dernières heures, depuis le sandwich de midi, je ne comptabilise que 5 minutes d&#039;arrêt (arrêt bidons à Domène, pause technique vers Sainte-Agnès, arrêt bidons au col des Ayes). Plus de 1800 mètres de dénivelé ont été engrangés depuis. J&#039;ai dépassé de peu mon record de dénivelé à ce jour. L&#039;essai est marqué, il reste à le transformer.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Dès que je me suis engagé dans la montée du col des Mouilles, je savais que j&#039;enchaînerais avec Prapoutel puis Hurtières, si toutefois ma forme le permettais. J&#039;avais calculé que, au col d&#039;Hurtières, ça me ferait pas très loin de 6500 mètres de dénivelé, et qu&#039;il ne serait pas nécessaire d&#039;engager une montée supplémentaire. En effet, je serais alors suffisamment loin de chez moi pour ajouter une quantité non négligeable de dénivelé rien qu&#039;en rentrant par la route du balcon. Quantité certes insuffisante pour atteindre les 8000, mais les possibilités sont ensuite multiples pour ajouter du dénivelé près de chez moi: soit prendre à gauche au Pinet pour rejoindre les Seiglières et même monter jusqu&#039;à Chamrousse, mais c&#039;est peu probable aujourd&#039;hui car il fera sans doute nuit pour la descente, soit rentrer par les Quatre Seigneurs...
&lt;br/&gt;
Si j&#039;avais dû ajouter une montée supplémentaire au-delà d&#039;Hurtières, ce qui aurait été nécessaire si je n&#039;avais pas fait deux fois les Quatre Seigneurs ce matin, j&#039;aurais sans doute grimpé le col des Ayes par Theys, avec ses trois kilomètres mémorables au-dessus de Theys. Aujourd&#039;hui, je suis bien content d&#039;y échapper à ce stade de la sortie. Mais ce qui m&#039;attend, là, tout de suite, n&#039;est pas forcément simple non plus.
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Hurtières et la barre des 6000&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
Quelques kilomètres d&#039;une route bruyante séparent Froges de Tencin, où je tourne à droite au panneau qui indique Hurtières à 6 km.
&lt;br/&gt;
J&#039;ai découvert cette montée il y a deux ans, mais mes passages ici se comptent sur les doigts d&#039;une main. Cette route ne laisse pas indifférent. Les premiers kilomètres, à l&#039;ombre, sur une route étroite et à 10% de pente, on ne les oublie pas. Certes, nombreuses sont les routes qui grimpent au balcon de Belledonne et qui grimpent fort au début. En plus des montées pratiquées aujourd&#039;hui, on peut citer la montée à Prabert, via Laval, depuis Brignoud. Mais la montée d&#039;Hurtières a une saveur particulière pour moi, un parfum de chasse aux cols qui avait redémarré en 2010 (j&#039;étais alors allé chercher le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38079901&quot;&gt;col de la Croix de Theys&lt;/a&gt; en plus de celui d&#039;Hurtières). Et aujourd&#039;hui, je passe ici les 6000, après plus de 13 heures de balade.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le soleil, qui était réapparu au cours de la descente de Prapoutel, a maintenant disparu sur le balcon.
&lt;br/&gt;
Ce seuil des 6000 mètres de dénivelé positif aura eu sur moi l&#039;effet d&#039;un aimant répulsif. J&#039;ai souffert dans la montée d&#039;Hurtières, d&#039;une façon dont je ne me souviens pas vraiment mais je crois que la fatigue était générale. Tout était difficile. Puis, on le verra, au-delà du col l&#039;aimant m&#039;a repoussé bien au-delà des 6000 mètres dans un nouvel élan.
&lt;br/&gt;
Les fameux 6000 mètres sont franchis dans le village d&#039;Hurtières, à la hauteur de la fontaine d&#039;eau potable précisément, à quelques kilomètres du col mais ces kilomètres sont bien plus roulants.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au sommet, je m&#039;arrête. Je me sens vidé. Je pense à redescendre directement dans la vallée à Froges, et rentrer par cette même vallée. D&#039;ailleurs, à un cycliste qui me demande si je redescends sur les Adrets, je lui réponds que oui. Je prends le temps de faire le point. J&#039;avale la dernière crème de marrons, bien en avance sur les 8000, mais je n&#039;ai pas le choix car je ne peux pas avaler grand chose d&#039;autre. Le temps est gris. Il fait frais. Je crains l&#039;arrivée de la pluie. Il est 17h10. Il m&#039;a fallu une heure pour gravir à vitesse fulgurante les 600 derniers mètres de dénivelé.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Et puis je me raisonne. Je suis prêt à faire les efforts nécessaires pour gravir chaque mètre de dénivelé supplémentaire. Je vais rentrer par le balcon comme prévu. Et dans le cas où ça n&#039;irait plus du tout, le balcon comporte autant d&#039;échappatoires qu&#039;il y a de montées qui y mènent.
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le balcon de Belledonne, ou bouquet final du feu d&#039;artifice&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
La courte descente du col d&#039;Hurtières rejoint la route Froges-Prapoutel entre deux hameaux des Adrets. Je prends à gauche pour remonter. Au sommet de la route, je ne fais pas de détour à gauche par le col des Ayes car je n&#039;ai plus besoin d&#039;eau. La suite est faite de bosses dont je connais l&#039;enchaînement. Il n&#039;y a jamais plus de 150 mètres de dénivelé à la fois. Ce rythme me convient bien, je retrouve une certaine tonicité dans les relances en danseuse. Je me surprends à dépasser à nouveau les 700 m/h de vitesse ascensionnelle. Je parviens de nouveau à manger.
&lt;br/&gt;
Je franchis le col du Lautaret puis le col des Mouilles, et à Saint-Mury-Monteymond je surveille la fontaine qui, elle, est en service toute l&#039;année, jusqu&#039;à nouvel ordre. Puis arrivent la croix de Revollat, le Petit Mont où le cabot agressif n&#039;est pas assis au milieu de la route (et ça ne me manque pas), le Mas-Julien, le Naysord. Le Naysord marque la dernière véritable ascension du jour. Pas loin de 200 mètres de dénivelé, mais en deux fois. Et c&#039;est au début de cette montée que le compteur dépasse les 7000 mètres de dénivelé.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le soleil transperce les nuages, mais on voit bien qu&#039;il va bientôt passer derrière eux, et surtout, derrière le Vercors. J&#039;ai du punch pour la remontée sur la Croix de Pinet, Pinet, avant de tourner à droite pour retrouver &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article22/les-dents-de-la-montagne&quot;&gt;Mon Petit Mur Adoré&lt;/a&gt; au pied duquel je me présente fièrement aujourd&#039;hui. Et je lui fais honneur, en danseuse sur les trois portions qui l&#039;exigent.
&lt;br/&gt;
La descente se passe prudemment. Les voitures que je croise ont déjà leur éclairage. Il est 19h45 quand j&#039;arrive chez moi, bien content d&#039;en avoir terminé.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je suis normalement fatigué (pour une sortie de ce style), mais pas exténué. Physiquement, l&#039;accumulation des montées et des forts pourcentages m&#039;a fatigué le dos (qui fait un peu mal le lendemain en écrivant ces lignes), les genoux sont un peu douloureux aussi mais tout ceci aura complètement disparu en deux jours.
&lt;br/&gt;
Je suis surtout impressionné par les capacités d&#039;endurance du corps humain. Ces capacités sont uniquement acquises par l&#039;entraînement car je n&#039;ai aucune prédisposition pour cela: il n&#039;y a aucun sportif dans ma famille, j&#039;ai moi-même commencé doucement le vélo en 2006 à 26 ans révolus et je ne faisais pas ou très peu de sport auparavant. On dirait que cette endurance n&#039;a de limite que l&#039;entraînement que l&#039;on décide d&#039;y mettre, et ça fait un peu peur car il arrive un moment où l&#039;on vous considère comme un fou (et non seulement un passionné, même si la différence entre les deux est d&#039;ordre philosophique). Pour se lever à 2h pour faire 7000 mètres de dénivelé dans la journée, il faut sans doute l&#039;être un peu.
&lt;br/&gt;
Atteindrai-je un jour les 8000 mètres de dénivelé positif en une journée ? Oui, très certainement. L&#039;occasion se représentera. Je n&#039;étais pas préparé aujourd&#039;hui à affronter de nouveau la nuit après l&#039;avoir subie pendant 3h30 ce matin. Je ne dirais pas que cette balade a été une formalité, loin de là, ni que je suis capable de gravir 7000 mètres en claquant dans les doigts, mais toujours est-il que cette balade m&#039;a demandé moins de préparation, et exigera moins de repos, que ne l&#039;exigeait une unique montée de Chamrousse en 2003, 2004, 2005, voire 2006. C&#039;est la quatrième fois cette année que je dépasse les 4990 (ah, les nombres !) mètres de dénivelé positif dans la journée (quatre Chamrousse, BRM 300 Madeleine-Glandon-Matheysine, BRA avec Yann, et aujourd&#039;hui). Je pense avoir encore une marge de manœuvre.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Enfin, pour bien comprendre ce qui a motivé cette sortie, il faut aller jeter un œil du côté du &lt;a href=&quot;https://sites.google.com/site/le1000dusud/&quot;&gt;1000 du Sud&lt;/a&gt;, 1000 km et 16 000 mètres de dénivelé positif, ou encore du &lt;a href=&quot;http://www.openrunner.com/index.php?id=2223159&quot;&gt;Dauphiné Gratiné&lt;/a&gt;, 600 km et 13 000 mètres de dénivelé. Plus que d&#039;autres épreuves d&#039;endurance, ces randonnées avec beaucoup de dénivelé me fascinent. J&#039;ai eu la chance de pouvoir accompagner la semaine dernière, dans le Vercors et sur une toute petite partie de leur parcours, d&#039;abord Pascal Be., ensuite &lt;a href=&quot;http://haut-jura.cyclotourisme.over-blog.com/&quot;&gt;Yann&lt;/a&gt;, tous deux engagés dans la difficile épreuve des 1000 du Sud, sur trois jours. Tous deux ont brillamment réussi. J&#039;admire ce qu&#039;ils font, et leur expérience est très enrichissante.
&lt;br/&gt;
Je me sens encore très loin de pouvoir terminer de telles randonnées, mais j&#039;y travaille et ça me motive. Il reste des obstacles, et je ne suis pas sûr de pouvoir les franchir un jour mais je n&#039;en ferai pas un drame. En attendant, j&#039;ai pris du plaisir à rouler aujourd&#039;hui et c&#039;est bien là l&#039;essentiel.
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>Cinglé de Chamrousse: et de Quatre !</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article33/cingle-de-chamrousse-et-de-quatre"/>
	<id>urn:md5:bf2724654db81ed533f960be5a8cc614</id>
	<updated>2012-05-27T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Belledonne, Défis</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
Après avoir enchainé &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article8/et-un-et-deux-et-trois-chamrousse&quot;&gt;trois ascensions le 29 mai 2011&lt;/a&gt;, j&#039;ai aujourd&#039;hui remis le couvert pour tenter de faire mieux.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-05-27/0deniv.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-05-27/deniv.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
Le titre de l&#039;article fait référence aux &lt;a href=&quot;http://www.clubcinglesventoux.org/&quot;&gt;Club des Cinglés du Ventoux&lt;/a&gt;. Comparé à notre Chamrousse local, le Ventoux est pourtant une autre paire de manches, avec des pourcentages bien supérieurs et des conditions météorologiques souvent défavorables (chaleur, vent).
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Cette année, plus que jamais, j&#039;ai faim de dénivelé. J&#039;ai dans la tête des challenges pour l&#039;instant inaccessibles, mais au rythme où j&#039;ai progressé ces deux dernières années, ils le seront peut-être bientôt.
&lt;br/&gt;
Il y a deux ans, le 6 juin 2010, pour la première fois je m&#039;attaquais à un double Chamrousse: première montée par Prémol, retour à Uriage et deuxième montée par les Seiglières. La deuxième montée fut très laborieuse. Ce challenge constituait alors mon plus gros dénivelé en une sortie: 2800 mètres (par comparaison, de janvier à mai 2012, ma moyenne par sortie est de 2340 mètres...).
&lt;br/&gt;
Le 29 mai 2011, un an et 104 000 mètres de dénivelé positif plus tard, je me lançais le nouveau défi d&#039;en réussir trois. Les deux premières ne m&#039;avaient alors pas posé de difficulté particulière, mais dans la troisième j&#039;avais dû m&#039;arrêter à plusieurs reprises, victime notamment de la chaleur.
&lt;br/&gt;
Le 27 mai 2012, un an et 173 000 mètres de dénivelé positif après mes trois Chamrousse, l&#039;objectif est d&#039;abord d&#039;en terminer trois dans de meilleures conditions que l&#039;an dernier, et éventuellement d&#039;ajouter une quatrième, voire une cinquième montée.
&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Chamrousse 1: Gières, Venon, le Pinet, Montrond, les Seiglières, Chamrousse 1650, Chamrousse 1750&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
La différence par rapport à l&#039;an dernier est que je suis maintenant équipé pour rouler de nuit. Je peux ainsi partir plus tôt et bénéficier davantage de la fraîcheur matinale.
&lt;br/&gt;
Le départ est donné à 4h45 de Gières. Souhaitant éviter la combe de Gières, je commence par la montée de Venon, une route classique pour moi, mais que j&#039;emprunte rarement pour me rendre à Chamrousse. Je sais que je n&#039;aurai pas besoin d&#039;éclairage avant au-delà de la première montée, ainsi j&#039;utilise donc mon éclairage à sa pleine puissance, ce qui ne perturbe pas mon compteur. J&#039;atteins le sommet de Venon en 41 minutes (780 m/h), à un rythme qui me convient bien.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Après une courte descente, la prochaine étape est la montée vers le Pinet d&#039;Uriage. Près d&#039;une habitation, un petit groupe de personnes qui rentrent d&#039;une soirée m&#039;applaudissent pour m&#039;encourager. Je mets à niveau mes bidons à la fontaine du Pinet, qui est en fonctionnement depuis une quinzaine de jours seulement.
&lt;br/&gt;
Au Pinet je prends la première route à droite, qui permet de rejoindre les Seiglières par la route forestière de Montrond que j&#039;ai déjà pratiquée plusieurs fois cette année. Quelques passages dépassent les 9% de pente, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Aux Seiglières, un long faux-plat précède la première épingle. Jusqu&#039;à Chamrousse 1650, c&#039;est assez roulant sauf le dernier kilomètre.
&lt;br/&gt;
En une dizaine de minutes je relie Chamrousse 1650 au sommet de Chamrousse 1750 (accès aux pistes). Il est &lt;strong&gt;7h15&lt;/strong&gt;. Cette première montée rapporte &lt;strong&gt;1560 points&lt;/strong&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;strong&gt;Dans la forêt de Montrond, il ne fait pas encore bien jour (et je ne suis pas rasé):&lt;/strong&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-05-27/4-chamrousse-001.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;h2&gt;Chamrousse 2: Séchilienne, col du Luitel, Chamrousse 1750&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
Dans la descente vers le Luitel, j&#039;ai la désagréable surprise de trouver une portion en-gravillonnée, longue de quelques centaines de mètres, au-dessus de l&#039;accès à l&#039;Arselle. Il y avait également deux sections en-gravillonnées de l&#039;autre côté, au-dessus des Seiglières, mais ça je l&#039;avais déjà remarqué il y a 10 jours. Cyclistes, prudence: il se peut que de nouvelles sections soient traitées dans les jours à venir...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Dans la descente, je croise un cycliste, qui doit être tout aussi étonné que moi de croiser un autre cycliste à cette heure... Au niveau du Luitel, je rate la bifurcation de quelques mètres, qu&#039;il me faut donc remonter. C&#039;est la première fois que je descends cette route en direction de Séchilienne. Etroite, à forte pente, souvent en mauvais état, je n&#039;aime pas mais j&#039;ai connu des descentes plus fatigantes (Bastille, Saint-Eynard, Musan, etc.).
&lt;br/&gt;
Séchilienne, 340 mètres d&#039;altitude, est atteint à 8h pile.
&lt;/p&gt;

&lt;strong&gt;Séchilienne, un rayon de soleil, la montagne m&#039;attend:&lt;/strong&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-05-27/4-chamrousse-010.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Cinq minutes de ravitaillement et j&#039;attaque ce qui sera la montée la plus pentue du jour.
&lt;br/&gt;
A partir de cet instant, je roule sur les traces de ma trilogie de l&#039;an dernier, sauf que j&#039;ai déjà une ascension derrière moi.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Cette montée du Luitel, je la connais maintenant assez bien. Elle est ardue tout le long, mais ce sont surtout les deux derniers kilomètres qui sont costauds. Il fait frais, je me sens bien, je ne pense à rien.
&lt;br/&gt;
8h28. Premier coup de tonnerre au-dessus de Chamrousse. Deux autres suivront dans le quart-d&#039;heure. Il ne pleut pas, mais quelques kilomètres plus haut, je retrouve une route plus mouillée que je ne l&#039;avais laissée à la descente.
&lt;br/&gt;
Petite pause au col du Luitel, puis je rejoins la route qui vient de Prémol. La route est trempée. Par ce côté, les pentes sont plus fortes qu&#039;au-dessus des Seiglières. Cette route n&#039;a plus de secret pour moi.
&lt;/p&gt;

&lt;strong&gt;Le col du Luitel, très vert:&lt;/strong&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-05-27/4-chamrousse-012.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
J&#039;atteins le sommet de Chamrousse 1750 autour de &lt;strong&gt;10h&lt;/strong&gt;. Il m&#039;aura fallu 1h47 depuis Séchilienne (1h53 en 2011), à la vitesse ascensionnelle de 751 m/h. Cette deuxième montée rapporte &lt;strong&gt;1360 points&lt;/strong&gt;. Je cumule donc 2920 mètres de dénivelé positif.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je ne m&#039;arrête pas au sommet afin de ne pas me refroidir. La descente n&#039;est pas froide, mais la route est gorgée d&#039;eau et je me retrouve notamment avec les pieds et les jambes trempés.
&lt;br/&gt;
Arrivé à Uriage, je remplis les bidons et me ravitaille. Je pense à rentrer: 3000 mètres de dénivelé positif pour un retour avant midi, ce n&#039;est pas si mal. Dommage que la pluie se soit invitée si tôt dans la journée: ce n&#039;était pas prévu.
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Chamrousse 3: Saint-Martin-d&#039;Uriage, les Seiglières, Chamrousse 1650, Chamrousse 1750&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
Pour rentrer chez moi, je décide d&#039;éviter la combe d&#039;Uriage, jamais agréable à pratiquer à cause de la circulation. Je choisis de monter à Saint-Martin-d&#039;Uriage, où j&#039;aurai le choix entre tourner à gauche pour rentrer, ou continuer tout droit pour ma troisième ascension. Dans cette deuxième hypothèse, j&#039;aurai une deuxième échappatoire aux Seiglières...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il se met à pleuvoir. A Saint-Martin-d&#039;Uriage, je décide de garder la route de Chamrousse. Après tout, quitte à avoir sali le vélo, c&#039;est aussi bien si je ne l&#039;ai pas sali pour rien... Et puis les jambes répondent très bien, je n&#039;ai pas particulièrement faim ni soif, et la tête est encore dans de bonnes dispositions pour grimper sans se poser de questions.
&lt;br/&gt;
Un peu plus haut, j&#039;ai un cycliste en ligne de mire. Il n&#039;y a rien de mieux pour s&#039;occuper l&#039;esprit. Je prends des repères et m&#039;aperçois que je reviens petit à petit sur lui. Je monte régulièrement: comment en pourrait-il être autrement aujourd&#039;hui ? Lui, monte par à-coups. Sur son rythme de base, il est plus lent que moi. Mais de temps en temps, il accélère et me prend cent mètres ! Je me retrouve finalement à quelques mètres de lui. Il accélère de nouveau... pour finalement s&#039;arrêter à 2 kilomètres du sommet. Je ne saurai jamais si ma présence le gênait, s&#039;il était cuit, ou si c&#039;est sa façon de monter. On se salue et je poursuis mon effort régulier. A cet instant, je franchis déjà les 4000 mètres de dénivelé positif !
&lt;/p&gt;

&lt;strong&gt;Et voilà les 4000 !&lt;/strong&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-05-27/4-chamrousse-014.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Il est &lt;strong&gt;12h40&lt;/strong&gt; lorsque je parvient au sommet de Chamrousse 1750. Il m&#039;aura fallu 1h51 depuis Uriage (2h01 en 2011), à la vitesse ascensionnelle moyenne de 706 m/h, ce qui est pas mal par ce versant. Cette troisième montée me rapporte &lt;strong&gt;1315 points&lt;/strong&gt;, soit un dénivelé total de 4235 mètres.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A Chamrousse 1650, j&#039;ai pris le temps de me ravitailler et de me détendre pendant un bon quart-d&#039;heure. Je suis un peu fatigué, mais rien de comparable à ma troisième montée l&#039;an dernier.
&lt;br/&gt;
A la station, la route est sèche, le léger vent aidant, et le soleil fait son apparition. Il y aura donc une quatrième tentative.
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Chamrousse 4: Prémol, Chamrousse 1750&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
Je me remets en selle après une descente rapide par Prémol et un bref remplissage de bidons à Uriage.
&lt;br/&gt;
Il fait chaud: jusqu&#039;à 28 degrés au compteur. Je me souviens très bien de ma troisième montée l&#039;an dernier: la chaleur (30 degrés au compteur), la transpiration, le ventre ballonné par l&#039;eau ingurgitée et le gros sandwich englouti peu avant (je n&#039;ai pas reproduit cette erreur cette année), la tête qui se pose plein de questions... et puis la grosse défaillance autour de 800 mètres d&#039;altitude.
&lt;br/&gt;
Ces souvenirs tournent en boucle dans mon esprit. Pourtant, il n&#039;y a aucune raison que je vive le même calvaire aujourd&#039;hui. D&#039;ailleurs, voilà que j&#039;atteins les 800 mètres d&#039;altitude et il ne se passe rien... Prémol arrive, avec les forts pourcentages qui précèdent, et il ne se passe toujours rien... Le Luitel, puis le ciel se couvre légèrement, un vent frais aide à dissiper la chaleur produite par l&#039;effort.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A &lt;strong&gt;15h12&lt;/strong&gt;, je parviens au sommet de Chamrousse 1750. Il m&#039;aura fallu 1h58 (2h03 en 2011) pour monter tranquillement à la vitesse ascensionnelle moyenne de 664 m/h. Cette quatrième montée me rapporte &lt;strong&gt;1313 points&lt;/strong&gt;, soit un total de 5548 mètres de dénivelé.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au sommet, je me pose la question d&#039;une cinquième montée. Je suis en forme, mais la quatrième montée a beaucoup consommé de mes forces mentales. Je mange. J&#039;ai un peu mal au ventre car j&#039;ai beaucoup bu (mais aussi beaucoup transpiré). Je pense avoir la force physique pour une cinquième, mais la tête ? Si c&#039;est pour regarder défiler l&#039;altitude mètre par mètre sur le compteur pendant 1300 mètres de dénivelé supplémentaires, ce n&#039;est pas la peine... et puis comme l&#039;écrit &lt;a href=&quot;http://multiactiv.over-blog.com/article-quatre-mont-noir-et-une-ligne-de-karman-105806411.html&quot;&gt;Brigitte&lt;/a&gt;, il vaut mieux bien terminer une quatrième que galérer dans une cinquième. Je me laisse le temps de la descente pour prendre une décision.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Dans la descente, j&#039;ai le temps de contempler le paysage car j&#039;ai devant moi une voiture relativement lente. En arrivant à Belmont, au-dessus d&#039;Uriage, que vois-je ? Un ciel très noir au-dessus de Saint-Martin d&#039;Uriage... C&#039;est cuit pour une cinquième. A Uriage, en quelques secondes le vent se lève sérieusement, les gouttes tombent, la chaussée est très vite inondée. Je parviens à me réfugier à l&#039;abri derrière le Grand Hôtel d&#039;Uriage. Le gros orage dure une dizaine de minutes. Je profite d&#039;un coin de ciel bleu pour m&#039;engager dans la descente vers Gières. Cette descente est déjà pénible en temps normal, mais aujourd&#039;hui c&#039;est encore pire avec l&#039;eau (plusieurs centimètres par endroits et sur toute la largeur de la route !) et le retour sur l&#039;agglomération de tous ceux qui participaient à la fête d&#039;Uriage et qui se sont réfugiés dans leur voiture au premier orage...
&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Bilan&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;
La balade se termine (tout trempé) avec 10h31 de selle en 11h35 au total, soit un peu plus d&#039;une heure de pause dont 10 minutes d&#039;orage, 170 km et &lt;strong&gt;5553 mètres de dénivelé positif&lt;/strong&gt; (mon record). La vitesse moyenne roulée est de 16,1 km/h, et 14,6 km/h pauses comprises, ce dont je me satisfais sur ce type de parcours.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Une cinquième montée aurait-elle été possible ? Peut-être. Les 7000 mètres de dénivelé positif n&#039;auraient pas été loin. Mais les records sont faits pour être battus, et ce sera pour une autre fois.
&lt;br/&gt;
Je me suis posé un peu trop de questions pendant la quatrième montée. J&#039;ai probablement du mal à gérer ce type d&#039;effort, qui dépasse (en dénivelé) tout ce que j&#039;avais fait auparavant, quand je suis seul. Quand je sais que je l&#039;ai déjà fait et que donc j&#039;en suis capable, c&#039;est beaucoup plus facile. J&#039;ai des progrès à faire de ce côté-là. Cela me rappelle un peu le parcours du BRA 2011, où c&#039;était la guerre dans ma tête pour arriver à grimper le Galibier. En groupe, je me pose beaucoup moins de questions: ainsi, je me suis surpassé, grâce au groupe, il y a deux semaines sur le BRM 400, pourtant beaucoup plus long et difficile (à cause de la nuit) que mes quatre Chamrousse.
&lt;br/&gt;
Cette balade m&#039;a permis de constater l&#039;étendue des progrès réalisés depuis deux ans (je grimpe à la fois plus vite et plus longtemps), mais aussi de prendre conscience du travail qu&#039;il me reste à faire pour pouvoir affronter d&#039;encore plus gros dénivelés en solitaire. Ça prendra le temps qu&#039;il faudra.
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>J-3: 3000 m dans la matinée</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article30/j-3-3000-m-dans-la-matinee"/>
	<id>urn:md5:3aa5ee14ebe696c6b88ab660b20da147</id>
	<updated>2012-03-22T13:01:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Belledonne</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
A trois jours du BRM 300 de Grenoble, j&#039;ai effectué ce matin une petite (comparée à ce qui m&#039;attend dimanche) balade sur mon terrain de jeu favori du Balcon de Belledonne.
&lt;/p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-03-22/barioz-002.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Cette journée de congé avait été décidée il y a deux semaines, pour sortir le vélo avant le BRM 300, ni trop près ni trop loin de cet événement.
&lt;br/&gt;
Suite à une petite chute jeudi dernier à vélo, la balade d&#039;aujourd&#039;hui a pris un autre sens: ce fut l&#039;occasion de vérifier si j&#039;étais remis de mes bleus, courbatures et autre égratignures, et si le vélo, après réparation, était apte à rouler lui aussi plusieurs heures. Résultat: feu vert pour dimanche.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je souhaitais également tester mon éclairage nocturne. Je dispose d&#039;un éclairage Phillips très puissant mais peu endurant, dont l&#039;autonomie ne suffira sans doute pas dimanche matin (une demi-heure pour me rendre au point de départ puis trois heures de nuit noire de 4h à 7h, comparé aux 3 heures d&#039;autonomie en mode économique). J&#039;ai toujours un jeu de piles de rechange sur moi, mais je ne souhaite pas m&#039;arrêter pour les changer, la manœuvre n&#039;étant pas immédiate (présence d&#039;une vis). J&#039;avais acheté en décembre une autre lampe, la Cateye HL-EL010, en guise d&#039;éclairage de secours, et j&#039;espérais secrètement qu&#039;elle éclaire suffisamment pour y voir correctement à basse vitesse, par exemple en montée. En effet, avec une seule pile AA et donnée pour 15 heures d&#039;autonomie (!), par rapport à mon Phillips il est évident que cette lampe ne fait pas le poids. A ma grande satisfaction, de 5h20 jusqu&#039;à 6h, heure où le jour commence à poindre, j&#039;ai pu me contenter de la lampe Cateye pour mes 500 premiers mètres de dénivelé. J&#039;allumais toutefois la Phillips lorsqu&#039;une voiture me croisait (rare), afin d&#039;être mieux vu, sachant que j&#039;avais oublié mon gilet réfléchissant pourtant obligatoire. La Cateye est suffisante pour lire les panneaux, voir la route et le bord de la route. Je dispose donc maintenant d&#039;un éclairage économique, endurant, suffisant pour les montées, et d&#039;un éclairage très puissant pour les portions plus rapides.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je pars donc vers 5h20. Souhaitant éviter la circulation, mon choix se porte naturellement vers la montée de Venon (dixième ascension de l&#039;année), soit 500 mètres de dénivelé positif pour atteindre les routes du Balcon de Belledonne. La suite consiste très simplement à suivre la direction d&#039;Allevard jusqu&#039;au col du Barioz par des routes qui ne cessent de monter et de descendre. Je franchis successivement, entre autres, le col des Mouilles, le col du Lautaret, et le col des Ayes. Au col du Barioz, plutôt que de redescendre dans la vallée à Saint-Pierre-d&#039;Allevard, je fais demi-tour et, pour être original, reviens exactement par la même route, toujours aussi agréable et avec très peu de circulation.
&lt;br/&gt;
J&#039;étais parti en tenue estivale et avec des manchettes. La température est descendue jusqu&#039;à 4 degrés, et j&#039;ai eu bien froid jusqu&#039;au lever du soleil (apparu vers le début de la montée du col du Barioz au-dessus de Theys), notamment aux mains. Pour dimanche, il me faudra au minimum emporter mes gants d&#039;hiver. Pour le reste, je ne sais pas trop, ce qui est sûr c&#039;est que je ne veux surtout pas avoir trop chaud au retour, quand il fera 20 degrés voire plus, et je ne disposerai pas de beaucoup de place pour stocker les vêtements enlevés au fil des kilomètres... pas facile de bien s&#039;habiller en cette saison quand on roule toute la journée.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
C&#039;est donc sans le moindre pépin technique, ni soucis physique, que s&#039;achève cette sortie de 112 km pour 3150 mètres de dénivelé positif, en 6h10 de selle plus 15 minutes de pause seulement. Je suis donc de retour avant midi !
&lt;br/&gt;
Une bonne préparation pour dimanche, sur un rythme assez tranquille et régulier permettant une récupération plus rapide. Surtout, je suis rassuré suite à ma chute de la semaine dernière, et je pourrai donc partir confiant dimanche matin: c&#039;est bien là l&#039;essentiel.
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>Première sortie longue de l&#039;année</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article27/premiere-sortie-longue-de-l-annee"/>
	<id>urn:md5:a3b47e5dbfba61ad46386c66425a96f2</id>
	<updated>2012-02-18T19:22:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Belledonne</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
Plaisir: le plaisir de pouvoir à nouveau goûter au dénivelé, après un épisode de froid exceptionnel.&lt;br/&gt;
Patience: il en faut, surtout en début de saison, pour réussir une longue sortie.&lt;br/&gt;
Persévérance: il va en falloir pour retrouver mes sensations de 2011.
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-021.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;p&gt;
(sculptures naturelles de glace: photo prise entre Saint-Mury-Monteymond et le Mas Julien).
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Près d&#039;un mois après &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article26/2012-c-est-parti&quot;&gt;avoir franchi la barre des 2000 m de dénivelé en une sortie&lt;/a&gt;, j&#039;ai une soif insatiable de dénivelé. Les routes d&#039;accès au Balcon de Belledonne ne m&#039;ont pas vu pendant trop longtemps pour cause de gel; j&#039;aurais bien envie de toutes les faire aujourd&#039;hui, si j&#039;en avais le temps. Finalement, ma balade du jour cumulera 3270 mètres de dénivelé positif en 115 km seulement, pour 6 heures 25 de vélo (7 heures au total). Le dénivelé est exceptionnel pour la saison en ce qui me concerne, par contre le temps passé sur la selle ne l&#039;est pas. Je totalise en effet &lt;em&gt;seulement&lt;/em&gt; 22 heures de selle depuis le début de l&#039;année, contre 42 heures en 2011 à la même époque. Et ce n&#039;est donc pas un hasard si j&#039;ai eu un peu de mal à boucler cette sortie, qui est encore loin de mes références de 2011 (15 sorties de plus de 8 heures), et qui montre l&#039;ampleur du travail qu&#039;il reste à accomplir d&#039;ici les Brevets de Randonneur du mois de Mars. Certes, le dénivelé total y sera plus faible.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Départ à 10h30 de Gières pour la première montée du jour, celle de Venon, qui me voit passer pour la huitième fois cette année (dont une montée avortée samedi dernier à 1 km du sommet, pour cause de neige). 500 mètres de dénivelé qui passent sans encombre, avec un chrono respectable au sommet.&lt;br/&gt;
Photo prise au sommet de la montée, le Vercors en arrière-plan:
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-001.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Je poursuis la route du Balcon de Belledonne en direction d&#039;Allevard en traversant successivement le Pinet d&#039;Uriage, la Croix de Pinet et le hameau des Roussets, où je tourne à droite en direction du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38091900&quot;&gt;col du Rousset&lt;/a&gt;. Comme je suis parti pour faire du dénivelé et que la route de Freydières semble dégagée, je poursuis jusqu&#039;à Freydières (1100 m d&#039;altitude environ).
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Vue sur la Dent de Crolles depuis le Pinet d&#039;Uriage:
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-005.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
A Freydières:
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-009.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Une interminable file de voitures en stationnement témoigne de l&#039;engouement des Grenoblois pour les balades au départ de Freydières. Ce qui me pousse à rebrousser chemin; je pense que je n&#039;aurais de toute façon pas pu monter beaucoup plus haut.&lt;br/&gt;
Plutôt que de poursuivre la route du Balcon, je décide de redescendre à Domène &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; Revel, avec l&#039;idée d&#039;effectuer une deuxième montée.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Vue sur Grenoble, dans la brume (pollution ?), depuis les Roussets:
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-011.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Après quelques kilomètres dans la vallée, mon choix se porte sur la montée de Sainte-Agnès au départ de Lancey, qui permet ensuite, sans jamais redescendre, d&#039;atteindre le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38102100&quot;&gt;col des Mouilles&lt;/a&gt;. Une belle montée de près de 800 mètres de dénivelé en moins de 11 km. Les premiers kilomètres au-dessus de Lancey sont particulièrement difficiles avec des passages au-dessus de 10%. J&#039;enchaîne avec la montée du col des Mouilles, qui ne m&#039;avait pas revu depuis le 1er Janvier. Au sommet, il est 14 heures passées et j&#039;ai franchi exactement 2000 mètres de dénivelé positif.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Belledonne, en arrivant au premier hameau de Sainte-Agnès:
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-015.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-016.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Je n&#039;envisage pas une seule seconde de poursuivre par la descente sur la Boutière, d&#039;abord parce que cette descente est particulièrement froide et la route est donc peut-être gelée par endroits, ensuite parce que je rejoindrais ensuite les routes très fréquentées d&#039;accès aux Sept-Laux. Je fais donc demi-tour et rejoins Venon par le Balcon, par une succession de montées et de descentes, toujours entre 700 et 900 mètres d&#039;altitude.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Bien pratique cette fontaine, toujours en service, à Saint-Mury-Monteymond !
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-020.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Cela faisait quelques kilomètres que je sentais que mes cuisses n&#039;avaient plus de jus. Le petit &lt;em&gt;mur&lt;/em&gt; de Venon, que j&#039;affectionne particulièrement et &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article22/les-dents-de-la-montagne&quot;&gt;que je m&#039;étais amusé à grimper 21 fois début Novembre&lt;/a&gt;, aura suffi à déclencher de violentes crampes, me contraignant même à poser pied à terre au milieu du mur. J&#039;ignore encore ce qui les a déclenchées; peut-être la fatigue, peut-être le manque d&#039;entraînement, peut-être une mauvaise hydratation, peut-être un peu de tout ça.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Après 7 kilomètres de descente, bien que les crampes essayent de revenir en pédalant dans la vallée, je décide de passer au dessert. Après la montée de Freydières en entrée, celle du col des Mouilles en plat principal, voici la montée du Pinet d&#039;Uriage depuis Murianette en guise de dessert.&lt;br/&gt;
Environ 600 mètres de dénivelé me séparent du Pinet. J&#039;arrive à empêcher les crampes de revenir. Ma technique: boire (parce que je n&#039;ai pas assez bu depuis le début de la sortie, pas facile de boire correctement quand il fait froid), alterner passages assis et passages assez longs en danseuse, et de manière générale ne pas monter trop vite.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le soleil se couche sur Belledonne (photo prise un peu avant le Pinet d&#039;Uriage):
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/gros-denivele-dans-belledonne-025.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Depuis le Pinet, la solution la plus simple pour rejoindre Gières et de repasser par le mur de Venon... qui cette fois-ci se déroule sans crampe. Ouf !&lt;br/&gt;
La descente finale, que j&#039;effectue pour la deuxième fois de la journée, est maintenant parfaitement sèche.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
De retour peu avant le coucher du soleil (le soleil se couche tôt dans la vallée à cause du Moucherotte), je suis rassasié. Je voulais faire une longue balade avec du dénivelé, et j&#039;ai réalisé ce que j&#039;avais en tête, et même un peu plus, en prenant beaucoup de plaisir sur des routes que je connais pourtant par cœur. Je suis même encore relativement frais, mais je me rends bien compte qu&#039;il me manque pas mal d&#039;entraînement pour être à l&#039;aise sur les sorties longues. Un point positif est ma capacité à faire de longs passages en danseuse dans les montées, restée presque intacte par rapport à 2011, et à-peu-près identique en début et en fin de sortie. Indispensable pour réduire la fatigue et la lassitude engendrée par le maintien en position assise, et aussi, aujourd&#039;hui, pour éloigner les crampes.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Comme vous pouvez le constater sur le profil altimétrique, l&#039;entrée et le plat principal étaient copieux et le dessert frugal: un menu parfait pour un cyclotouriste.
&lt;/p&gt;

&lt;a href=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/courbe-grand.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2012-02-18/courbe-petit.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;p&gt;
A noter que j&#039;ai croisé moins d&#039;une dizaine de cyclistes, en dehors de la vallée très fréquentée. Par contre, j&#039;ai croisé, en descendant du col des Mouilles, un cycliste qui montait à plus de 20 km/h avec du matériel et des skis sur le dos. J&#039;ai à peine eu le temps de le saluer, mais j&#039;ai eu le temps de remarquer que son vélo était motorisé (à l&#039;électricité). Ou comment aller au ski sans polluer.
&lt;/p&gt;</content>
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