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<title type="html">Belledonne, Chartreuse, Vercors à vélo - Randonnées</title>
<subtitle type="html">Récits de balades en vélo de route autour de Grenoble</subtitle>
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<updated>2015-03-28T23:00:00+00:00</updated>
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	<title>BRM 300 BCBG à Grenoble</title> 
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	<updated>2015-03-28T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Randonnées</dc:subject>
	<content type="html">&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p&gt;
Après une belle balade mardi matin dans Belledonne, le mulet a gagné sa place de titulaire pour mon premier 300 de l&#039;année.
Il s&#039;agit du nouveau parcours BCBG, autrement dit: Bugey, Chautagne, Bauges, Grenoble.
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;L&#039;avant brevet&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Trois jours avant ce brevet, ma participation était très compromise: une forte vague pluvieuse était annoncée sur la région, et devait frapper samedi dès les premières heures. Pour anticiper, j&#039;ai pris un jour de congé pour rouler le vendredi, le seul jour du week-end annoncé sec. Le mauvais temps m&#039;a déjà empêché de sortir le vélo le week-end dernier, et je n&#039;envisage pas que cela se reproduise ce week-end. Ma décision de participation au brevet sera prise jeudi soir.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Et puis, en 24 à 48 heures, les prévisions météo s&#039;arrangent nettement, au point de ne finalement plus annoncer que quelques pluies en soirée à Grenoble. Jeudi soir, je décide donc de participer.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le parcours est assez exigeant pour un 300 en mars: il dépasse les 3000 mètres de dénivelé. De l&#039;aveu de &lt;a href=&quot;http://jeanpba.homeip.net/&quot;&gt;Jean-Philippe&lt;/a&gt;, l&#039;organisateur, ce parcours est plus difficile que le 300 ardéchois auquel j&#039;ai participé &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article50/brm-300-de-grenoble-l-ardeche&quot;&gt;en 2013&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article65/brm-300-ardechois&quot;&gt;en 2014&lt;/a&gt;.
&lt;br/&gt;
Jean-Philippe a remodelé ce parcours en hâte, mais non moins sérieusement, lorsque le Conseil Général l&#039;a informé, il y a deux semaines, qu&#039;il restait une bonne couche de neige bien tassée au sommet du col du Clergeon. Il a passé une journée sur son vélo pour reconnaître le nouveau parcours, qui emprunte le col du Sapenay voisin.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le parcours est exigeant, mais pour nombre de participants il s&#039;agit là d&#039;une des premières occasions cette année pour valider un BRM 300, étape indispensable à la qualification pour le prochain Paris-Brest-Paris qui aura lieu en août. En effet, le &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article63/brm-300-tour-du-vercors-le-retour&quot;&gt;tour du Vercors&lt;/a&gt;, plus abordable, a été annulé dimanche dernier pour cause de froid et même de neige.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Le jour J&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ainsi, vendredi matin, je reçois un courriel de Jean-Philippe m&#039;informant qu&#039;il attend plus de 120 participants, et qu&#039;il aura besoin d&#039;aide pour la distribution des 120 cartes de route. J&#039;accepte bien volontiers. Samedi, j&#039;enfourche le vélo à 2h30 pour arriver place de Sfax à Grenoble peu après 3h.
&lt;br/&gt;
Deux participants sont déjà sur place. Jean-Philippe arrive peu après. Avant que les participants affluent, j&#039;ai le plaisir de retrouver Gérard, retraité heureux avec qui j&#039;avais eu la chance de partager en 2011, par hasard, l&#039;une de mes plus belles, des plus marquantes et des plus enrichissantes balades de mon époque pré-BRM. Gérard est généreux sur son vélo: il attend, il conseille, il aide, et j&#039;ai encore pu le constater aujourd&#039;hui car nous avons fait le yoyo avec son petit groupe improvisé.
&lt;br/&gt;
Puis c&#039;est rapidement la foule. A trois, nous ne sommes pas de trop pour vérifier les éclairages sur les vélos et distribuer les cartes de route. Je ne vois pas le temps passer, je vois défiler, trop vite, les nombreuses têtes connues et les amis Baptiste, Brigitte, Franco, Robert, Yann, Olivier, Aboju, Valex, Pascal, Patrick, les lyonnais Florian et Alain, Rémy...
&lt;br/&gt;
Peu avant 4h, Jean-Philippe remonte chez lui chercher son vélo, et vers 4h05 nous partons.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Première étape: de Grenoble au Bugey&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
120 cyclistes, au départ, de nuit, sur la voie verte, ce n&#039;est pas ce que j&#039;ai préféré de cette journée. Je perds de vue un bon nombre de copains dès le départ, avec la nuit je ne reconnais personne autour de moi, et puis il y a les risques de chute collective. Et puis, je vois un Specialized à mes côtés: Olivier ! Et derrière moi, il me semble reconnaître la voix de Baptiste. Quelqu&#039;un lit -1 degré sur son compteur. Heureusement, ce froid est passager, et nous n&#039;atteindrons pas aujourd&#039;hui les -8 degrés du 16 mars 2013. Cependant, j&#039;ai bien fait d&#039;ajouter le bonnet, les gants longs et les jambières à ma tenue du jour.
&lt;p&gt;

&lt;p&gt;
En bout de voie verte à St-Gervais, je ne m&#039;arrête pas. Les petites bosses qui précèdent Vinay passent mieux que d&#039;autres fois. J&#039;y retrouve Pascal le grimpeur.
&lt;br/&gt;
Le premier pointage s&#039;effectue à Vinay, comme lors du 200 d&#039;il y a trois semaines, qui empruntait la même route jusqu&#039;à Burcin. Je repars avec Olivier. Nous retrouvons Jean-Philippe à la sortie de Vinay. Un petit groupe se forme, nous roulons tranquillement. Le jour se lève, j&#039;éteins même mon éclairage avant le col de Toutes Aures, atteint à 6h20. 10 minutes de pause et nous repartons, accompagnés notamment par Baptiste et Aboju.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La descente est froide, mais ça aurait pu être pire. Les pieds gèlent, mais ça, je n&#039;y fais plus attention. Ils finiront par se réchauffer.
&lt;br/&gt;
Olivier me signale qu&#039;il a besoin de se réchauffer: il part devant quelques minutes, sur un bon rythme. Il est 6h40 lorsque le soleil se lève. Ce moment est le bienvenu.
&lt;br/&gt;
J&#039;ai peu de souvenirs de cette portion assez plate, déjà parcourue il y a trois semaines. A un moment, nous reprenons nos amis lyonnais de l&#039;Atscaf. Le groupe est maintenant bien étoffé, ce qui doit un peu agacer les automobilistes, encore pas très nombreux à cette heure.
&lt;br/&gt;
Après avoir traversé le Rhône, Florian signale une erreur d&#039;itinéraire: nous avons oublié de tourner à droite. Je le lui confirme et nous faisons demi-tour... sauf que nous nous retrouvons sur un chemin et qu&#039;une barrière finit par nous couper la route. Florian et moi avons fait la même erreur, et pour cause: nous avions dans notre GPS la même trace, celle de Jean-Philippe retravaillée justement par Florian et Openrunner, ce dernier fournissant parfois de curieux résultats pour les parcours à vélo. Nous n&#039;aurons pas perdu plus de cinq minutes.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Entre temps, &lt;a href=&quot;http://veloalex.free.fr/&quot;&gt;Alex&lt;/a&gt; m&#039;a envoyé un message et se trouve à Glandieu. Nous visons une fourchette horaire entre 8h et 9h, finalement il est presque 8h30 lorsque nous nous croisons. Alex va nous accompagner un bout de temps.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Deuxième étape: Bugey, Chautagne&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ici débute clairement une nouvelle étape, après une bonne centaine de kilomètres: les plats et faux-plats vont laisser leur place à quelques bosses.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Après être passés devant la cascade de Glandieu, peu impressionnante à cette heure (elle l&#039;était davantage &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article53/brm-400-de-grenoble-le-jura&quot;&gt;en 2013 au retour du 400&lt;/a&gt;), nous nous élevons rapidement au-dessus de celle-ci. Le mystère de la cascade est enfin découvert: nous longeons ensuite la rivière du Gland, finalement peu impressionnante.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Nous roulons à l&#039;ombre et il y fait bien froid. Les gelées blanches recouvrent les champs. Nous roulons depuis longtemps sans faire de pause: j&#039;ai faim. Les forces sont toujours là, comme j&#039;ai pu le vérifier dans la petite bosse au-dessus de Glandieu.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Heureusement, le prochain contrôle est proche. Il est 9h15 lorsque j&#039;y retrouve, au soleil, notamment Pascal et Gérard. Nous sommes à Andert. Un petit quart-d&#039;heure va me permettre de manger, de quitter bonnet et gants longs, par contre je conserverai les jambière toute la journée.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le contrôle suivant est proche: à 10h nous arrivons à Ceyzérieu. Entre temps, Alex a ajouté un peu de pression dans son pneu arrière qui commençait à s&#039;avachir.
&lt;br/&gt;
Un quart-d&#039;heure plus tard, nous franchissons le Rhône pour la deuxième et dernière fois. La route s&#039;élève sérieusement pour atteindre Ruffieux, mais il s&#039;agit d&#039;une fausse alerte: l&#039;ascension du Sapenay n&#039;a pas débuté.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Cette ascension du col du Sapenay, je l&#039;attendais avec impatience: la-voici enfin ! Ce n&#039;est certes pas de la haute montagne, mais avec 630 mètres de dénivelé, avec des pourcentages dignes d&#039;un vrai col, c&#039;est l&#039;occasion de tester les jambes après 150 km.
&lt;br/&gt;
Olivier m&#039;indique qui me laissera filer, hop je file. Nous rattrapons Baptiste et Aboju, qui avaient pris un peu d&#039;avance dans la descente qui précède, lorsque Olivier déboule. Hop, je le suis. Puis un cycliste local, avec un maillot de Yenne, nous dépasse. Hop, je le suis. Il grimpe vite, mais j&#039;arrive à tenir. Puis arrive un cycliste qui ressemble à un participant. Nous sommes trois, il finit par partir seul. Hop, je le suis. Je m&#039;aperçois que derrière, le Yennois avec son vélo léger a levé le pied. A dix minutes du sommet, je laisse filer le participant: j&#039;ai fourni assez d&#039;efforts, mon test est concluant, et je n&#039;ai pas envie d&#039;attendre trop longtemps au sommet ni de prendre le risque de me cramer. A cet instant, la fusée Jean-Pierre Cellier me dépasse.
&lt;br/&gt;
J&#039;ai apprécié le profil de ce col, la vue sur la vallée dans les premiers lacets, puis le passage en forêt.
&lt;br/&gt;
Au sommet, je lève le pied pour attendre Olivier. Nous franchissons successivement le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-73-0897&quot;&gt;col du Sapenay&lt;/a&gt; et le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-73-0797&quot;&gt;col de Cessens&lt;/a&gt;. Tous deux viennent s&#039;ajouter à ma collection de cols.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A Cessens, nous pointons. Nous pointerons un peu plus tard à Marigny-St-Marcel, mais avant, Aboju nous propose un rafraichissement chez lui. Il réside en effet à 300 mètres du parcours. Merci à lui de nous avoir offert cette pause, j&#039;ai pu ainsi récupérer quelques forces pour la suite. Marigny est atteint à 12h45.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Troisième étape: les Bauges&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Notre parcours dans les Bauges va consister à grimper le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-73-0950&quot;&gt;col du Frêne&lt;/a&gt;, avec Lescheraines comme point de passage.
&lt;br/&gt;
Le col du Frêne, je l&#039;ai grimpé une seule fois, par l&#039;autre versant. C&#039;était le 19 septembre 2010, avec ce même vélo, lors d&#039;une de mes premières sorties de plus de 6 heures.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je ne sais pas très bien à partir de quel moment le ciel s&#039;est couvert, mais toujours est-il que dans les Bauges, nous n&#039;avons plus de soleil du tout. Il fait bon pour rouler.
&lt;br/&gt;
Olivier est parti devant depuis un moment. Je profite d&#039;une section plus pentue pour accélérer: les jambes sont toujours là, et bien là ! La suite est un long faux-plat montant, pas du tout à mon avantage et je laisse revenir Baptiste et Aboju. Nous retrouvons Olivier au pointage à Ecole en Bauges, à 14h10. C&#039;est l&#039;occasion de remplir nos bidons.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
J&#039;ignore ce qu&#039;Olivier a pris pendant la pause, en nous attendant, car il va emmener notre groupe de quatre sur un gros rythme dans le faux-plat montant qui suit. C&#039;est dur. Je finis par me laisser décrocher. Aboju, me fait signe que c&#039;est dur pour lui aussi, mais il parvient à recoller le groupe.
&lt;br/&gt;
La fin de l&#039;ascension se déroule en compagnie de Gérard.
&lt;br/&gt;
Au sommet, mes trois compères se sont arrêtés. J&#039;entame la descente, sachant qu&#039;ils descendent plus vite que moi. Nous nous retrouverons en bas.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Quatrième et dernière étape: le retour à Grenoble&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au col du Frêne, il est 14h40, il reste moins de 80 km. J&#039;estime alors qu&#039;il est encore possible d&#039;arriver à Grenoble vers 17h30, horaire d&#039;arrivée le plus favorable de ce que j&#039;avais imaginé avant le départ. C&#039;est l&#039;heure à laquelle j&#039;avais terminé le BRM 300 ardéchois l&#039;an dernier.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Vers la fin de la descente, il faut tourner à droite. Le GPS me l&#039;indique et je m&#039;y arrête pour attendre le petit groupe.
&lt;br/&gt;
Le petit groupe arrive. En fait, ce n&#039;est pas un petit groupe, mais un gros groupe: une petite dizaine d&#039;unités. Et surtout, nous avons récupéré avec nous d&#039;excellents rouleurs, dont Jean-Pierre Cellier. Une chance énorme.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
C&#039;est ainsi à vitesse de TGV que nous allons rallier la Rochette. Je ne sais pas d&#039;où vient le vent, mais il faut se concentrer, et parfois forcer, pour ne pas perdre l&#039;aspiration. Les relais sont d&#039;abord désorganisés. J&#039;ai devant moi quelqu&#039;un qui ne suit pas: je fais l&#039;effort pour recoller devant lui. Puis on s&#039;organise. C&#039;est chacun son tour. Mon tour durera 3 minutes, sans aller puiser inutilement des ressources dont je ne dispose plus. On retiendra le tour de Jean-Pierre: de très longues minutes à une vitesse incroyable.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Nous traversons l&#039;Isère à Pontcharra. A partir de là, le parcours sera un peu plus bosselé, avec des faux-plats montants qui me feront sans doute décrocher.
&lt;br/&gt;
Finalement, l&#039;allure est raisonnable, et cette portion passe assez vite. Grosse frayeur lorsque Baptiste, juste devant moi, fait l&#039;équilibriste en descendant d&#039;un arrêt de bus, à plus de 30 km/h.
&lt;br/&gt;
Les deux mini-bosses avant Crolles sont avalées facilement. Il nous reste la petite montée de Bernin. Olivier me provoque, alors j&#039;attaque avec le grand plateau et je continue sur un bon rythme. Je n&#039;ai plus la fraicheur de ce matin, mais c&#039;est très positif: je n&#039;aurai connu aucune faiblesse aujourd&#039;hui, et à chaque fois que je lui ai demandé de l&#039;énergie, mon corps a répondu favorablement.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Nous rallions tranquillement Grenoble. Plus l&#039;on s&#039;en rapproche, et plus il y a de feux rouges, de piétons, de voitures, de bandes cyclables qui apparaissent et disparaissent...
&lt;br/&gt;
Ouf, nous arrivons finalement à bon port à 17h27.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Pour conclure&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Et un BRM de plus pour le mulet !
&lt;br/&gt;
C&#039;était là mon seizième BRM, et en particulier mon huitième BRM 300.
Au cours d&#039;un BRM, surtout de cette distance, il y a généralement des hauts et des bas. Je pense n&#039;avoir jamais aussi bien, ou du moins aussi facilement, géré un 300 que celui-ci. Le 300 ardéchois en 2013 avait été bien réussi, il faut dire que j&#039;avais été galvanisé par les moins huit degrés du début et les bidons gelés, après ça plus rien ne pouvait m&#039;arrêter.
&lt;br/&gt;
Une longue distance, c&#039;est toujours à peu près la même recette. Cette recette, je l&#039;ai redécouverte il y a trois semaines lors du 200. L&#039;essentiel est d&#039;une part d&#039;arriver à mobiliser l&#039;énergie lorsqu&#039;il y en a besoin, d&#039;autre part parvenir à la canaliser pour ne pas se cramer. Ne pas arriver à mobiliser l&#039;énergie, ça peut arriver, par manque d&#039;entraînement, d&#039;envie, ou dans un mauvais jour, ou à tout moment au cours d&#039;un brevet parce qu&#039;il y a inévitablement des hauts et de bas qui restent souvent inexpliqués. Ne pas arriver à canaliser correctement son énergie, c&#039;est la gaspiller inutilement, et surtout avec des conséquences négatives pour la suite de l&#039;épreuve. Cette énergie, c&#039;est autant de l&#039;énergie mentale que de l&#039;énergie physique.
&lt;br/&gt;
Il faut croire qu&#039;aujourd&#039;hui, je n&#039;ai pas trop mal canalisé mon énergie, malgré ma fougue dès que la route s&#039;élevait sérieusement.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
J&#039;ai réussi jusque-là mon objectif de réaliser les premiers BRM avec mon bon vieux Giant. Finalement, les BRM de début de saison étant en moyenne très plats, les quelques kilos supplémentaires me coûtent peut-être 15 minutes sur l&#039;ensemble du brevet, c&#039;est-à-dire presque rien. C&#039;est un bon exercice, surtout lorsque je m&#039;aperçois le lendemain que le corps n&#039;a pas trop souffert. En particulier, je n&#039;ai pas eu de problèmes de dos, problèmes qui m&#039;avaient conduits en 2013, au terme du 400, à écarter temporairement ce vélo de mes BRM.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Cette journée fut excellente, de plus nous avons eu la chance de rouler toute la journée sur des routes parfaitement sèches.
&lt;br/&gt;
Merci Jean-Philippe d&#039;avoir tout fait pour sauver ce brevet, avec cet hiver qui n&#039;en finit pas... Cette fois-ci, la météo t&#039;a récompensé. J&#039;espère que ce BRM reviendra... avec le Clergeon initialement prévu, histoire que je découvre ce col.
&lt;br/&gt;
Merci aux copains, Aboju, Baptiste et Olivier, nous nous sommes improvisé au col de Toutes Aures un petit groupe, qui a très bien fonctionné jusqu&#039;au bout. Merci pour les relais des uns et des autres, sans lesquels nous ne serions pas rentrés aussi vite, et la relative modération de ces relais m&#039;a permis de rester accroché sans trop m&#039;employer.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le prochain BRM aura lieu le 19 avril, c&#039;est un BRM montagneux avec Fau, Menée, Rousset et Romeyère au programme. Mon vélo léger aura repris du service d&#039;ici-là. Croisons les doigts pour la météo.
&lt;br/&gt;
Deux 400 s&#039;enchaîneront les deux week-ends suivants. Je n&#039;ai encore rien décidé pour ceux-là.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Compléments&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href=&quot;http://jeanpba.homeip.net/?page=134&amp;new&amp;onglet=1#brm2015_300k02&quot;&gt;La présentations du brevet: parcours, etc.&lt;/a&gt; sur le site de l&#039;organisateur
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.multiactiv.fr/2015/03/pbp-2-4-un-brevet-300-km-savoyard.html&quot;&gt;PBP (2/4) Un brevet 300 km savoyard&lt;/a&gt; (Brigitte)
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href=&quot;http://fanfcyclo38.overblog.com/2015/03/brm-2015-acte-2.html&quot;&gt;BRM 2015 - Acte 2&lt;/a&gt; (Franco)
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href=&quot;http://cestdurlevelo.over-blog.com/2015/03/28-mars-2015-brm-300km-bugey-et-bauges.html&quot;&gt;28 mars 2015 - BRM 300km Bugey et Bauges&lt;/a&gt; (Baptiste)
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href=&quot;http://veloalex.free.fr/index.php?d=2015/03/29/20/13/37-bc-mais-pas-bg&amp;total&quot;&gt;BC mais pas BG&lt;/a&gt; (Alex)
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>Premier BRM 200 de 2015</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article79/premier-brm-200-de-2015"/>
	<id>urn:md5:1f8fa33d438301ff927327ed6464fa2c</id>
	<updated>2015-03-07T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Randonnées</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
En ce 7 mars, je participe à mon premier BRM de l&#039;année: &lt;a href=&quot;http://www.openrunner.com/index.php?id=3999448&quot;&gt;une promenade en Terres froides et Savoie&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
Ce BRM me rappelle d&#039;excellents souvenirs, puisque &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article29/mon-premier-brm-a-grenoble&quot;&gt;mon tout premier BRM&lt;/a&gt;, en 2012, empruntait exactement le même parcours. Un première qui en avait appelé d&#039;autres, s&#039;agissant aujourd&#039;hui de ma quinzième participation à un BRM, toutes au départ de Grenoble.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Pour l&#039;occasion, j&#039;ai ressorti le Giant, pour la première fois sur un BRM depuis mon 400 de 2013; il avait servi jusque-là pour tous mes BRM. 12 ans, 40000 km, il a retrouvé une jeunesse récemment avec de nouvelles roues, et une position revue censée prévenir mon mal de dos sur les longues distances. La position est maintenant très proche de celle du Scott carbone.
&lt;br/&gt;
Ce vélo est bien suffisant pour les BRM. Il est simple (3x7 vitesses), robuste, et il a fait ses preuves. Pour les parcours essentiellement plats, bien entretenu il n&#039;est pas moins performant qu&#039;un autre. Dans les montées, avec ses 11 kg ajoutés à mon poids plume, je ne suis certes pas à mon avantage - la quasi totalité des vélos croisés sur les BRM sont nettement sous les 10 kg.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Un peu long à la détente ce matin, je décolle peu après 6 heures pour rallier Grenoble, à 10 km.
&lt;br/&gt;
Au départ place de Sfax, c&#039;est la grande foule. J&#039;ai le plaisir de retrouver &lt;a href=&quot;http://cricri-le-cyclo.over-blog.com/&quot;&gt;Cricri&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fanfcyclo38.overblog.com/&quot;&gt;Franco&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cestdurlevelo.over-blog.com/&quot;&gt;Baptiste&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://haut-jura.cyclotourisme.over-blog.com/&quot;&gt;Yann&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cyclopatrak.blogspot.fr/&quot;&gt;Patrick&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cyclo-rando.over-blog.com/&quot;&gt;Aboju&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A 7h11, nous nous élançons. La tenue d&#039;hiver n&#039;est pas de trop: il fait entre 0 et moins 2 degrés. Contrairement à d&#039;autres fois, j&#039;arrive assez bien à me réchauffer sur la trentaine de kilomètres de la voie verte. Je m&#039;extirpe d&#039;un petit peloton et roule à mon rythme. Je rattrape &lt;a href=&quot;http://jeanpba.homeip.net/&quot;&gt;Jean-Philippe&lt;/a&gt;, l&#039;organisateur, et nous faisons un bout de route ensemble. Il m&#039;indique que nous sommes une grosse centaine de participants aujourd&#039;hui !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A la sortie de la voie verte à Saint-Gervais, certains font une pause technique, d&#039;autres non, du coup on s&#039;éparpille un peu. L&#039;ascension du col de Toutes Aures fera éclater le peloton.
&lt;br/&gt;
La montée n&#039;est pas difficile. Je grimpe régulièrement, pourtant certains font le yoyo avec moi. Nous nous regroupons au sommet, où la petite fontaine verte nous ravitaille en précieux liquide. Je signale ma position à &lt;a href=&quot;http://veloalex.free.fr/&quot;&gt;Alex&lt;/a&gt;, qui devrait nous rejoindre plus loin.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Tiens, il reste encore de la neige à 600 mètres... regroupement au col de Toutes Aures:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2015-03-07/dscf3251.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Nous sommes au kilomètre 53, et quelques dizaines de kilomètres tout plats, ou presque, nous attendent maintenant. Les rouleurs font le boulot, essentiellement Yann et Baptiste de ce que je verrai de l&#039;arrière. Nous perdons Cricri une première fois.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Juste avant la Tour du Pin, des affaires s&#039;échappent du vélo de Franco. C&#039;est l&#039;occasion de faire une bonne pause: ravitaillement, transformation de la tenue d&#039;hiver en quasi tenue d&#039;été. Il est 11h.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Une petite bosse nous attend juste après la Tour du Pin. C&#039;est un peu plus loin qu&#039;Alex nous croise. Je ralentis pour l&#039;attendre, et le petit groupe se reconstitue à l&#039;occasion d&#039;un arrêt à St-Sorlin-de-Morestel. Surprise: Vincent nous a rejoints sur le parcours, pour nous accompagner sur des routes qu&#039;il connaît comme sa poche.
&lt;br/&gt;
On discute watts avec Vincent, puis il met en pratique en nous relayant sur l&#039;une des dernières portions plates avant une succession de bosses.
&lt;br/&gt;
Nous ne trouvons pas d&#039;eau à Saint-Genix-sur-Guiers; la fontaine du petit parc où nous avions ravitaillé il y a trois ans n&#039;est pas encore en service. J&#039;ai encore un bidon; je serai ainsi plus léger pour la montée.
&lt;br/&gt;
Juste après, au pied de la Crusille, Patrick a un soucis avec son dérailleur avant, soucis qui sera définitivement réglé par Vincent au sommet.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Bien abrité derrière les rouleurs.
&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2015-03-07/dscf3254.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Je grimpe la Crusille à l&#039;économie. Les kilomètres m&#039;ont usé, j&#039;ai mal aux jambes et je n&#039;arrive pas à mobiliser les calories, sensation de faim. Après avoir essayé de rouler avec Franco et Vincent, je jette rapidement l&#039;éponge pour terminer à mon rythme.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Cricri au sommet de la Crusille:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2015-03-07/dscf3259_.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Regroupement au col, puis descente sur Novalaise où nous remplissons les bidons.
&lt;br/&gt;
Encore une portion plate avant que ça ne grimpe de nouveau. je n&#039;arrive pas à suivre le groupe, on se retrouve à trois avec Alex et un autre participant. Il me tarde d&#039;affronter les forts pourcentages pour voir ce qu&#039;il en est réellement.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Les forts pourcentages, ce sont ceux de la montée d&#039;Attignat-Oncin. J&#039;appuie fort sur les pédales dès le départ. Pas assez pour rejoindre Baptiste qui s&#039;est envolé, Yann qui le rattrape sans peine, ni Vincent, qui dégage une impression de grande facilité aujourd&#039;hui.
&lt;br/&gt;
Cependant, je suis content de ma montée. Je respire fort, j&#039;ai mal aux jambes mais je suis encore assez efficace. Je dépasse de petits groupes de randonneurs.
&lt;br/&gt;
Le résultat de cette ascension rythmée, c&#039;est que l&#039;on perd Alex... Lorsque Cricri franchit le sommet de la bosse, nous attendons encore quelques minutes. Alex n&#039;arrive pas, on ne sait pas s&#039;il a fait demi-tour ou non. Mon portable n&#039;ayant plus de batterie depuis la mi-journée, nous n&#039;aurons pas de nouvelles de ce côté-là. Nous repartons.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Regroupement à Attignat-Oncin:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2015-03-07/dscf3264.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Le groupe roule en file indienne jusqu&#039;au pied du petit col de la Placette, dans la circulation assez dense en ce samedi. Vincent bifurque au pied du col.
&lt;br/&gt;
C&#039;est un petit groupe de six unités qui attaque les pentes douces du col. Un groupe silencieux. On sent bien que la fatigue nous gagne.
&lt;br/&gt;
Ce col de la Placette, il n&#039;est pas très haut perché, mais ce sont de bons et moins bons souvenirs. Mauvais souvenir quand, sur le 400 de 2013, je rame à l&#039;aller, avec un vélo trop lourd, un peu déshydraté, loin derrière les autres. Un bon souvenir quand, le lendemain, au retour du 400, je retrouve un semblant de forme. Un bon souvenir aussi en 2012, pour mon premier 400, nous étions également partis par là, dans des conditions fraîches.
&lt;br/&gt;
Je remonte du fond du groupe pour accélérer à deux kilomètres du sommet. Yann se décide finalement à me rejoindre devant. Il me laisse l&#039;opportunité de recoller à sa roue lorsque, sur la fin, Baptiste pose une mine sans prévenir. Je me lève sur les pédales, Yann met un peu de temps à changer de plateau, j&#039;ai le temps de lui dire d&#039;y aller tout seul car moi je ne peux pas. On s&#039;amuse bien sur les BRM !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le retour par la voie verte sera rapide, car on va former un groupe de plus en plus gros au fil des kilomètres. J&#039;aurai beaucoup profité des roues aujourd&#039;hui !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;L&#039;arrivée est proche:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2015-03-07/dscf3265.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Il est 16h18 lorsque nous terminons le parcours. J&#039;apprendrai plus tard que Cricri est bien arrivé; on l&#039;avait perdu de vue depuis Attignat-Oncin.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
De cette journée, je retiendrai la météo printanière (exceptionnelle comparée à ce que l&#039;on a eu comme températures et comme humidité jusqu&#039;à début mars), les retrouvailles avec les copains, et la satisfaction de boucler ce parcours.
&lt;br/&gt;
Pour le tour du Vercors dans trois semaines (BRM 300), il me faudra encore progresser. J&#039;ai un peu perdu mes repères sur les sorties aussi longues. Il faut remonter à début septembre 2014 pour retrouver une sortie de plus de 9 heures de selle.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Grosse pensée pour &lt;a href=&quot;http://antonioli.unblog.fr/&quot;&gt;Jef&lt;/a&gt;, qui nous avait accompagnés en 2012 sur ce parcours.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A lire aussi: les compte-rendus de &lt;a href=&quot;http://cricri-le-cyclo.over-blog.com/2015/03/brm-200-grenoble-terres-froides-et-avant-pays-savoyard.html&quot;&gt;Cricri&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://cestdurlevelo.over-blog.com/2015/03/7-mars-2015-carton-jaune.html&quot;&gt;Baptiste&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&quot;http://fanfcyclo38.overblog.com/2015/03/du-soleil-pour-les-terres-froides.html&quot;&gt;Franco&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>BRA d&#039;octobre</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article77/bra-d-octobre"/>
	<id>urn:md5:fe0f0b5463f50dc45a11cccbbe6f82f2</id>
	<updated>2014-10-19T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Randonnées</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
A l&#039;initiative de &lt;a href=&quot;http://velociped38.blogspot.fr/&quot;&gt;Vincent&lt;/a&gt;, nous avons &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article68/ouverture-du-galibier&quot;&gt;remis le couvert&lt;/a&gt; en ce 19 octobre, pour rendre une dernière visite en 2015 au géant Galibier et à son voisin la Croix de Fer.
&lt;br/&gt;
Attention aux yeux, la beauté des paysages peut surprendre...
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3159.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;p&gt;
Lorsque Vincent propose cette sortie en début de semaine, je suis tout de suite partant, et la perspective d&#039;un BRA d&#039;automne égaiera ma semaine de travail. Je n&#039;ai jamais gravi le Galibier, ni même de grand col, en octobre. Les paysages doivent être magnifiques, et très différents bien sûr de ceux de mai avec la neige. L&#039;idée de s&#039;improviser un BRA, alors que j&#039;ai roulé seulement une dizaine d&#039;heures ces quatre dernières semaines, est également motivante: je suis bien curieux de savoir si je peux me permettre ce luxe, si oui dans quel état de forme.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Pour la dernière occasion de l&#039;année de faire ce parcours, malheureusement tout le monde ne peut pas se libérer au dernier moment. Nous serons trois, &lt;a href=&quot;http://laboule.no-ip.com/blog/&quot;&gt;Thomas&lt;/a&gt; cédant finalement à l&#039;appel de la montagne.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le parcours est un classique: col du Galibier par le Télégraphe, descente de la vallée de la Romanche jusqu&#039;à Rochetaillée, col de la Croix de Fer et, bonus par rapport au 29 mai, nous ajouterons aujourd&#039;hui le col du Mollard avant de redescendre en Maurienne.
&lt;br/&gt;
Pour les mêmes raisons qu&#039;en mai, nous partons de la Maurienne. Cela permet de placer le plus gros morceau en début de parcours, de laisser le soleil réchauffer l&#039;atmosphère pendant cette longue première ascension. Quant au sens du parcours, je préfère infiniment gravir le Galibier par ce versant que par la vallée de la Romanche où c&#039;est trop long, trop plat et trop encombré de voitures.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Nous décollons de Saint-Jean-de-Maurienne à 7h30 avec l&#039;éclairage, tandis qu&#039;il fait encore nuit. Mais, le ciel étant très clair, la luminosité augmente très vite et il fait complètement jour lorsque nous parvenons à Saint-Michel-de-Maurienne au pied du Galibier.
&lt;br/&gt;
Nous grimpons tous ensemble le col du Télégraphe. Jean-Philippe y est passé hier, en descente, et nous a prévenus que la route était raclée sur plusieurs kilomètres. Mais dans le sens de la montée, ça ne pose pas de problème.
&lt;br/&gt;
Je trouve le rythme un peu élevé pour le début d&#039;une étape de 9 à 10 heures. La trace GPS dira le contraire. Je dois être un peu long à me chauffer.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3127.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Au col du Télégraphe, il ne fait pas si froid. Le soleil nous réchauffe. Les manchettes suffisent pour la descente sur Valloire. A Valloire, nous mesurerons au minimum 6 degrés, mais comme c&#039;est en montée ce n&#039;est pas gênant.
&lt;br/&gt;
La remontée sur les Verneys est toujours aussi difficile mais permet de réchauffer le bout des doigts. Un peu plus haut, de longs camions sont stationnés pour accueillir les moutons qui ont terminé leur stage en altitude pour cette année. Ça sent la fin de saison, bientôt les paysages changeront de couleur.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3136.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3139.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3140.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3149.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Nous arrivons enfin au virage de Plan Lachat, que tout le monde attendait avec impatience. Il reste 8 kilomètres d&#039;ascension. Vincent s&#039;envole tandis que je reste avec Thomas, je suis prudent par rapport à ma forme et à l&#039;écoute de mes sensations.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3150.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3153.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3154.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3155.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
A 4 kilomètres du sommet, je décide de partir à la poursuite de Vincent, sans être vraiment convaincu du résultat, car il a pris une bonne avance et je ne veux pas non plus me mettre dans le rouge. Je reviens petit à petit, finalement il m&#039;aperçoit et accélère un peu. Dans les deux derniers kilomètres, l&#039;écart restera autour de 30 à 40 s. Vincent aura beaucoup mieux passé le Galibier qu&#039;en mai. Quant à moi, je ne suis pas mécontent de mes sensations. Thomas nous rejoint peu après. Il fait 10 degrés à l&#039;ombre, c&#039;est royal.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3158.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3159.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3162.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Pour la descente jusqu&#039;au Lautaret, j&#039;ai mis mon coupe-vent mais il n&#039;était pas vraiment nécessaire. Mes deux compères font une descente rapide, tandis que moi, toute la journée, je serai excessivement crispé tout au long des descentes. La conséquence de mon accident du mois dernier, du manque d&#039;entraînement ces derniers temps, et aussi du passage d&#039;un vélo à l&#039;autre. Et puis cette descente, elle n&#039;est pas bien large et on n&#039;a pas toujours la visibilité idéale pour prendre de la vitesse.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La descente s&#039;effectue en ordre dispersé jusqu&#039;à la première remontée avant le barrage du Chambon. Sur la fin, nous prendrons quelques relais modérés sur la portion plate et rectiligne avant Bourg-d&#039;Oisans. Après une pause sandwich et un ravitaillement en eau, nous reprenons notre route pour Rochetaillée puis Allemond où la Croix de Fer nous attend.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A ce stade de la journée, nous savons que la Croix de Fer est un gros morceau, bien plus gros qu&#039;au petit matin du BRA de l&#039;an dernier. Nos principales difficultés se nomment fatigue, digestion, chaleur.
&lt;br/&gt;
Connaissant tout particulièrement ma mauvaise aptitude à gérer une telle élévation de température, j&#039;effectuerai toute la portion jusqu&#039;au Rivier-d&#039;Allemont en troisième position, jamais bien loin de Vincent ni de Thomas parti devant. Cette portion est usante, et il ne faut pas y gaspiller des forces car le plus difficile se situe juste après !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Juste après, c&#039;est la descente en courts lacets vers le torrent de l&#039;Eau d&#039;Olle, puis les deux kilomètres dantesques qui suivent.
&lt;br/&gt;
Après la petite descente, je constate que l&#039;on passe à l&#039;ombre, qu&#039;il y fait bien frais et que je suis encore en forme. Je décide alors d&#039;accélérer et je ne reverrai plus mes compagnons jusqu&#039;à ma pause au barrage.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3173.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3174.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3175.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3177.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3183.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3184.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Nous terminons l&#039;ascension tous ensemble. Au col de la Croix de Fer, il est inutile ici d&#039;enfiler le moindre vêtement supplémentaire: il fait doux.
&lt;br/&gt;
La descente est, je pense pouvoir l&#039;écrire, horrible. C&#039;est étroit, ça n&#039;arrête pas de tourner, il y a des gravillons par endroits, puis le bitume devient extrêmement mauvais, marqué par les hivers successifs. Rien pour améliorer ma confiance dans les descentes.
&lt;br/&gt;
On se retrouve au pont de Belleville où, comme prévu, et puisque tout le monde a encore de bonnes jambes, nous attaquons les 400 mètres de dénivelé du col du Mollard.
&lt;br/&gt;
Thomas y trouve des jambes fabuleuses et s&#039;envole. Je parviens à le rejoindre, derrière Vincent aura une petite fringale dans cette ascension. Nous grimpons sur un bon rythme, un peu moins vite sur la fin. Thomas est joueur alors je lance le sprint, mais il me dit qu&#039;il n&#039;a plus de jambes, donc je me ravise, d&#039;ailleurs je ne sais pas vraiment ce qu&#039;aurait pu donner un sprint à ce stade de la journée. Peu importe, on en a fini avec les montées, on est heureux d&#039;être là et on est loin d&#039;être à bout de forces.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-10-19/dscf3187.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
La descente nous réserve une petite surprise avec une section gravillonnée. Je descends prudemment avec Vincent dans ma roue. C&#039;est bien trop lent pour Thomas, qui s&#039;arrête à plusieurs reprises pour nous attendre.
&lt;br/&gt;
La boucle est bouclée vers 17h50, bien avant la tombée de la nuit.
&lt;br/&gt;
Cette journée restera inoubliable. Cette année, nous aurons fait l&#039;ouverture du Galibier, et pratiquement sa fermeture. La saison de haute montagne est courte. Avoir pu grimper deux fois le Galibier à 5 mois d&#039;intervalle et, pour ma part, après être passé à 5 reprises cette année dans le versant Sud de la Croix de Fer, je peux dire que j&#039;en ai bien profité. Une grande réussite de 2014.
&lt;br/&gt;
Après 6 semaines sans dépasser 4 heures de vélo d&#039;une traite, 6 semaines passées à enchaîner des exercices chrono d&#039;une demi-heure à une heure tous les week-ends, j&#039;ai donc pu me permettre le luxe de terminer ce parcours du BRA, sans être trop entamé. J&#039;avais la forme qu&#039;il fallait pour profiter au maximum de ces instants, de ces paysages grandioses.
&lt;br/&gt;
Rendez-vous en mai 2015, les grands cols !
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>BRM 300 Madeleine-Glandon-Ornon</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article69/brm-300-madeleine-glandon-ornon"/>
	<id>urn:md5:44fb1b539875c960f72f96ccff64591e</id>
	<updated>2014-06-14T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Randonnées</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
Pour la troisième année consécutive, je participe aujourd&#039;hui au BRM 300 montagneux organisé par &lt;a href=&quot;http://jeanpba.homeip.net/&quot;&gt;Jean-Philippe&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2962.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;p&gt;
Ce brevet consiste, après une centaine de kilomètres dans la vallée, à gravir successivement deux cols de haute montagne, à savoir la &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=73199300&quot;&gt;Madeleine&lt;/a&gt; (1993 m) et le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=73192400&quot;&gt;Glandon&lt;/a&gt; (1924 m), puis de terminer par l&#039;ascension du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?c=38136700&quot;&gt;col d&#039;Ornon&lt;/a&gt; avant de rentrer par le Valbonnais et la Mure.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Jean-Philippe &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article35/brm-300-de-montagne-le-retour-des-grands-cols&quot;&gt;a introduit ce brevet en 2012&lt;/a&gt;. Depuis, chaque année les conditions favorables m&#039;ont permis d&#039;y participer.
&lt;br/&gt;
Comme souvent, c&#039;est la chaleur qui décide de ma participation à une telle balade. Il a fait très chaud depuis une semaine, et même des températures inhabituelles pour un début juin. Un début de rafraichissement et annoncé pour ce samedi, avec l&#039;arrivée d&#039;un vent du Nord salvateur. Ma participation a été incertaine jusqu&#039;à la veille en raison d&#039;un œil malade, qui était encore bien rouge le jour du brevet, mais en phase de guérison.
&lt;br/&gt;
Côté préparation, cette année j&#039;ai déjà franchi deux fois la Croix de Fer et une fois le Galibier. Une chance énorme. Surtout, cette année je n&#039;ai cessé de me faire plaisir en promenant le vélo. Les cinq BRM auxquels j&#039;ai participé, soit plus de 1400 km parcourus, n&#039;y sont pas étrangers. Je ne me suis jamais forcé à pédaler, et selon les semaines j&#039;ai alterné longues balades et sorties plus courtes et rythmées. Je pense que ces deux types d&#039;effort sont complémentaires pour progresser: les sorties courtes et rythmées me permettent de grimper plus vite et plus facilement les cols des sorties longues sans me fatiguer, et inversement les sorties longues m&#039;apportent une excellente base sur laquelle je construis mes sorties plus intenses. Ma pratique surprend parfois; en effet je prépare à la fois des BRM jusqu&#039;à 400 km, et des grimpées chronométrées de moins de 30 minutes...
&lt;br/&gt;
La semaine dernière, j&#039;ai enchaîné 5 sorties, 14 heures de vélo au total, avec beaucoup d&#039;intensité, pour finir dimanche par une trilogie de la Chartreuse Porte-Cucheron-Granier sur un rythme tranquille. Depuis, je n&#039;ai pas sorti le vélo, d&#039;abord pour faire germer à nouveau l&#039;envie de rouler (ça se cultive, j&#039;en ai besoin et cette année j&#039;y arrive plutôt bien), ensuite pour me remettre de mes efforts de la semaine. Mais la course à pied à pris le relais...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A 3h15 je quitte mon domicile pour rejoindre à vélo la place de Sfax à Grenoble. J&#039;y retrouve Jean-Philippe, &lt;a href=&quot;http://cyclopatrak.blogspot.fr/&quot;&gt;Patrick&lt;/a&gt; qui a participé aux cinq mêmes brevets que moi cette année, et Bernard qui m&#039;avait accompagné en 2012 pour &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article32/mon-brm-400-de-grenoble&quot;&gt;mon premier 400&lt;/a&gt;. J&#039;ai le plaisir de faire la connaissance de nouveaux participants. Nous sommes 12 au départ, c&#039;est peu et ce beau brevet mériterait mieux...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Peu après 4h, nous nous élançons dans les rues de Grenoble derrière Jean-Philippe notre guide.
&lt;br/&gt;
La remontée de la vallée du Grésivaudan s&#039;effectue sur un bon rythme. Le groupe explose dans les première bosses. On se retrouve à deux avec Patrick: c&#039;est insuffisant pour prendre des relais. On forme finalement un groupe de quatre, on tire des relais pas trop fort, juste ce qu&#039;il faut pour rouler vite sans se fatiguer.
&lt;br/&gt;
A un moment, j&#039;accélère progressivement sur un relais, et lorsque je le rends je me retourne et me rends compte que l&#039;on n&#039;est plus que deux. Le groupe se reconstitue et nous roulons plus sagement, d&#039;autant plus que Patrick commence à avoir mal à sa hanche.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2935.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
A la Bâthie, nous sommes accueillis par Henri Morandini, qui nous ouvre sa maison pour le petit déjeuner. J&#039;ai connu Henri il y a deux ans à l&#039;occasion de mon premier 400, où nous avions roulé ensemble tout le long au sein d&#039;un groupe de cinq, un souvenir inoubliable. Henri participe très régulièrement aux BRM de Grenoble, ça me fait plaisir de le revoir car la dernière fois, c&#039;était il y a un an, justement sur le 300 montagneux. Le petit déjeuner est royal, nous bavardons pendant une heure avant de reprendre la route. Un grand merci à Henri et à son épouse.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Lorsque nous repartons, nous sommes presque au pied de la première grosse difficulté du jour: le col de la Madeleine. Notre groupe explose: chacun va monter à son rythme et je vais en faire de même. Je photographie Patrick car on ne se reverra peut-être plus aujourd&#039;hui: il grimpe plus vite que moi. Je le laisse filer, mais je le garde en ligne de mire. Je me sens mieux que l&#039;an dernier dans ce même col: je n&#039;ai pas cette sensation de chaleur qui m&#039;avait déjà diminué dans cette première montée. Mon pédalage est souple, je ne force pas. Après Celliers, la pente s&#039;accentue. Patrick s&#039;envole, je le chronomètre à 5 minutes devant moi dans les derniers lacets. Deux cyclistes me doublent, il est tentant de les suivre mais je me dis que la montée s&#039;est bien passée et qu&#039;il serait dommage de tout gâcher en gaspillant des forces ici. Finalement, arrive la borne du dernier kilomètre, j&#039;accélère et les dépasse à 200 mètres du col.
&lt;br/&gt;
Patrick s&#039;est arrêté au col, je file car je n&#039;ai pas besoin de pause et encore moins de me refroidir.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2939.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2940.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/sam_0014.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2946.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2949.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2950.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2953.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

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&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2960.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Je m&#039;arrête remplir mes bidons à la fontaine de la Chambre, dans la vallée. J&#039;ai bu deux bidons rien que pour grimper la Madeleine. Patrick me rejoint rapidement. Après cette entrée déjà copieuse mais qui s&#039;est bien passée, arrive le plat de résistance: le col du Glandon. Ces deux dernières années, j&#039;avais toujours surchauffé dans ce col. Il me fait peur.
&lt;br/&gt;
Je laisse très vite partir Patrick, et cette fois-ci je le perds de vue rapidement. Je pense qu&#039;il me prendra 20 minutes. La première moitié, jusqu&#039;à Saint-Colomban-des-Villards, est moins chaude que ce que j&#039;attendais, du moins c&#039;est mon impression. J&#039;ai encore tous mes esprits lorsque j&#039;atteins Saint-Colomban, contrairement à l&#039;an dernier. Je décide de m&#039;arrêter pour me rafraîchir à la fontaine, et remplir le bidon que je viens déjà de boire.
&lt;br/&gt;
La suite ne laisse pratiquement aucun répit jusqu&#039;au col, avec des pourcentages souvent au-delà de 8%. Je mets 28 dents à l&#039;arrière et je mouline. Des cyclistes me doublent. Un cycliste arrive à ma hauteur, bien essoufflé. On discute et ça fait passer le temps. Lui est également parti de Grenoble et est arrivé ici par le col du Grand Cucheron: un tour que j&#039;apprécie. Ça y est, une borne annonce déjà les trois derniers kilomètres. Je laisse partir mon cycliste tandis que je grimpe à mon rythme. Ces derniers lacets, je les connais, mais je ne les ai pas toujours affrontés aussi bien. J&#039;atteins finalement le sommet avec la grande satisfaction d&#039;avoir, pour la première fois sur ce brevet, grimpé le Glandon correctement. Il m&#039;aura fallu aujourd&#039;hui 20 minutes de moins que l&#039;an dernier: c&#039;est la différence entre un David cramé et un David qui grimpe tranquillement sans se fatiguer.
&lt;br/&gt;
Patrick, arrivé une dizaine de minutes avant moi, m&#039;a attendu au col et nous repartons sans tarder.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2962.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2964.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2965.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2967.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2968.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
A partir de là, je vais commencer à fatiguer. Probablement la chaleur, mais pas seulement. Je bâille depuis ce matin, j&#039;ai maintenant hâte de rentrer, mais la route est encore longue, six heures environ.
&lt;br/&gt;
La première remontée, avant le barrage de Grand&#039;Maison, est facile. Dans la deuxième, la terrible remontée après la traversée de l&#039;eau d&#039;Olle, je joue à essayer de rattraper le groupe de Hollandais qui nous ont doublés dans la descente. Je n&#039;y parviens pas, mais je me trouve encore assez fringant à ce stade du brevet.
&lt;br/&gt;
Au Rivier-d&#039;Allemont, nous remplissons une nouvelle fois les bidons. La descente nous mène rapidement à Allemond, puis Rochetaillée pour quelques kilomètres de départementale jusqu&#039;à la Paute, point de départ du troisième plat de la journée, le dessert: le col d&#039;Ornon.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Dès le début du col, je laisse filer Patrick. Je n&#039;ai plus beaucoup de forces, mais ce n&#039;est pas grave car je sais qu&#039;il me faut environ une heure pour monter ce col dans ces conditions. Je ne m&#039;impatiente pas. La dernière ligne droite avant le col est plus agréable que lors des deux précédentes éditions: le vent est dans le dos aujourd&#039;hui. Une fois de plus, Patrick m&#039;a attendu, merci !
&lt;br/&gt;
A ce stade, nous en avons terminé avec les grosses montées. Il nous reste des montées, mais aucune d&#039;entre elles n&#039;excèdera un quart-d&#039;heure. J&#039;ai chaud, et j&#039;en ai marre de boire toute cette eau. L&#039;eau, nous en reprenons justement à la fontaine d&#039;Entraigues.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-06-14/dscf2969.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Dans les petites bosses qui suivent, j&#039;ai du mal derrière Patrick. Nous nous retrouvons à la Mure. Il reste le petit col de la Festinière, la courte remontée sur Monteynard, puis la descente et ensuite le vent de face entre Vif et Grenoble. Là, j&#039;essaye tant bien que mal de prendre des relais. L&#039;un de mes relais nous entraîne en direction de l&#039;autoroute... la fatigue sans doute. Je m&#039;en aperçois tout de suite et nous rebroussons chemin.
&lt;br/&gt;
A l&#039;approche de Grenoble, nous sommes accueillis par une petite averse. Finalement, nous terminons le brevet à 19h20. Nous sommes usés, et donc bien contents d&#039;en avoir terminé.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Lorsque je vois arriver Jean-Philippe à notre rencontre, je crois à une hallucination. Mais si, c&#039;est bien lui, il a court-circuité le col d&#039;Ornon, sage décision en sachant le nombre de kilomètres qu&#039;il va faire à partir de lundi, direction l&#039;Italie. Jean-Philippe nous offre le ravitaillement d&#039;après-brevet. Comme à l&#039;arrivée du 400 il y a un mois et demi, j&#039;ai une petite baisse de tension qui m&#039;oblige à m&#039;asseoir par terre. Cela devient une habitude, mais cela témoigne des forces que j&#039;ai laissées aujourd&#039;hui sur le vélo.
&lt;br/&gt;
Nous nous donnons rendez-vous pour le 400 montagneux (Galibier, Iseran) du 12 juillet et nous séparons. A cet instant, ma participation à ce 400 est encore un doux rêve...
&lt;br/&gt;
Le retour à la maison est toujours un bon indicateur après les brevets: 10 km, avec deux montées. Aujourd&#039;hui, je suis mou, très mou, un peu comme après le 300 du tour du Vercors. Probablement plus mou qu&#039;au retour du 400 (mais un peu plus lucide).
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ce brevet laissera des traces les trois jours qui suivront: sommeil, courbatures des jambes et du dos. Je dirais que la récupération aura presque été plus difficile qu&#039;après le 400 (4 jours après, j&#039;avais été capable de faire 170 km avec la montée de la Croix de Fer). J&#039;ai roulé bien plus vite que l&#039;an dernier (une heure de moins), j&#039;ai bien passé le Glandon, mais j&#039;ai laissé davantage de forces par la suite.
&lt;br/&gt;
Je suis quand même satisfait. C&#039;était là mon sixième BRM de Grenoble en 2014, soit plus de 1700 km. Ces brevets sont un excellent moyen d&#039;accumuler les kilomètres et donc de progresser. Je ne me lasse pas de ce 300. Le col du Glandon est toujours aussi splendide. Merci Jean-Philippe de nous proposer tous ces brevets avec tout ce dénivelé.
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>BRM 400 de Grenoble: la Drôme provençale</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article66/brm-400-de-grenoble-la-drome-provencale"/>
	<id>urn:md5:8131d384c6f71ec92e73cf91c32cd858</id>
	<updated>2014-05-04T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Randonnées</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
Pour la troisième année consécutive, je participe au BRM 400 de Grenoble organisé par &lt;a href=&quot;http://jeanpba.homeip.net/&quot;&gt;Jean-Philippe Battu&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-04/dscf2807.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;p&gt;
Trois participations, trois parcours différents. En &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article32/mon-brm-400-de-grenoble&quot;&gt;2012&lt;/a&gt; dans les monts du Lyonnais, en &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article53/brm-400-de-grenoble-le-jura&quot;&gt;2013&lt;/a&gt; dans le Jura, et cette année en Drôme provençale.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le BRM 400 est un exercice dont j&#039;aurais du mal à me passer, depuis 2012 où j&#039;y ai pris goût. Chaque BRM est une aventure unique, mais ici on passe une nuit entière sur le vélo, et ça change tout. Pour moi, c&#039;est aussi un défi physique et mental. C&#039;est aussi une épreuve car, encore plus que pour n&#039;importe quel brevet, je fais attention à mon alimentation, mon sommeil et mes efforts physiques une semaine à l&#039;avance, quant à la récupération du sommeil il me faut trois à quatre jours après le brevet pour qu&#039;elle soit effective... C&#039;est pourquoi, si c&#039;est un exercice que j&#039;aime, je ne le reproduis pas trop souvent. C&#039;est aussi pourquoi je n&#039;ai jamais tenté plus long.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Côté préparation, &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article65/brm-300-ardechois&quot;&gt;j&#039;ai participé au 300 ardéchois samedi dernier&lt;/a&gt;. Cela faisait alors trois semaines que je n&#039;avais plus dépassé les 90 km en une sortie. La récupération du 300 a été normale, mise à part une légère douleur sur la rotule qui n&#039;est apparue qu&#039;à froid. J&#039;ai couru mardi, et jeudi j&#039;ai enchaîné deux montées de Venon, l&#039;une douce (c&#039;était l&#039;objectif) et la deuxième (trop ?) rapide pour chasser du cycliste... 2h30 qui m&#039;ont permis de vérifier que physiquement tout allait bien, et aussi de mieux régler mon dérailleur arrière. Cette sortie ne laissera pas de trace; j&#039;ai quand même sagement renoncé à ma course à pied matinale du vendredi.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ce samedi, le réveil est réglé à 5 heures comme tous les jours, mais à 4h20 je n&#039;ai plus besoin de sommeil... Une petite sieste en début d&#039;après-midi viendra compléter cette nuit tronquée.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Une fois n&#039;est pas coutume, je fais ici l&#039;inventaire de ce que j&#039;ai emporté. Cela peut servir à d&#039;autres pour la préparation d&#039;un 400, et cela me permet aussi de me rappeler d&#039;une année sur l&#039;autre ce que je dois emporter.
&lt;br/&gt;
Côté vêtements, on nous annonce des températures qui vont descendre jusqu&#039;à 2 ou 3 degrés, et un fort vent du Nord après un départ humide mais presque sans pluie. Je pars avec mon cuissard court longues distances, des jambières dans le sac (que je n&#039;utiliserai pas), un maillot court, des manchettes, mon maillot d&#039;hiver à manches longues par dessus, et mon léger gilet jaune réfléchissant sans manche. Dans le sac, j&#039;ai aussi un bonnet (que j&#039;enfilerai au col de la Croix-Haute pour ne plus le quitter) et un coupe-vent (que j&#039;utiliserai dans la descente de la Croix-Haute puis, dans la nuit, de Bouvières jusqu&#039;à l&#039;arrivée). Pour les mains, je n&#039;emporte que les mitaines et cela suffira. C&#039;est infiniment plus pratique que les gants longs, notamment pour s&#039;alimenter en roulant.
&lt;br/&gt;
Côté nourriture, j&#039;emporte 4 biscuits Prince, 8 biscuits &quot;petit-déjeuner&quot;, 17 barres de céréales, 4 tubes de crèmes de marron, 4 petits sandwiches. Il faut ajouter que mes deux bidons sont, au départ, saturés en boisson pour l&#039;effort. Cette nourriture m&#039;assurera une autonomie totale sur ce brevet. Il me restera 5 barres de céréales à l&#039;arrivée.
&lt;br/&gt;
Côté bagages, les grandes poches de mes deux maillots, plus mon petit sac-à-dos habituel, suffisent. Pour le dépannage, j&#039;ai même pu caser une chambre à air (une deuxième est sous ma selle, la pompe est accrochée au vélo) et un multi-outils complet avec dérive-chaîne.
&lt;br/&gt;
Ainsi, je suis beaucoup plus léger que l&#039;an dernier, où j&#039;avais eu du mal à prendre du plaisir dans les montées avec le Giant et la grosse sacoche... Cette année, c&#039;est le premier 400 du Scott. Il est équipé d&#039;un GPS qui affiche uniquement la carte et l&#039;heure, et de 12 batteries AA NiMH pour l&#039;éclairage avant (8 serviront) plus 2 pour le GPS (qui ne serviront pas).
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je pars de chez moi à vélo et arrive au départ avant 14h15. Le départ est à 15h, mais il y a déjà du monde ! Je retrouve notamment Brigitte, Cricri, Valex, Pascal, Baptiste, Thomas, Yann, Franco, Robert qui participe là à son premier 400, Patrick, Franck, Florian et Alain de Lyon... Distribution des cartons de contrôle, contrôle des éclairages avant et arrière, et nous nous élançons peu avant 15h derrière Jean-Philippe qui va nous guider jusqu&#039;à Pont-de-Claix et faire le brevet avec nous.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-04/dscf2791.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Le départ s&#039;effectue dans la bonne humeur générale:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-04/dscf2794.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
La route s&#039;élève à partir de Vif, pour gravir le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-38-0899&quot;&gt;col du Fau&lt;/a&gt;. Les feux rouges qui précédaient font que nous sommes déjà morcelés en petits groupes, il y a des groupes devant et des groupes derrière. Il y a donc ceux qui sont déjà devant, et ceux qui, au début de cette montée, attaquent fort. C&#039;est le cas notamment de Pascal et de Patrick. Juste pour jouer, j&#039;accélère sur quelques centaines de mètres avant de me raviser: aujourd&#039;hui, je roule cool. Je n&#039;ai pas la moindre idée du temps qu&#039;il va me falloir pour boucler le parcours, et d&#039;ailleurs je m&#039;en fiche. Tout ce qui m&#039;importe est de terminer le brevet dans les délais et dans le meilleur état possible. J&#039;ai même posé un jour de congés pour lundi, pour récupérer si besoin.
&lt;br/&gt;
J&#039;attends donc le groupe Baptiste-Thomas, qui va rouler cool aussi et qui a un plan de route qui me convient à merveille avec peu de pauses. Je referai chauffer un peu les guiboles dans le final pentu du col du Fau, où je rejoindrai Jean-Philippe.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Il y a quatre semaines, nous étions là-bas, une autre manière d&#039;atteindre le col du Fau:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-04/dscf2798.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-04/dscf2800.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Notre petit groupe reste à peu près groupé dans la succession de montées et de descentes qui suivent le col du Fau. A un moment, Thomas s&#039;arrête (pour régler un problème de chaussure apparemment). J&#039;ai prévu de remplir un bidon (pour ne pas entamer tout de suite le deuxième bidon qui contient de la boisson énergétique) à l&#039;aire du Trièves qui se situe peu après, et je quitte le groupe également. Malgré la brièveté de la pause (1 minute, sans compter le court détour occasionné), il me faudra du temps pour revenir sur le groupe, à l&#039;occasion des derniers lacets du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-26-1176&quot;&gt;col de la Croix-Haute&lt;/a&gt;.
&lt;br/&gt;
Nous terminons l&#039;ascension dans un léger brouillard. Au sommet, j&#039;enfile bonnet et coupe-vent. Je m&#039;inquiète un peu pour la suite, car si l&#039;on se caille déjà à 18h, qu&#039;est-ce que ce sera en fin de nuit. Nous sommes rejoints par Rémy, le capitaine de route de &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article31/le-brm-300-de-grenoble&quot;&gt;mon premier 300 en 2012&lt;/a&gt;, un infatigable rouleur et bon grimpeur également. D&#039;autres cyclistes arrivent. Jean-Philippe bascule sans s&#039;arrêter. Chaque minute de pause me refroidit, ainsi les 7 minutes me paraissent longues.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;La fin de l&#039;ascension du col de la Croix-Haute:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-04/dscf2802.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Finalement, la descente se passe bien. Mes doigts ne gèlent pas, et grâce au coupe-vent le reste du corps n&#039;a pas froid du tout. Dès que la route devient plus plate, les rouleurs... roulent. Tour à tour, Baptiste, Thomas et Rémy effectueront un super travail jusqu&#039;à Sisteron. A ce stade du brevet et pour un 400, je ne prends pas de relais, à regret... J&#039;ai déjà parfois du mal à recoller aux roues, je dois parfois sprinter, notamment car les relais sont pris à l&#039;envers avec donc une accélération à chaque passage de relais, et je dois recoller aux roues de celui qui était précédemment en tête du relais.
&lt;br/&gt;
Ce type d&#039;effort m&#039;est plus difficile que de m&#039;envoler dans le petit &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-04-0611&quot;&gt;col des Hostes&lt;/a&gt;, peu après Laragne-Montéglin. J&#039;apprécie alors la légèreté de mon équipement: un régal. Pas facile de réunir rouleurs et grimpeurs au sein d&#039;un même groupe !
&lt;br/&gt;
Nous reprenons successivement Jean-Philippe et Pascal, qui roulent en solo.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-04/dscf2806.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Sisteron est atteint vers 20h15, bien avant les 21h que j&#039;imaginais et donc bien avant la tombée de la nuit. Il faut dire que le vent du Nord nous a bien aidés.
&lt;br/&gt;
Je revois Patrick qui a déjà mangé sa pizza après avoir roulé fort avec le groupe de Franck jusqu&#039;à Sisteron. Pascal est là également. Nous repartons à 20h30 avec un estomac un peu moins vide et des bidons pleins.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-05-04/dscf2808.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Si je me souviens bien, le GPS est passé tout seul dans le mode d&#039;affichage &lt;em&gt;nuit&lt;/em&gt; (les couleurs de la carte changent) à 20h40, heure à laquelle j&#039;ai allumé la petite frontale et l&#039;éclairage arrière, mais j&#039;ai attendu encore une demi-heure avant d&#039;allumer le phare avant. La trace que j&#039;ai chargée dans le GPS commence à Sisteron pour se terminer à Chabeuil. C&#039;est en gros notre parcours pour la nuit, et aussi les routes que je ne connais pas.
&lt;br/&gt;
Nous débutons aussi la partie la plus amusante du parcours, avec une succession de bosses, et la nuit qui apporte un peu de piment. Au niveau du profil, ce parcours me rappelle beaucoup mon premier 400 dans les monts du Lyonnais, où nous avions passé la nuit à gravir des cols de moyenne montagne.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le premier col est celui &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-04-0968&quot;&gt;de la Pigière&lt;/a&gt;, une ascension de 34 km à partir de Sisteron. Une ascension douce et assez longue, donc. Je surveille la nuit qui tombe, le croissant de lune qui nous observe. Je guette aussi les réactions de mon corps à la tombée de la nuit, me forçant à bailler de temps en temps pour oxygéner le cerveau. Comme en 2012 et en 2013, tout se passe bien. Mais les neuf heures de nuit ne font que commencer.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Une courte descente, une intersection où il faut prendre à gauche et nous attaquons les 4 km de montée du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-26-1068&quot;&gt;col de Macuègne&lt;/a&gt;. Je multiplie les passages en danseuse autant que possible: mon fessier m&#039;en remerciera plus tard. Léger comme je suis aujourd&#039;hui, tout au long du brevet je n&#039;aurai aucun mal à emmener ce vélo en danseuse.
&lt;br/&gt;
Je suis le rythme de Rémy dans les montées, Thomas et Baptiste se laissant décrocher mais revenant très fort dans les descentes. Je suis très prudent dans les descentes: on n&#039;y voit jamais aussi bien qu&#039;en plein jour, de plus la nuit on dérange les animaux... Finalement on aura vu des chats et un lapin et c&#039;est tout.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Une longue descente nous conduit à Montbrun-les-Bains, le prochain point de contrôle. Il est presque 23 heures lorsque nous y arrivons, il y a pas mal de cyclistes arrêtés (dont Pascal, que nous ne reverrons plus), le restaurant est encore ouvert et j&#039;y fais tamponner ma carte de route. L&#039;accueil est chaleureux, ce qui fait plaisir dans cette nuit froide qui a tout juste commencé.
&lt;br/&gt;
La pause est bien gérée (pas plus de cinq minutes !) et nous repartons, à droite après Montbrun, en direction du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-26-0845a&quot;&gt;col d&#039;Aulan&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A partir de là, je me cale sur le rythme de Rémy. Un autre cycliste, qui vient de Voiron mais dont je ne connais pas le prénom, roule un peu devant nous dans les montées, un peu derrière dans les descentes.
&lt;br/&gt;
A Montbrun, j&#039;ai hésité à m&#039;habiller davantage, mais j&#039;ai préféré accepter que la pause soit courte, plutôt que de me refroidir en restant immobile plus longtemps. La descente vers Montbrun a été relativement longue, j&#039;ai du mal à me réchauffer dans la montée qui suit. J&#039;y parviens quand même avant le sommet du col.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La descente proprement dite du col d&#039;Aulan est courte, ensuite il y a de longues portions où l&#039;on peut pédaler pour se réchauffer.
&lt;br/&gt;
Dans la descente, deux vélos nous dépassent et, comme dans les descentes précédentes, je crois reconnaître Thomas mais je ne vois pas Baptiste. Ce n&#039;est que beaucoup plus tard, dans le col de la Sausse, qu&#039;en interrogeant Rémy je comprendrai qu&#039;aucun des deux nous a doublés et qu&#039;ils sont donc derrière.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Après St-Auban-sur-Ouvèze, nous attaquons le &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-26-0794&quot;&gt;col de Peyruergue&lt;/a&gt;. Tant que ça grimpe, je me sens bien. Mais la portion qui suit, et qui nous conduit pratiquement jusqu&#039;à Nyons, me paraît bien longue par rapport à ce que j&#039;avais mémorisé du parcours. C&#039;est plat, ou presque, et pourtant Baptiste et Thomas ne sont toujours pas là.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Puis arrive enfin ce croisement où nous bifurquons à droite en direction des gorges de Trente Pas puis du &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-26-0791&quot;&gt;col de la Sausse&lt;/a&gt;. Je suis passé ici de jour &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article48/fevrier-entre-vignes-et-lavande&quot;&gt;il y a un an&lt;/a&gt;, et les paysages défilent dans ma tête à défaut de pouvoir les contempler aujourd&#039;hui. Aujourd&#039;hui, nous aurons tout de même bénéficié des odeurs de la Drôme provençale, de lavande notamment, et des chants des oiseaux.
&lt;br/&gt;
Dans les gorges, le vent s&#039;est sérieusement réveillé. Depuis plusieurs kilomètres, les raisons de m&#039;arrêter s&#039;accumulent. Tout d&#039;abord, j&#039;avais prévu de changer les batteries de mon éclairage vers 2 heures du matin, et nous y sommes presque. Il faudra de tout façon les remplacer avant la descente, où une coupure brutale d&#039;éclairage serait dangereuse. Je pense d&#039;abord à faire la manipulation en roulant: dans la montée, avec ma petite frontale, la manipulation prendrait quelques secondes. Puis j&#039;ai faim, il faut que je mange. Regardant sans cesse les minutes défiler sur le GPS, je finis par m&#039;arrêter. Quand je repars, 7 minutes plus tard, en me retournant j&#039;aperçois des lumières qui pourraient être celles de Baptiste et Thomas.
&lt;br/&gt;
Un peu plus loin, je retrouve deux lumières rouges en ligne de mire. J&#039;en déduis que mes deux compagnons de route se sont arrêtés puis repartis. J&#039;accélère un peu l&#039;allure et je rejoins facilement Rémy dans les derniers lacets du col de la Sausse. Je demande alors une pause à Bouvières, pour remplir les bidons. En fait, par cette nuit froide, l&#039;essentiel du peu que j&#039;aurai bu sera ressorti par les voies naturelles.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A Bouvières, la pause ne durera que trois minutes. Rémy en profite pour enfiler, tout comme moi, son coupe-vent, ainsi je ne culpabilise pas trop d&#039;avoir demandé la pause après avoir fait la mienne tout seule tout à l&#039;heure sans prévenir... La fontaine étant un peu en retrait par rapport à la route, je laisse mon vélo bien en vue avec son éclairage pour Thomas et Baptiste, mais étrangement personne n&#039;arrive. Nous repartons. Ils nous rejoindront peu avant le contrôle suivant de Bourdeaux. En me retournant, j&#039;avais vu deux lumières au loin et j&#039;avais alors dit qu&#039;on allait se faire doubler par une voiture... Sauf que ces deux lumières étaient celles de Baptiste et Thomas qui roulaient côte à côte.
&lt;br/&gt;
A l&#039;approche de Crest, le vent souffle de plus en plus fort, avec quelques rafales dangereuses de travers, qui me font changer de position sur la route... Déjà que j&#039;évite de trop rester dans les roues de nuit à cause de la visibilité et du risque accru, en raison de la faible visibilité des irrégularités de la route ou du passage imprévu d&#039;un animal, d&#039;un brusque écart de trajectoire de mes prédécesseurs, là avec les rafales je quitte complètement les roues et lutte tout seul contre le vent. Le petit &lt;a href=&quot;http://www.centcols.org/util/geo/visuGP.php?code=FR-26-0409&quot;&gt;col de Lunel&lt;/a&gt;, lui, est franchi sans difficulté.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A l&#039;approche de Crest, je ne sais pourquoi l&#039;essentiel du groupe tourne à gauche pour quitter le parcours. Si c&#039;est pour prendre un raccourci, alors celui-ci n&#039;était pas flagrant. Sans doute se sont-ils aussi arrêtés (pour prendre de l&#039;eau ?). Toujours est-il que nous ne sommes plus que deux sur la route de Chabeuil, et rapidement je suis lâché. Mais ça me convient bien comme cela. Il y a du vent, mais pas de rafale: ça aurait pu être bien pire, je pense que nous sommes passés à la bonne heure. Non, je n&#039;ai jamais apprécié cette portion entre Crest et Chabeuil. Une heure de route pour aller d&#039;un point A à un point B de même altitude (environ) par une route presque plate mais où je me traîne à 18 km/h de moyenne, soit en-dessous de la moyenne, pauses comprises, de tout le brevet au profil bien plus escarpé que cela.
&lt;br/&gt;
Rémy, Thomas et Baptiste me rejoignent juste avant Chabeuil. Sans se concerter, je fais signe que je m&#039;arrête. Finalement, tout le monde a bien besoin d&#039;une petite pause. Je mange ce qui me reste de sandwiches et transvase un peu de nourriture du sac vers les poches et la sacoche de cadre. Nous faisons le plein d&#039;eau à la précieuse fontaine verte du quai de la République. Arrivés à 5h06, nous repartons à 5h25 après ce qui devrait être la dernière pause du BRM.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A 5h30, le jour devrait commencer à se lever, mais le ciel est couvert. Nous avons donc encore besoin des lumières pour quelque temps. La route touristique qui nous mène à St-Nazaire-en-Royans consiste en une succession de petites montées de pentes variées. Le profil me convient, mais mes passages ici ne se sont pas toujours bien déroulés. Aujourd&#039;hui, je n&#039;ai pas d&#039;état d&#039;âme, un peu comme samedi dernier sur le 300. J&#039;avance à mon rythme, ce qui fait que je me retrouve en tête du groupe. Avant la dernière bosse, où j&#039;ai décidé de produire mon effort comme samedi dernier, je vois Thomas revenir comme un boulet de canon avant la petite descente, mais je ne parviendrai pas à le rattraper dans la montée. Thomas s&#039;est arrêté pour attendre les autres. Etant donné qu&#039;il n&#039;y a plus que de la descente et du plat jusqu&#039;à St-Nazaire, je me dis qu&#039;ils n&#039;auront pas de mal à me rejoindre dans la descente.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au bout d&#039;une longue ligne droite, je m&#039;arrête pour les attendre. Cinq minutes s&#039;écoulent mais toujours personne à l&#039;horizon. Je décide de repartir.
&lt;br/&gt;
La route départementale jusqu&#039;à Saint-Gervais est parcourue sans état d&#039;âme là non plus. Je sais que la fatigue s&#039;est accumulée, que les jambes ne répondent plus aussi bien qu&#039;hier, mais avec mon coup de pédale régulier j&#039;ai l&#039;impression que je pourrai rouler encore des heures et des heures comme cela. Des heures, je sais qu&#039;il n&#039;en reste guère plus que deux. Je n&#039;ai jamais parcouru cette route dans des conditions aussi favorables: peu de véhicules, de plus le vent est tombé. J&#039;alterne position assise et danseuse. A cette occasion, les changements de vitesse se passent sans encombre, contrairement à samedi dernier. J&#039;ai la chance de peu ressentir les douleurs physiques qui s&#039;accumulent habituellement au fil des kilomètres, qui rendent chaque coup de pédale plus difficile, et qui finissent par user le mental. Les fesses ont commencé à faire mal après 150 km, mais par la suite ce fut plus facile à gérer que samedi dernier. Je n&#039;ai pas mal aux reins, contrairement au 400 de l&#039;an dernier; en fait j&#039;ai rarement mal aux reins avec le Scott. Les mains s&#039;irritent un peu au contact du guidon. Les yeux, malgré la protection des lunettes, y voient un peu trouble, conséquence du vent et de la nuit sans sommeil. Rien à signaler quant aux jambes.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il est 8h10 lorsque j&#039;entre sur la voie verte, soit 1h08 après St-Nazaire. En temps de déplacement, c&#039;est 7 minutes de plus que samedi dernier sur le 300.
&lt;br/&gt;
Au tout début de la voie verte, je suis rejoint par le trio Baptiste-Rémy-Thomas. Nous rattrapons notre camarade voironnais juste après: il a dû faire une pause à l&#039;entrée de la voie verte sinon nous ne l&#039;aurions plus revu. Très vite, je comprends que Rémy est au bout du rouleau. On essaye de l&#039;attendre mais rien n&#039;y fait.
&lt;br/&gt;
Thomas et Baptiste roulent sans effort, et ont la relance facile sur les rares endroits où il faut relancer. Ce qui n&#039;est pas mon cas. Lors d&#039;une relance, j&#039;ai dû forcer un peu trop sur les jambes et les cuisses deviennent douloureuses. Après le pont de St-Quentin-sur-Isère, il faut de nouveau relancer après le portique de la voie verte. Là, j&#039;en suis incapable: les cuisses font trop mal. Je garderai quelque temps mes camarades en ligne de mire, puis ma vitesse ne fera que décroître. Je me traîne, à tel point qu&#039;un vétiste du dimanche me dépasse. Les cuisses font un peu moins mal en danseuse, mais mal tout de même. Rémy me rejoint et nous finissons ensemble. Finalement, j&#039;aurai parcouru la voie verte à 23 km/h de moyenne, à comparer aux 27 km/h de samedi dernier, ce qui n&#039;était déjà pas rapide.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A l&#039;arrivée, à 9h36, je ne souhaite pas m&#039;arrêter longtemps, car il me reste 10 km pour rentrer, avec des bosses, et les cuisses seront plus douloureuses encore si je me refroidis. Mais à l&#039;arrêt de l&#039;effort, une courte baisse de tension m&#039;oblige à m&#039;asseoir. Conséquence d&#039;une nuit sans sommeil.
&lt;br/&gt;
Je reste assis là 25 minutes, à discuter avec Rémy, Thomas, Baptiste. Il est temps de partir et j&#039;ai du mal à me relever. Aîe, que le retour va être difficile ! Finalement, une fois chaudes les cuisses sont déjà moins douloureuses. Etait-ce une accumulation d&#039;acide lactique qui, avec les à-coups répétés et la fatigue, a mis du temps à se résorber ? Toujours est-il que le retour s&#039;effectuera dans le même temps que samedi dernier, et que j&#039;aurai doublé deux vététistes dans la montée de la Tronche (ouf, l&#039;honneur est sauf: David 2, vététistes 1 !).
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ce BRM ne laissera aucune douleur particulière le lendemain, si ce n&#039;est une rotule qui m&#039;avait déjà dérangé après le 300 mais qui ne fait mal qu&#039;à froid. Les jambes ne sont pas prêtes pour rouler tout de suite, mais je pourrai courir mardi ou mercredi, et rouler jeudi. Les cuisses ont très vite refonctionné normalement.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Même distance, mêmes conclusions que l&#039;an dernier: un 400 de temps en temps, OK, mais au-delà je n&#039;y prendrai pas de plaisir. Je ne veux pas jouer avec le manque de sommeil, et la difficulté de repartir après une courte pause pour (insuffisamment) dormir est aussi grande que de ne pas dormir du tout. Pour moi, cette année encore, le &lt;em&gt;toujours plus&lt;/em&gt; s&#039;arrêtera à 400 km.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il n&#039;en demeure pas moins que j&#039;ai pris beaucoup de plaisir sur ce brevet. Je pense avoir capitalisé sur les deux précédentes éditions. Les pauses ont été raccourcies, ce qui est une bonne chose (1h10 de pauses pour 18h37 au total). Je sais que je peux encore faire mieux sur ce plan. La nuit n&#039;a pas été trop difficile à gérer. Je suis resté patient au retour, alors que j&#039;ai roulé essentiellement seul. Mais ce n&#039;est pas demain que je tenterai un chrono sur un 400... 400 km restent 400 km (les à-coups sur la fin me l&#039;ont rappelé), et une nuit sans sommeil laisse des traces. Sans l&#039;épisode des 20 derniers kilomètres, ma régularité aurait été parfaite. Je n&#039;aurais jamais imaginé rentrer avant 10h: mes deux précédents 400 s&#039;étaient bouclés en 21h30 et 21h20, contre 18h40 aujourd&#039;hui.
&lt;br/&gt;
Le groupe a été, comme pour tous les 400 et sur d&#039;autres distances aussi d&#039;ailleurs, d&#039;une aide déterminante. Rémy, Baptiste et Thomas pour leurs relais. En particulier, Rémy pour le rythme régulier dans les cols, un rythme qui me convenait parfaitement. Tous les cyclistes avec qui j&#039;ai partagé un bout de route, pour la bonne humeur et la convivialité.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
J&#039;ai une pensée pour Yann qui s&#039;est déchiré pour terminer ce brevet dans des conditions difficiles (prenez mon coup de mou des 20 derniers kilomètres et multipliez-le par dix...). J&#039;adresse un grand bravo à tous mes amis qui ont réussi ce brevet, spécialement à Franco qui était plus qu&#039;incertain il y a une semaine, et à Jean-Philippe qui, non content de seulement organiser le brevet, a bouclé ce 400 avec nous.
&lt;br/&gt;
Ces BRM, c&#039;est une belle pratique sportive. On en apprend beaucoup sur les autres et sur soi. On nous prend pour des fous quand on raconte qu&#039;on roule une nuit entière, mais ceux qui ne l&#039;ont jamais fait ne peuvent pas savoir le plaisir que l&#039;on y prend...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A lire également:
&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href=&quot;http://cricri-le-cyclo.over-blog.com/2014/05/brm-400-de-grenoble-en-drome-provencale.html&quot;&gt;le reportage de Cricri&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href=&quot;http://laboule.no-ip.com/blog/2014/05/05/brm-400-de-grenoble-3-4-mai-2014/&quot;&gt;le récit de Thomas&lt;/a&gt;,
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.multiactiv.fr/article-travail-d-equipe-une-nuit-de-printemps-dans-les-baronnies-123525663.html&quot;&gt;l&#039;article de Brigitte&lt;/a&gt;,
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href=&quot;http://fanfcyclo38.overblog.com/2014/05/une-nuit-a-la-belle-etoile.html&quot;&gt;le compte-rendu de Franco&lt;/a&gt;,
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.cycloclubtullinsfures.com/forum/viewtopic.php?f=4&amp;t=706&quot;&gt;l&#039;aventure de Robert&lt;/a&gt;,
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href=&quot;http://dark.side.of.myself.free.fr/index.php/cyclotourisme/brevets-et-cyclo-montagnardes/732-brm400-en-isere-alpes-de-haute-provence-drome-et-vent-de-face&quot;&gt;le point de vue de Florian&lt;/a&gt;,
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href=&quot;http://cestdurlevelo.over-blog.com/2014/04/3-4-mai-2014-brm400-la-drome-provencale.html&quot;&gt;et la narration de Baptiste.&lt;/a&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>BRM 300 ardéchois</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article65/brm-300-ardechois"/>
	<id>urn:md5:69cdad1e89b2bdaa6a0f03e849b1b8ec</id>
	<updated>2014-04-26T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Randonnées</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
Tout comme le 16 mars 2013, le BRM 300 de Grenoble nous emmène aujourd&#039;hui visiter les belles routes d&#039;Ardèche.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2761.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;p&gt;
C&#039;est là mon quatrième BRM de la saison, et mon deuxième 300. Dans ma tête, je suis déjà dans mon 400 du week-end prochain, ce qui signifie que je vais rouler à l&#039;économie, sans à-coup, en faisant le moins de pauses possible.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article50/brm-300-de-grenoble-l-ardeche&quot;&gt;connais donc déjà le parcours&lt;/a&gt; puisque c&#039;est ma deuxième participation. Aujourd&#039;hui, les conditions sont tout de même différentes: la météo est bien plus favorable, de plus le brevet se situe un mois et demi plus tard dans l&#039;année, du coup tout le monde y est mieux préparé.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A 3h10 je pars à vélo de chez moi, et j&#039;arrive au départ à Grenoble une demi-heure plus tard. Pascal et Yann sont là. Patrick arrive peu après, de même que &lt;a href=&quot;http://fanfcyclo38.overblog.com/&quot;&gt;Franco&lt;/a&gt;. Nous sommes 30 participants, soit deux fois moins que pour le Tour du Vercors il y a quatre semaines. On peut penser que, en année pré-qualificative pour Paris-Brest-Paris, ceux qui ont voulu valider un 300 ont choisi le plus roulant. L&#039;argument comme quoi il faut se reposer pour le 400 de la semaine prochaine ne tient pas, au contraire, sauf pour ceux qui ont enchaîné des 200 et des 300, voire des 400, tous les week-ends depuis le début du mois, et je pense là à &lt;a href=&quot;http://cricri-le-cyclo.over-blog.com/&quot;&gt;Cricri&lt;/a&gt;.
&lt;br/&gt;
Nous nous élançons à 4h04 après une photo de groupe. Jean-Philippe, l&#039;organisateur, ne roulera pas avec nous aujourd&#039;hui. C&#039;est rare, mais il a déjà repéré le parcours le week-end dernier.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Sur la voie verte détrempée par les pluies de la nuit, le petit groupe de huit à dix unités dont je fais partie progresse à bonne allure. Patrick, Franco, Yann et moi fermons la marche. Ou plutôt, je ferme la marche, souvent 10 à 20 mètres derrière, ce qui me donne un peu plus de temps de réaction en cas de chute dans la nuit noire...
&lt;br/&gt;
Au croisement de la route de Tullins, j&#039;ai besoin d&#039;une courte pause et j&#039;estime que je pourrai rattraper le groupe. La jonction est faite 10 minutes plus tard au prix d&#039;un effort qui n&#039;a rien de démesuré.
&lt;br/&gt;
Du coup, à la fin de la voie verte tout le monde s&#039;arrête sauf moi. J&#039;attaque doucement la montée en direction de Vinay. Patrick me rejoint très vite, puis Yann et Franco. Nous sommes quatre, les autres membres du groupe sont plutôt des rouleurs et nous ne les reverrons plus.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
A Vinay, nous prenons la direction de Varacieux. Au début de la montée, je laisse filer tout le monde pour monter sur le rythme tranquille que j&#039;ai décidé d&#039;imprimer aujourd&#039;hui. Une voiture nous double prudemment, un à un; à cet instant je ne sais pas de qui il s&#039;agit mais on reverra cette voiture un peu plus tard...
&lt;br/&gt;
Je ne vois plus aucune lumière, ni devant ni derrière. Au col de la Feta de Chambarand, je rattrape peu à peu Franco, qui fait une petite pause au sommet.
&lt;p&gt;

&lt;p&gt;
Dans la descente, il ne fait pas encore bien jour lorsque mon phare se reflète sur deux gilets de cyclistes. Je me dis que Yann et Patrick se sont arrêtés mais je me demande bien pourquoi... Puis j&#039;entends Jean-Philippe m&#039;interpeler: c&#039;est un contrôle secret ! Le premier depuis que je fais des brevets à Grenoble. Mais Jean-Philippe ne se contente pas de marquer nos cartes de route: il nous offre aussi à boire et à manger ! C&#039;est donc sa voiture qui nous a doublés tout à l&#039;heure dans la montée. 7 minutes plus tard, nous repartons. Nous ne nous sommes pas trop refroidis: il doit faire 10 à 15 degrés de plus que l&#039;an dernier au même endroit et sur le même brevet.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2718.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Par la suite, nous allons prendre des relais à quatre jusqu&#039;à Saint-Vallier. Je ne trouve pas que l&#039;on roule excessivement vite, cependant je m&#039;emploie à chaque relais, sans exagérer.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2724.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yann:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2726.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Franco:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2732.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patrick:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2733.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Je ne sais pas pourquoi je propose un arrêt à Hauterives. Peut-être parce que c&#039;est un point de contrôle, mais tout le monde a trouvé la réponse à la question de contrôle et l&#039;on remplira nos cartes plus tard. Il est 6h57 et personne ne s&#039;arrête.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Un peu plus tard, je guide notre petit groupe dans Saint-Vallier.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous allons traverser le Rhône sur ce pont:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2740.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Nous entrons en Ardèche. La route des gorges de l&#039;Ay est fermée et nous décidons sagement d&#039;emprunter l&#039;itinéraire de déviation, un peu plus long et grimpant.
&lt;br/&gt;
Franco et Yann s&#039;arrêtent tandis que Patrick s&#039;envole déjà dans la montée. Je me cale sur le même rythme que dans la montée de Varacieux.
&lt;br/&gt;
J&#039;apprendrai plus tard, à Lalouvesc, que &lt;a href=&quot;http://www.multiactiv.fr/&quot;&gt;Brigitte&lt;/a&gt; était venue à Saint-Vallier pour nous rencontrer, sauf que nous sommes passés trop tôt... et pour cause: lorsqu&#039;il me dépasse au début de la montée, Yann m&#039;indique que nous avons parcouru 100 km en un peu plus de 3h30. Pourtant, je ne trouve pas que nous avons roulé comme des fusées, et puis le dénivelé sur cette portion du parcours n&#039;est pas énorme.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2747.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2750.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Patrick et Yann s&#039;éloignent de plus en plus devant, et je finis par les perdre de vue. Franco ne doit pas être bien loin derrière.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2753.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Je rejoins le parcours officiel à St-Romain-d&#039;Ay: fin de la déviation. A partir de Satilleu, je me retourne régulièrement mais je ne vois personne revenir sur moi. En particulier, pas de Pascal, qui m&#039;avait dépassé l&#039;an dernier à cet endroit ou un peu avant. Alors, jusqu&#039;à Lalouvesc, je ne cesserai de chanter Pascaloutai: où t&#039;es, Pascal où t&#039;es ? Où t&#039;es, Pascal où t&#039;es...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lalouvesc:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2759.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
A Lalouvesc, je découvre non seulement que Yann et Patrick sont déjà repartis (si toutefois ils se sont arrêtés), mais aussi que personne n&#039;arrive derrière moi. Pourtant, je prends le temps de manger et de remplir les bidons sur la place du village.
&lt;br/&gt;
L&#039;idée de faire 200 km tout seul ne me plaît guère, aussi je finis par redescendre jusqu&#039;à l&#039;entrée de Lalouvesc, où j&#039;ai de la visibilité sur la fin de la montée. 10 minutes se sont déjà écoulées depuis mon arrivée lorsque Pascal arrive à son tour. Pas de Franco. Pascal m&#039;indique qu&#039;il l&#039;a vu peu avant Lalouvesc... et qu&#039;il était en train de redescendre... En fait, j&#039;apprendrai bien plus tard que Franco a fait demi-tour à cause de sa hanche. 260 km pour lui aujourd&#039;hui, une très grosse balade donc, mais c&#039;est dommage pour le brevet... Franco, j&#039;espère que ta hanche va te laisser tranquille pour encore bon nombre de balades à vélo.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Après Lalouvesc, parcourir la route des crêtes est un régal. L&#039;an dernier, il fallait se cramponner au guidon à cause des rafales de vent, garder les yeux rivés sur la route et pédaler même en descente. Aujourd&#039;hui, je peux contempler le paysage et prendre des photos.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2761.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2763.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
A Lamastre, je n&#039;ai toujours pas assimilé la logique de la circulation, mais grâce à la trace GPS de l&#039;an dernier je parviens à trouver ma route sans faire plus de détours que ce que les sens interdits m&#039;imposent...
&lt;br/&gt;
Un peu plus de 7 kilomètres de montée me séparent du col de Montreynaud. Pascal, que j&#039;ai distancé, devrait me rattraper dans la montée. Ça recommence: Pascaloutai. Pas de Pascal. Le col est atteint en 30 minutes, comparé aux 40 minutes de l&#039;an dernier, ce qui fait une différence énorme mais que j&#039;attribue aux rafales de vent de l&#039;an dernier. En effet, l&#039;an dernier j&#039;avais notamment été accueilli au col par de dangereuses rafales; rien de tout cela aujourd&#039;hui.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2765.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2770.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2773.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Vernoux est atteint rapidement. Je m&#039;y arrête deux fois, car c&#039;est un point de contrôle et la question porte sur le panneau d&#039;entrée, or il y a deux entrées, selon que l&#039;on reste sur la route principale ou que l&#039;on se dirige vers le centre.
&lt;br/&gt;
A Vernoux, je m&#039;attendais éventuellement à voir des cyclistes attablés à un bar, mais je ne vois personne. Je m&#039;installe à la sortie du village pour manger un sandwich. Il n&#039;est pas encore midi, je n&#039;ai pas tant faim que cela, mais sur un 300 il faut manger. Pascal me rejoint peu après et en fait de même. Je traîne un peu: 18 minutes de pause n&#039;étaient pas nécessaires ici.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le col de la Justice est une formalité, puis nous allons rejoindre St-Georges-les-Bains par une petite route qui monte et qui descend. L&#039;occasion de reprendre, avec Pascal, notre partie de yoyo.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2775.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Pascal me rejoint au feu du pont de Charmes. Nous traversons le Rhône: au revoir l&#039;Ardèche. Le retour sur Grenoble, sans profiter de la moindre roue, dans un léger vent dont on se demande le sens, ne s&#039;annonce pas agréable, d&#039;autant plus que je vais un peu moins bien. Je suis Pascal, me faisant distancer parfois sur des routes parfaitement plates. Sa compagnie sur cette dernière portion du parcours me sera précieuse.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2778.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
La trace GPS de 2013 n&#039;est pas parfaite, je ne l&#039;ai pas suffisamment retravaillée et nous ne sommes pas toujours sûrs du chemin le plus court. Ainsi se succèdent le grand tour bosselé d&#039;Etoile-sur-Rhône pour éviter de prendre le sens interdit de l&#039;an dernier, le contournement de Montéléger alors que nous aurions mieux fait de le traverser, puis la traversée de Chabeuil où Pascal nous fait passer au plus court.
&lt;br/&gt;
A Chabeuil, la fontaine verte est la bienvenue car mes deux bidons sont vides. Petite frayeur: l&#039;eau ne sort pas. Finalement, en attendant un peu, l&#039;eau finit par sortir. Ouf !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La suite du parcours se fait par cœur. Pascal s&#039;envole, mais à l&#039;occasion d&#039;une pause de sa part je passe en tête. Je vois des cyclistes. Des lents, que je dépasse. Un rapide, qui me double. Un grisonnant, qui a le même vélo que moi. Puis je crois voir Pascal devant et je ne comprends plus: s&#039;est-il téléporté ? Puis un autre cycliste avec un gilet fluo, duquel je me rapproche mais qui disparaît à je-ne-sais quelle bifurcation. Bref, j&#039;essaye de m&#039;occuper l&#039;esprit. Pascal revient et nous arrivons à la bosse finale. Je le distance dans la petite descente qui la précède, mais il revient très facilement dans la bosse alors que j&#039;ai décidé d&#039;enclencher le turbo. Le turbo tient jusqu&#039;au sommet: pas mal, mais je ne suis quand même pas au mieux.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre Chabeuil et St-Nazaire-en-Royans, nous longeons le Vercors:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2783.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Rapide pause à St-Nazaire pour le troisième contrôle et pour manger un bout. Ensuite, la nationale défile, un peu plus rapidement que certaines fois où j&#039;y suis passé par vent du Nord. Remplissage des bidons aux WC publics de Cognin-les-Gorges (cela devient une habitude), et environ 1h05 après St-Nazaire la voie verte nous tend les bras. Je ne parviens pas à imprimer mon rythme habituel de rouleur: on doit avancer à 27 ou 28 km/h, lorsqu&#039;on ne dépasse pas des piétons ou des vélos. A l&#039;approche de St-Egrève, j&#039;aperçois un vélo dans ma roue. Je l&#039;emmène un certain temps, puis je jette un coup d&#039;oeil de temps en temps derrière pour lui faire comprendre que c&#039;est son tour. Il ne passe pas, j&#039;accélère progressivement et il lâche assez facilement. C&#039;était... un VTT.
&lt;br/&gt;
A l&#039;approche de Grenoble, je vois que Pascal s&#039;arrête, alors je ralentis et l&#039;on finira le brevet ensemble. Jean-Philippe, Patrick et Yann sont là et nous applaudissent. Jean-Philippe nous offre, après celui du départ et celui du contrôle secret, le troisième ravitaillement du jour.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De gauche à droite, Patrick, Pascal et moi-même:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2786.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yann, Patrick et Pascal:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-26/dscf2787.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Je resterai là plus d&#039;une heure à discuter, sans voir arriver personne d&#039;autre. Le vent s&#039;est levé et le ciel devient tout noir côté Chartreuse: il est temps pour moi de parcourir les 10 derniers kilomètres, ceux qui me séparent de mon domicile. Après une heure d&#039;arrêt, il m&#039;est devenu très difficile de poser les fesses sur la selle, mais les jambes répondent encore bien en danseuse.
&lt;br/&gt;
Je suis quand même crevé et n&#039;aurai aucun mal à trouver le sommeil se soir-là...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Côté chiffres, la journée se termine avec 333 km au compteur, dont 311 pour le seul brevet parcouru en 13h22 dont 58 minutes de pauses. L&#039;an dernier, le même parcours m&#039;avait pris 14h07, il n&#039;y avait pas de déviation mais du froid, du vent et un vélo plus lourd, bref rien de comparable. Aujourd&#039;hui, je n&#039;ai profité d&#039;aucune roue sur les 210 derniers kilomètres, et c&#039;est une satisfaction, mais que le temps fut long sur la fin ! En sachant que la portion Chabeuil-Grenoble sera la même la semaine prochaine sur le 400, mais que l&#039;on aura alors 100 km de plus dans les jambes et une nuit blanche, j&#039;espère que l&#039;on roulera groupés et que je serai en mesure de suivre. Dans le cas contraire, cela pourrait être laborieux.
&lt;br/&gt;
Un point positif est que j&#039;ai pris beaucoup de plaisir à rouler jusqu&#039;à la sortie du département de l&#039;Ardèche. Depuis le BRM 200 du 5 avril, mes sorties, au nombre de 7, n&#039;avaient pas dépassé 4h20 de selle. Cela donne faim de longues distances, et j&#039;espère avoir la même faim pour le 400, une faim qui m&#039;avait un peu manqué l&#039;an dernier. De mon expérience des deux 400 à mon actif, les ingrédients pour réussir un 400 sont d&#039;abord la faim, ensuite un bon stress positif, enfin une bonne connaissance de soi sur 200 à 300 km.
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>Petit BRA, bis: le BRM 200 montagneux.</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article64/petit-bra-bis-le-brm-200-montagneux"/>
	<id>urn:md5:4d853936f21ac8dddcc9360b3aebc653</id>
	<updated>2014-04-05T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Randonnées</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
En avril, place à la moyenne montagne sur les BRM de Grenoble !
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
J&#039;ai pas mal hésité, au dernier moment, à participer à ce brevet, à cause de la météo. Des averses sont annoncées, surtout en montagne. Finalement, à part un peu de crachin pour rejoindre le point de départ, nous ne recevrons plus une seule goutte de la journée.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La journée commence en allant chercher Yann à vélo à Gières où il a passé la nuit. Yann à parcouru 430 km d&#039;une seule traite le week-end dernier, à une vitesse impressionnante. Comme je roule un peu moins lentement que les autres années (!), il me propose de faire le brevet avec lui. Ça, c&#039;est la théorie. En pratique, c&#039;est quand même plus compliqué car on n&#039;a pas le même niveau !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au départ, place de Sfax, petite déception: il y a moins de monde aujourd&#039;hui à 7h que dimanche dernier à 4h du matin ! Nous sommes quand même une grosse quarantaine au départ. Par rapport au 300 d&#039;il y a 6 jours, certains sont revenus, d&#039;autres non, et enfin d&#039;autres effectuent leur retour après une absence sur le 300 et/ou le 200. C&#039;est le cas de &lt;a href=&quot;http://www.multiactiv.fr/&quot;&gt;Brigitte&lt;/a&gt; que je n&#039;avais plus revu à Grenoble depuis le 200 de mars 2013 et de &lt;a href=&quot;http://cyclosport.over-blog.net/&quot;&gt;Jean-Pierre&lt;/a&gt;. Les grimpeurs sont là: Pascal, Franco, Olivier. Rémy est là aussi; après son 300 laborieux, j&#039;espère que le 200 s&#039;est mieux passé. Je retrouve avec plaisir Pascal Bride, qui termine là sa grosse semaine grenobloise avec un gros paquet de kilomètres et de dénivelé. Cricri, qui ne rate pas un brevet cette année, est venu accompagné de Valex.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
On papote, mais ça ne réchauffe pas. Je grelotte, il ne fait pas très froid mais rester immobile et penser à la pluie qui nous attend, ça refroidit.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;7h15, le départ.&lt;/strong&gt;
Jusqu&#039;à Vif, le parcours est le même que dimanche, sauf qu&#039;aujourd&#039;hui il fait jour. Cette fois-ci, Jean-Philippe nous lâche à Pont-de-Claix, ce qui m&#039;a tout juste laissé le temps de discuter un peu avec Franco et avec Brigitte.
&lt;br/&gt;
Car ça part fort. Je me cale confortablement derrière Pascal Bride, qui m&#039;indique développer 250 W à cet instant: pas grand chose pour lui, déjà beaucoup pour moi ! Puis arrive le Gua et les premières rampes. Je retrouve Patrick, qui faisait partie de notre groupe dimanche sur le 300, et qui grimpe très bien. Pascal accélère et me propose sa roue, je lui réponds que je vais essayer de le suivre... C&#039;est trop rapide pour moi, il ralentit un peu mais c&#039;est encre trop rapide (350 W, me dit-il), je le laisse filer. Il y a donc Yann et Pascal devant, moi derrière, et Patrick à 100 ou 200 mètres derrière moi. Je monte à mon rythme. J&#039;ai l&#039;impression que ce n&#039;est pas la très grande forme aujourd&#039;hui: je force, pour un résultat très moyen, en tout cas loin du col du Fau de dimanche.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Dans la côte de Miribel-Lanchâtre, Patrick, jamais loin derrière:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2676.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Après Miribel-Lanchâtre, la pente s&#039;accentue mais le sommet de la côte est atteint assez vite. La descente jusqu&#039;au pont sur la Gresse est prudente. Je finis par retrouver Pascal et Yann au pointage de St-Guillaume, rapidement rejoints par Patrick.
&lt;br/&gt;
Il nous reste un peu de montée jusqu&#039;au col du Fau, ensuite nous entrerons en Trièves.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Interrogation écrite à St-Guillaume. De gauche à droite: Yann, moi, Patrick.&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/1477629_638390782900217_2315102562831561312_n.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Au col du Fau:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2678.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Yann, à l&#039;aise:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2679.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;9h15, col du Fau.&lt;/strong&gt;
Même col du Fau que dimanche, mais pas la même route. Cette fois-ci, nous roulons en direction de Mens.
&lt;br/&gt;
Mes trois camarades descendent très vite, quant à moi je reste très prudent, d&#039;autant plus que la route est sinueuse et que les rafales de vent font leur apparition. Quand j&#039;arrive au pont de Brion, le point le plus bas, mes camarades sont déjà bien engagés dans la montée. Même stratégie que dimanche: pour éviter d&#039;essayer de les rattraper, je m&#039;arrête une minute et je ne les aurai plus en ligne de mire. Dans les lacets de la montée, à un moment j&#039;aperçois Patrick, que j&#039;estime être 3 minutes devant. Je suis parti pour rouler seul un certain temps, avec des sensations qui ne sont toujours pas géniales. En plus, en me dirigeant vers le Sud, je me dirige aussi vers des nuages noirs. Mais j&#039;estime que ces nuages sont plus au Sud que Mens, point le plus au Sud du parcours. La suite me donnera raison. Ce serait quand même mieux avec du soleil.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Le pont de Brion:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2680.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;10h01, Mens.&lt;/strong&gt;
Je remplis les bidons à la fontaine, et en repartant je vois Olivier arriver. Jusque-là, il a fait la route tout seul. Bien, on va continuer ensemble. On pointe au café des sports et c&#039;est reparti. Olivier a les mêmes sensations que moi aujourd&#039;hui: c&#039;est moins bon que lors du 300.
&lt;br/&gt;
A cet instant, je sais que je ne reverrai pas Yann et Pascal avant l&#039;arrivée. Ils doivent déjà avoir un bon quart-d&#039;heure d&#039;avance.
&lt;br/&gt;
Notre duo ne manque pas la bifurcation à gauche qui mène à la centrale EDF. Olivier, lui aussi, connaît cette route: il l&#039;a déjà empruntée l&#039;an dernier. La remontée après le petit pont de 2m20 de large n&#039;est donc une surprise pour personne. Le gros pignon de 28 dents m&#039;est d&#039;une grande utilité, me permettant de prendre les virages à la corde. Pas d&#039;effort inconsidéré dans cette montée.
&lt;br/&gt;
Après St-Arey, nous rejoignons la route principale, qui est aussi la route du Dauphiné Gratiné: Mayres-Savel (point de contrôle sur cette épreuve), Marcieu. Le vent souffle très fort, je ne parviens pas à m&#039;accrocher derrière Olivier qui doit ralentir. Nous surplombons le lac du Monteynard pendant un bon bout de temps.
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2685.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;11h36: la Motte-St-Martin.&lt;/strong&gt;
C&#039;est un point de contrôle et nous en profitons pour manger. A la différence d&#039;il y a trois semaines pour mon repérage, aujourd&#039;hui j&#039;ai commencé à manger dès le départ. Pas question d&#039;avoir une fringale. Rapidement, nous voyons Patrick arriver. C&#039;est une surprise car nous le croyions devant nous. Il nous explique s&#039;être temporairement trompé de route après Mens.
&lt;br/&gt;
Nous repartons après 13 minutes de pause. Notre trio est sur le point de devenir un quatuor, puisque j&#039;aperçois la casquette blanche de Pascal Bénistand quelques centaines de mètres derrière.  Au rythme où il grimpe, si l&#039;on veut franchir le col de la Festinière ensemble il faut accélérer tout de suite. Je crois que c&#039;est à cet instant que le soleil fait son apparition, et dans ma tête aussi. Miracle: les forces reviennent. Pascal remonte un à un les membres de notre trio et termine dans ma roue le col de la Festinière.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;12h22: la Mure.&lt;/strong&gt;
A ce stade, et c&#039;est l&#039;un des seuls repères que j&#039;ai aujourd&#039;hui par rapport à mon repérage du 16 mars, j&#039;ai 5 minutes d&#039;avance, autant dire que c&#039;est kif-kif.
&lt;br/&gt;
Nous nous regroupons à la Mure, cette fois-ci c&#039;est moi qui attends Olivier, comme quoi on se complète bien.
&lt;br/&gt;
Nous entrons dans le Valbonnais. J&#039;emprunte cette route plusieurs fois par an et je connais donc bien l&#039;enchaînement des petites bosses, dans un sens comme dans l&#039;autre. C&#039;est important, notamment au retour du 300 montagneux Madeleine-Glandon-Ornon.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;A Entraigues, sans doute le torrent de la Bonne:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2686.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
A Entraigues, nous avons tout juste fini de ravitailler en eau que Pascal nous rejoint une nouvelle fois. Le yoyo est un jeu que nous maîtrisons maintenant à merveille !
&lt;br/&gt;
Entraigues se situe entre deux eaux, deux torrents: la Malsanne et la Bonne. C&#039;est la vallée de la Malsanne que nous allons remonter, et c&#039;est là que commence le col.
&lt;br/&gt;
L&#039;approche est longue avant les premiers pourcentages un peu sérieux. C&#039;est l&#039;occasion de discuter.
&lt;br/&gt;
Puis arrivent les choses sérieuses. Pascal s&#039;envole et je vais essayer de rester dans sa roue, un peu à l&#039;abri du vent. Ça va tenir un petit quart-d&#039;heure où je suis quasiment à bloc. Je le laisse filer à cinq minutes du sommet: trop dur. Ce petit décrassage m&#039;a fait du bien ! Il y aura eu deux brevets aujourd&#039;hui pour moi: celui d&#039;avant la Motte-St-Martin, et celui d&#039;après la Motte-St-Martin.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Dans la partie facile du col d&#039;Ornon:&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2688.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2689.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;13h58: col d&#039;Ornon.&lt;/strong&gt;
6 minutes de pause pour remplir le carton de contrôle et répondre à la question cocasse. Jean-Philippe, qui nous fais signer un bulletin d&#039;inscription où l&#039;on s&#039;engage à ne pas boire d&#039;alcool pendant le brevet, nous pose une question sur un nom de bière...
&lt;br/&gt;
Je fais la descente pour le groupe. A la Paute, nous ne sommes plus que trois au moment de couper la départementale: Pascal descend prudemment.
&lt;br/&gt;
Le retour, par cette vallée de la Romanche où il faut pédaler contre le vent, dans le vacarme incessant des voitures, est usant. Je prends des relais qui ne ressemblent à rien. C&#039;est long.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;15h58: retour à Grenoble.&lt;/strong&gt;
Ouf ! Il aura fallu 2 heures pour revenir du col d&#039;Ornon, soit autant qu&#039;il y a trois semaines tout seul... mais il y avait moins de vent.
&lt;br/&gt;
Yann et Pascal Bride nous attendent à l&#039;arrivée. Pascal Bénistand arrive peu après. Cela fait du bien de papoter après ces deux heures contre le vent.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Notre trio à l&#039;arrivée (photo Pascal Bride). De gauche à droite: Patrick, moi, Olivier.&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/983628_638390476233581_92416841683413402_n.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Votre serviteur, Patrick à sa droite:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/1510426_638339936238635_1983149926625338176_n.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Yann et Pascal Bride qui nous attendaient:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2692.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;La réponse à la question alcoolisée. La Tourmente est une bière des Alpes:&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;img src=&quot;https://www.champelovier.com/blog/data/images/2014-04-05/dscf2690.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

&lt;p&gt;
Côté chiffres, les 200 km du BRM ont été bouclés en 8h11 de vélo plus 32 minutes de pause, à comparer aux 8h47 de vélo plus 9 min de pause le 16 mars en solo. Globalement, cela ne fait finalement que 13 min de mieux. A la question de savoir si j&#039;étais en meilleure ou en moins bonne forme que le 16 mars, je ne sais pas répondre. D&#039;un côté un 200 sans pause, très régulier, avec des sensations presque constantes (hormis la fringale sur la fin), d&#039;un autre côté un BRM avec des pauses, des pointages, des accélérations, des hauts et des bas. Les deux efforts me conviennent bien. Je suis en particulier satisfait de la puissance fournie sur un quart-d&#039;heure dans le col d&#039;Ornon, à ce stade de la balade, même si j&#039;ai encore du travail pour arriver à suivre un Pascal Bénistand ou un Pascal Bride.
&lt;br/&gt;
Le retour, avec Olivier, s&#039;effectue cette fois-ci aisément, je grimpe sur les hauteurs de Meylan et Corenc avec presque autant de facilité que lorsque je me fais un col de Vence à bloc entre midi et deux. C&#039;est très positif, rien à voir avec l&#039;arrivée du 300. La semaine de repos m&#039;aura, en terme de forme, juste coûté un début de BRM un peu laborieux.
&lt;br/&gt;
Et surtout, le tendon releveur, dont je parlais la semaine dernière sur ce blog, s&#039;est tu. Pas la moindre douleur pendant le brevet, ni à froid le soir-même ni lendemain. Ouf ! Je suis bien content de m&#039;être débarrassé de ce truc. L&#039;interruption de la course à pied (depuis deux semaines) n&#039;y est sans doute pas pour rien. Je vais maintenant pouvoir reprendre... doucement. Et reprendre les montées chrono à vélo.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Merci Jean-Philippe pour ce magnifique brevet de montagne. Merci les copains, merci Olivier pour m&#039;avoir accompagné et attendu sur mes &quot;bas&quot;, merci Patrick et Pascal pour m&#039;avoir (sacrément) motivé sur mes &quot;hauts&quot;, merci à Yann et Pascal Bride pour votre motivation en début de brevet.
&lt;br/&gt;
Prochaine étape: probablement le 300 du 26 avril. Le prochain objectif est le 400 du 3 mai, d&#039;ici-là j&#039;espère bien conserver intacte ma motivation.
&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry>
	<title>BRM 300: Tour du Vercors, le retour !</title> 
	<link href="https://www.champelovier.com/blog/index.php?article63/brm-300-tour-du-vercors-le-retour"/>
	<id>urn:md5:e4cabf180fb6cb65e5804e3bc3e9bae9</id>
	<updated>2014-03-30T23:00:00+00:00</updated>
	<author><name>David Champelovier</name></author>
	<dc:subject>Randonnées</dc:subject>
	<content type="html">&lt;p&gt;
Le Tour du Vercors était &lt;a href=&quot;http://www.champelovier.com/blog/index.php?article31/le-brm-300-de-grenoble&quot;&gt;mon premier BRM 300&lt;/a&gt;, en 2012. En 2013, il était sorti du programme des BRM de Grenoble, mais j&#039;avais fait le parcours en solo le 7 juillet. Cette année, ce BRM est de retour, pour ma plus grande satisfaction.
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
En effet, ce tour est assez facile pour un 300. De plus, en roulant groupé après le col de Cabre, il y a moyen d&#039;aller vite sans trop d&#039;effort.
&lt;br/&gt;
C&#039;est du moins l&#039;impression que j&#039;avais eue en 2012. J&#039;avais alors davantage profité des roues que je n&#039;avais tiré de relais.
&lt;br/&gt;
Le 7 juillet 2013, je remets le couvert mais en solo, contre un vent du Nord assez fort (donc de face sur les 100 derniers kilomètres) et une chaleur accablante. Tout va bien jusqu&#039;à Crest, et tout se complique par la suite.
&lt;br/&gt;
Ma stratégie en ce 30 mars est la suivante: attaquer très fort dans le col du Fau, de manière à prendre de l&#039;avance jusqu&#039;au col de Cabre sur les bons rouleurs, puis constituer ensuite un petit groupe pour rouler ensemble sur la deuxième grosse moitié du brevet, beaucoup plus plate. La stratégie a fonctionné et j&#039;ai fourni ma part de travail dans les relais.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;3h30, place de Sfax.&lt;/strong&gt;
Je suis surpris par la foule au départ: plus de 70 participants ! Il y a deux ans, pour le même parcours, et c&#039;était comme aujourd&#039;hui le jour du changement d&#039;heure, il y avait quatre fois moins de participants. La pré-qualification pour Paris-Brest-Paris y est peut-être pour quelque chose.
&lt;br/&gt;
Je retrouve &lt;a href=&quot;http://jeanpba.homeip.net/&quot;&gt;Jean-Philippe&lt;/a&gt;, l&#039;organisateur, et dans le désordre &lt;a href=&quot;http://cricri-le-cyclo.over-blog.com/&quot;&gt;Cricri&lt;/a&gt;, Valex, &lt;a href=&quot;http://laboule.no-ip.com/&quot;&gt;Thomas&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://laboule.no-ip.com/&quot;&gt;Franco&lt;/a&gt;, Robert, Olivier, Rémy, Pascal Bride avec qui je fais connaissance, Pascal Bénistand... Quel que soit le groupe dans lequel je me retrouve aujourd&#039;hui, il y aura forcément des têtes connues. Une pensée pour Baptiste, qui est papa depuis hier et qui n&#039;a donc pas pu faire le déplacement.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;4h15, le départ.&lt;/strong&gt;
Il ne fait pas froid au départ, mais les températures approcheront 0 degré au col de la Croix-Haute. Des températures qui me conviennent.
&lt;br/&gt;
Jean-Philippe nous guide jusqu&#039;à la sortie de Vif, en peloton discipliné. Un parcours d&#039;une cinquantaine de minutes que je trouve toujours trop long, et qu&#039;il faudra refaire samedi prochain sur le 200. Cela permet au moins de se réchauffer et de s&#039;échauffer. Il faut bien sortir de l&#039;agglomération d&#039;une manière ou d&#039;une autre.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;5h04, début de l&#039;ascension du col du Fau.&lt;/strong&gt;
Je ne tarde pas à m&#039;extirper du peloton. Je n&#039;essaye pas de rejoindre Pascal Bride qui a déjà une bonne avance et qui roule trop vite pour moi. Olivier part à la chasse, quant à moi j&#039;emmène un groupe dont je ne vois pas la composition. Je fais connaissance avec Franck Ruggiero, qui prend quelques relais, mais qui me dit ne pas vouloir partir trop vite car ses sorties n&#039;ont pas dépassé les 60 km cette année. Pourtant, on va vite. J&#039;apprendrai plus tard que Franck a bouclé Paris-Brest-Paris en 45h40, ce qui est exceptionnel.
&lt;br/&gt;
Je ne me souviens plus à quel moment j&#039;ai reçu de l&#039;aide du reste du groupe, mais il me semble que l&#039;on était déjà dans les portions plus plates de la deuxième moitié du col. Une aide précieuse. Au col du Fau, nous sommes six, après avoir rejoint Pascal Bride qui a eu une petite hésitation sur le parcours. Le col du Fau a été gravi en moins de 50 minutes, ce qui est de très loin mon record sur cette montée.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;5h54, col du Fau.&lt;/strong&gt;
La descente est courte. Dans la petite remontée qui suit, je suis en cinquième position et je me dis que sur ce type de terrain ondulant j&#039;aurai du mal à rester dans les roues. Je fais signe à Franck, qui est derrière moi, que je me relève. Je ne reverrai plus les quatre de devant, mais je reverrai Franck un peu plus tard.
&lt;br/&gt;
Les feux rouges s&#039;éloignent petit à petit devant moi dans la nuit. Pour ne pas être tenté de les prendre comme repères, je m&#039;arrête une minute à hauteur de l&#039;intersection avec la route du col de Menée. Personne ne me rejoint. Je monte à mon rythme, reprenant Franck dans la partie un peu plus difficile de la fin du col.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;7h12, col de la Croix-Haute.&lt;/strong&gt;
Il commence à faire bien jour.
En 2012, nous y étions passés autour de 7h15, en partant de Grenoble un peu plus tôt qu&#039;aujourd&#039;hui. J&#039;ai donc une dizaine de minutes d&#039;avance, et ce sont celles gagnées dans le col du Fau. Il m&#039;aura fallu 2h07 aujourd&#039;hui pour effectuer les 49 km de puis Vif, soit un peu plus de 23 km/h de vitesse moyenne.
&lt;br/&gt;
Personne n&#039;est arrêté au col, et cela se comprend car il vaut mieux ne pas trop se refroidir. Aussi, je n&#039;attends pas Franck, qui doit être quelques minutes derrière moi et qui me rejoindra sans doute dans la descente.
&lt;br/&gt;
La descente s&#039;effectue en pédalant mais sans forcer. Je n&#039;ai pas froid même si les pieds gèlent petit à petit. A maintes reprises, je me retourne pour constater qu&#039;il n&#039;y a personne derrière. Finalement, au bout d&#039;une longue ligne droite j&#039;aperçois un groupe de deux cyclistes. Je ralentis, mais la jonction ne se fera que peu avant Aspres-sur-Buëch, lieu du premier contrôle. Il y a Franck, et Patrick, lecteur de blogs et ex-coureur.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;7h59: Aspres-sur-Buëch.&lt;/strong&gt;
Comme en 2012, un petit café, un coup de tampon et nous repartons. 8 min 30 s de pause. Franck veut réduire les pauses, c&#039;est ma volonté aussi mais je ne suis pas assez bien organisé pour cela.
Nous apprenons que les premiers sont passés il y a déjà un quart-d&#039;heure.
&lt;br/&gt;
Un petit groupe avec Thomas et Olivier est arrivé entre temps, nous repartons tandis qu&#039;ils se ravitaillent.
&lt;br/&gt;
Le col de Cabre se grimpe en deux temps. Une première portion ondulée jusqu&#039;à la Beaume, où nous prenons quelques relais désorganisés, puis des lacets bien plus grimpants jusqu&#039;au col. Dans ces lacets, je m&#039;envole. J&#039;ai déjà mal aux jambes, mais l&#039;effort est agréable et la tête va bien. Le soleil se lève et les paysages sont superbes.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;8h57, col de Cabre.&lt;/strong&gt;
En préparant le BRM, j&#039;avais tablé sur une arrivée au col vers 9h pour un départ à 4h. Je suis donc dans les temps, et même un peu en avance (toujours les 10 fameuses minutes du col du Fau !).
&lt;br/&gt;
Par contre, je ne suis pas fier de cette nouvelle pause qui est encore trop longue, le temps de manger et de me dévêtir un peu: 12 minutes. Entre temps, Patrick est arrivé, s&#039;est arrêté puis est reparti, Franck également. Olivier arrive, suivi de peu par Thomas. Voilà un petit groupe qui commence à avoir une belle allure pour rouler jusqu&#039;à Crest. Nous repartons à 9h09.
&lt;br/&gt;
Thomas, excellent descendeur, prend de l&#039;avance rapidement tandis que je suis Olivier. Finalement, Thomas nous attend et nous entamons une épreuve d&#039;endurance jusqu&#039;à Crest. Au premier relais de Thomas, j&#039;ai l&#039;impression d&#039;être dans un fauteuil. Il faut dire que la dernière fois que je suis passé ici, c&#039;était le 7 juillet dernier et j&#039;étais tout seul: ça change tout !
&lt;br/&gt;
Nous prenons tous les trois des relais réguliers. Un arrêt rapide à Luc-en-Diois nous permet de remplir nos bidons à la fontaine du village. Nous reprenons Franck, puis Patrick, assez tardivement.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;10h20, Die.&lt;/strong&gt;
Nous contournons Die. J&#039;avais estimé à 1h20 le temps pour arriver à Die depuis le col de Cabre: nous sommes donc dans le bon rythme.
&lt;br/&gt;
Jusqu&#039;à Crest, ça va onduler un tout petit peu plus. Mais en prenant des relais à cinq, c&#039;est presque facile.
&lt;br/&gt;
A l&#039;approche de Crest, nous n&#039;oublions pas de tourner à droite en direction de Mirabel-et-Blacons. La route ondule et je me laisse un peu décrocher: ça sent la pause de midi où nous allons de toute façon tous nous regrouper.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;11h19, Crest.&lt;/strong&gt;
En arrivant tout près du point de contrôle, je reconnais un cycliste arrivant en face: il s&#039;agit de &lt;a href=&quot;http://gerard.betton.over-blog.com/&quot;&gt;Gérard&lt;/a&gt;, que je n&#039;ai pas revu depuis &lt;a href=&quot;http://gerard.betton.over-blog.com/&quot;&gt;cette belle sortie de février 2012&lt;/a&gt;. Gérard fait demi-tour pour nous saluer et nous encourager. Puis il repart à la rencontre du groupe de Cricri, d&#039;ailleurs cette rencontre se fera bien plus tôt que prévu. Merci à toi Gérard d&#039;être venu !
&lt;br/&gt;
Une fois de plus je me coordonne mal pour ma pause. Il faut pointer, manger, se dévêtir et je suis lent. 22 minutes (!) de pause. Pendant ce temps, nous avons été rejoints par Bruno, déjà aperçu au sommet du col de Cabre et qui a roulé tout seul dans la vallée.
&lt;br/&gt;
En repartant à 11h42, je suis toujours dans les temps de ce que j&#039;avais estimé. En 2012, nous étions arrivés à Crest à 11h40 et repartis 20 minutes plus tard.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;11h42, la remontée vers le Nord...&lt;/strong&gt;
aujourd&#039;hui par vent de Sud.
&lt;br/&gt;
Je ne suis pas fan de cette portion. D&#039;abord, nous dépassons les 200 km. Ensuite, la chaleur (toute relative, aujourd&#039;hui) combinée aux efforts dépensés pour la digestion, diminue la puissance que je suis capable de fournir. J&#039;ai l&#039;habitude de cela. Les gros relais, c&#039;est terminé pour un bon moment.
&lt;br/&gt;
De fait, les relais sont trop rapides aussi pour Thomas, qui se laisse décrocher rapidement. Notre groupe de six se scinde en deux groupes de trois. Olivier, Thomas et moi nous arrêtons à Chabeuil pour remplir les bidons. Il est 12h25.
&lt;br/&gt;
La route touristique qui nous sépare de St-Nazaire-en-Royans est faite de faux-plats, de courtes descentes et de montées un peu moins courtes. Je fais le yoyo avec Thomas tandis qu&#039;Olivier est à l&#039;aise devant, refaisant même l&#039;une des montées pour m&#039;attendre. Les portions les plus difficiles pour moi sont celles à faible pente. Dans les portions plus grimpantes, je retrouve de l&#039;énergie et de la vitesse.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;13h32, St-Nazaire-en-Royans.&lt;/strong&gt;
Là, j&#039;ai carrément 40 minutes d&#039;avance par rapport à 2012. Ce n&#039;est guère surprenant compte tenu de l&#039;orientation favorable du vent, défavorable en 2012.
&lt;br/&gt;
Nous retrouvons le premier groupe de trois et repartirons donc à six après 5 minutes de pause.
&lt;br/&gt;
La départementale jusqu&#039;à St-Gervais, c&#039;est juste un mauvais moment à passer dans la circulation. J&#039;avais beaucoup souffert le 7 juillet dans cette portion. Le fait de connaître par cœur cette route, pour y être passé des centaines de fois en voiture, n&#039;arrange rien.
&lt;br/&gt;
Quelques relais un peu trop appuyés fragmentent temporairement le groupe. J&#039;ai besoin d&#039;eau à Cognin-les-Gorges, ce qui scinde le groupe une fois de plus.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;14h28, la voie verte à St-Gervais.&lt;/strong&gt;
Finalement, 50 minutes plus tard nous quittons la nationale à forte circulation automobile pour la voie verte.
&lt;br/&gt;
Nous continuons à prendre des relais, moins appuyés, ce qui permet de discuter un peu avec les uns et les autres.
&lt;br/&gt;
Un ultime relais appuyé à l&#039;approche de Grenoble me fait décrocher, d&#039;autant plus qu&#039;il faut être prudent car la circulation piétonne s&#039;est accentuée. L&#039;arrivée étant proche, je relâche mon effort car ce n&#039;est pas une course et quelques minutes de plus ou de moins ne changeront rien. Thomas m&#039;attend gentiment et nous arrivons tous deux ensemble.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;15h36, l&#039;arrivée.&lt;/strong&gt;
Retour au point de départ après un peu plus de 300 km. Mon brevet a été bouclé en 11h21, qui se décomposent en 10h23 de déplacement plus 58 min de pauses, soit 26,5 km/h de moyenne globale (la seule qui ait vraiment de l&#039;importance) mais aussi une impressionnante moyenne de 29 km/h sur le vélo.
&lt;br/&gt;
Nous retrouvons le groupe de Pascal Bride arrivé bien avant nous, et consommons une bière virtuelle, attablés à un bar qui vient de fermer...
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Les 10 km du retour à la maison s&#039;effectuent avec Olivier: nous sommes presque voisins. J&#039;ai du mal dans les petites montées, en fait j&#039;ai tout donné aujourd&#039;hui, et je suis tout près de la fringale.
&lt;br/&gt;
Les jours suivants, la récupération sera normale: mal aux jambes le lundi, de moins en moins mal le mardi, presque plus rien le mercredi et le jeudi de nouveau une forte envie de sport. Le plus dur fut de recaler le sommeil comme il faut, suite à la très courte nuit de samedi à dimanche, et suite au changement d&#039;heure.
&lt;br/&gt;
Ce qui m&#039;inquiétais le plus, c&#039;était mon tendon releveur du pied droit. Pour une raison inconnue (trop gros braquets ? froid ? tendon qui frotte à cause des sur-chaussures ? trop tiré sur les pédales ?), suite à mon repérage du 200 il y a deux semaines, ce tendon me faisait encore mal 3 jours après, ce que je considère comme une quasi-blessure. La course à pied du jeudi, puis celle du lundi, avaient ravivé la douleur. Les 100 km du mercredi, 4 jours avant le brevet, étaient plutôt rassurants: la douleur s&#039;était presque endormie. Après le 300, j&#039;ai eu un peu de mal à marcher le lendemain, mais cette fois-ci c&#039;est rentré dans l&#039;ordre plus rapidement. J&#039;ai décidé de ne rien faire cette semaine entre le 300 de dimanche et le 200 de samedi, afin de laisser le plus de chances possibles à cette blessure de disparaître. En temps normal, j&#039;aurais fait deux ou trois petites séances de course à pied dans la semaine, voire un peu de vélo aussi. C&#039;est un choix, on verra bien ce que cela donnera samedi, côté tendon d&#039;une part, et côté forme d&#039;autre part.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
En guise de conclusion, autant les 12h40 de 2012 m&#039;avaient impressionné car je tablais à l&#039;époque sur 14 à 15 heures mais n&#039;avais aucun repère sur cette distance, autant les 11h20 d&#039;aujourd&#039;hui ne m&#039;étonnent pas plus que ça. La seule chose qui m&#039;étonne, c&#039;est mon rythme dans le col du Fau puis dans le col de Cabre, sans conséquence sur la suite. Par la suite, contrairement à 2012, je pense avoir pris ma part de relais et je remercie mes camarades d&#039;en avoir tous fait de même.
&lt;br/&gt;
Bien sûr, il y a encore deux ans je n&#039;aurais pas imaginé faire 300 km en aussi peu de temps, ni terminer seulement 45 minutes derrière le premier groupe de costauds. Terminer dans un groupe comprenant un finisher de Paris-Brest-Paris en 45h40, deux spécialistes de trail et de très bon niveau, et un triathlète ayant terminé une Ironman en 12 heures, est une fierté pour moi. Merci les gars pour votre compagnie, votre expérience, votre bonne humeur.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
2014, c&#039;était donc le grand retour du tour du Vercors parmi les BRM 300 de Grenoble. Un succès qui pourrait être d&#039;encore plus grande ampleur en 2015, où les futurs participants à Paris-Brest-Paris devront obligatoirement valider un 300 pour pouvoir s&#039;inscrire. Çà promet ! Je l&#039;aime bien ce tour. Il n&#039;est pas impossible que je le refasse cet été, comme l&#039;an dernier.
&lt;/p&gt;</content>
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